Bien plus précieux que les pierres

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C
Merci Joseph pour les vers de Péguy...
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M
Merci Joseph pour les vers de Charles Péguy !
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J
Oui, merci Jean de nous rappeler les vrais joyaux du Christ : les reliques de sa Passion ! Et ce qui plait à son regard : la sainteté cachée ! Cela me fait penser à des vers de Charles Péguy que j’aime beaucoup (poème Les armes de Jésus) :<br /> <br /> « Les armes de Jésus c’est sa croix équarrie, <br /> Voilà son armement, voilà son armoirie, <br /> Voilà son armature et son armurerie<br /> […]<br /> La perle qui descend sur sa face amoindrie <br /> Et qui vient humecter sa langue rabougrie, <br /> Voilà son coffre-fort et sa bijouterie ; <br /> <br /> La perle qui descend sur sa joue attendrie, <br /> Et la perle qu’il boit sur sa lèvre appauvrie, <br /> Voilà ses beaux cristaux et sa joaillerie » <br /> <br /> Merci enfin d’avoir souligné l’opposition entre les rois cités et leurs acquisitions : cela en dit long…
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J
Merci Jean! de parler de la sainteté cachée
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M
Oui merci Jean de rappeler cela, je préfère aussi les clous et les épines de la Passion du Christ achetés par Saint Louis ! Et merci pour ce que tu écris à la fin de ton commentaire sur la vertu d’humilité et la sainteté cachée.
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J
Au « Régent » de l’ignoble Philippe d’Orléans et du triste Louis XV, je préfère les clous et les épines de la Passion du Christ achetés (bien plus cher) par saint Louis !<br /> Je ne suis pas du tout sensible à la beauté luxueuse de ces pierres, cependant je me laisse toucher par ce que tu écris, Christine, qui est beau et juste : « Ce qui me frappe, c'est que, contrairement au feu ou à la fleur, il faut beaucoup de travail pour accéder à la beauté du diamant, du rubis, du saphir, de l'émeraude : creuser, l'extraire de sa gangue, le tailler et le polir pour qu'y joue la lumière.<br /> Et nous, qui sommes si précieux pour Dieu, il faut aussi qu'Il nous extraie de notre gangue, nous taille, nous polisse... J'aime la référence que tu donnes, Jeanne, dans Les Confessions de St Augustin : ce plus précieux du fond de nous, ce cœur enfoui, inaltérable mais resplendissant d'avoir été soumis à la température brûlante de l'Amour de Dieu ; ce joyau (si souvent invisible) qu'est notre âme. »<br /> Cela me fait penser aussi à la vertu d’humilité, à la splendeur de la sainteté cachée.
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J
Merci Marguerite de rappeler ce passage des litanies de sainte Marie-Madeleine, spécialement : « diamant rendu de la fange à la Lumière » ; c’est tellement beau et tellement touchant. En ce sens, avec les différents commentaires, je rends grâce aussi pour la réalité de ces pierres extraites de l’oubli, de la perdition, en étant cherchées, travaillées, avec toute la symbolique spirituelle que tu rappelles dans ton commentaire Frantz. Si l’on pense à la peine de Dieu pour que sa créature devienne telle qu’Il l’a voulue, oui, c’est bouleversant.
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F
Merci Marguerite pour la référence à sainte Marie Madeleine : cela exprime si bien, je trouve, et comme tu l’évoques aussi Christine, le travail de Dieu pour nous tailler, nous polir, faire en sorte que nous soyons totalement transparents à sa lumière pour refléter quelque chose de sa beauté ! L’exemple de sainte Marie Madeleine est si parlant en ce sens ! Je trouve aussi que l’origine souterraine de ces pierres précieuses est une parabole de tous les diamants bruts (les cœurs humains) qui avaient un potentiel énorme, mais qui ne sont jamais montés à la surface de cette couche de médiocrité dans laquelle on plonge si vite, ne se sont jamais laissés tailler (éduquer, corriger), sont restés sans lumière (fuite de la vérité sur elles-mêmes), et n’ont donc pas laissé le Créateur faire d’eux ce qu’ils auraient pu être. Quel gâchis ! J’espère pour ma part ne jamais faire partie de ces pierres enfouies et perdues…
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C
Merci Frantz de me permettre de contempler d'une façon différente ces pierres précieuses; elles s'associent sans doute trop facilement dans mon esprit à l'idée de richesse, et donc de domination, avec son lot de comportements inhumains...<br /> Merci de me faire entrer dans ce monde minéral que je méconnais : je suis très touchée par cette expression que tu emploies pour parler des pierres précieuses:"condensé de pureté minérale". <br /> Ce qui me frappe, c'est que , contrairement au feu ou à la fleur, il faut beaucoup de travail pour accéder à la beauté du diamant, du rubis, du saphir, de l'émeraude: creuser, l'extraire de sa gangue, le tailler et le polir pour qu'y joue la lumière.<br /> Et nous, qui sommes si précieux pour Dieu, il faut aussi qu'Il nous extraie de notre gangue, nous taille, nous polisse...J'aime la référence que tu donnes, Jeanne, dans Les Confessions de St Augustin: ce plus précieux du fond de nous, ce cœur enfoui, inaltérable mais resplendissant d'avoir été soumis à la température brûlante de l'Amour de Dieu; ce joyau (si souvent invisible) qu'est notre âme.<br /> Merci aussi, Joseph, pour la référence à l'Apocalypse: c'est la pureté inégalée de la Cité Céleste qui est soulignée par la présence de pierres précieuses magnifiques.
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M
Merci Joseph pour les versets du livre de l’Apocalypse, cette « Cité » apparaît époustouflante selon ce qui est décrit.
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M
Merci beaucoup Frantz pour ce que tu écris sur le Ciel en lien avec ces diamants, pour ce regard d’admiration et de contemplation que tu nous proposes de vivre. La pierre que je trouve la plus belle est le saphir, j’aime beaucoup ce bleu, en plus il rappelle la Vierge Marie (pour qui le bleu est la couleur symbolique). J’ai trouvé intéressant ce que tu expliques d’historique concernant le diamant « Le Régent ».<br /> Merci pour le poème de Laurent Drelincourt avec sa conclusion : « cette gloire suprême, / Où dans l’éternité l’on possède Dieu même, / Surpasse infiniment la nature et ses biens. ». <br /> En lien avec ce que tu as écrit sur ce que nous sommes aux yeux de Dieu, j’ai repensé à deux titres donnés à sainte Marie-Madeleine dans ses litanies :<br /> Sainte Marie-Madeleine, perle étincelante, priez pour nous.<br /> Sainte Marie-Madeleine, diamant rendu de la fange à la Lumière, priez pour nous.<br /> Et je trouve beau de penser aussi en regardant ces merveilles créées par Dieu, que nous sommes à ses yeux, chacun, bien plus beaux et plus précieux encore que ces pierres précieuses puisque comme tu l’as écrit en conclusion : « Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, a versé son Sang pour nous obtenir le Ciel, l’amitié divine, la liberté, la vie. ». Merci aussi pour la suite « Infiniment plus précieux que les diamants, les saphirs, les émeraudes, les rubis, ce Sang, dans la foi, est la vraie richesse ».<br /> Aussi faut-il laisser Dieu nous rendre de la « fange à la Lumière » par son Amour.
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J
Merci pour cette occasion donnée de regarder avec plus de profondeur la réalité des pierres précieuses. J’ai été surtout sensible à ta volonté d’une forme de « réparation » quant au péché contracté par l’homme envers elles. Car je dois dire que je ressens une forme de méfiance par rapport à ces pierres précieuses, à cause de tous les trafics atroces que tu évoques bien ; ainsi qu’une sorte de malaise par rapport à la fascination qu’elles peuvent exercer. De plus, comparées aux fleurs ou au feu, par exemple, leur forme de beauté « froide », même dans leur couleur raffinée (trop ?), ne me touche pas. Pourtant, elles font bien partie de la Création, donc je vais réfléchir sur cela… d’autant plus qu’elles ont une place de choix pour décrire symboliquement la « Cité » éternelle de Dieu, dans le livre de l’Apocalypse dans la Bible (cf. chapitre 21, versets 18 à 21) ; je retiens ainsi leur qualité de dureté et de longévité exceptionnelles. Peut-être au fond est-ce cela qui attire l’homme ? Cette soif d’une Beauté non passagère… En tous les cas, j’ai été touché par la leçon que tu tires à la fin de ton article : merci pour cette si belle citation de la 1ère Lettre de Saint Pierre, et pour l’évocation du Précieux Sang de Jésus, le plus grand Trésor à quêter.
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L
Merci Frantz ! <br /> Merci pour cette contemplation de la création avec en ligne de mire le désir de découvrir ce qu’elle nous dit de la beauté de l’amour de Dieu pour nous. Cela m’émerveille beaucoup ce que tu dis : « si l’on y voit un signe (…) de la valeur que Dieu accorde à notre salut et à ce que nous sommes ». Accepter de reconnaître que, pour arracher nos vies au Mal Dieu a payé un prix bien supérieur à la valeur des diamants, que le Sang de Jésus a infiniment plus de prix que l’ensemble de toutes ses pierres précieuses réunies, cela nous montre que nous avons tant de valeur à ses yeux ! Je trouve que cet amour là, l’amour gratuit de Dieu, qu’à aucun instant nous ne méritons, fait presque tourner la tête…<br /> Cela me fait penser à une phrase de Jésus dans la Bible « Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. » (Evangile selon saint Matthieu, chap. 10, verset 31)
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J
Merci Frantz pour ton invitation : « Je vous propose donc, dans un regard chrétien, de réparer, en quelque sorte, au moins un peu, la convoitise soulevée par les pierres précieuses, en les admirant simplement, et en contemplant à travers elles le Créateur ». <br /> C’est fou d’apprendre que les pierres précieuses connues ont été formées il y a plus de 2,5 milliards d’années. Le fait qu’elles proviennent des profondeurs de la terre me fait penser que l’intention première de Dieu en créant ces pierres était peut-être de laisser à l’homme un moyen visible et matériel pour se rappeler que le bien le plus précieux se trouve au plus profond de lui. Voici alors un extrait des Confessions de saint Augustin afin d’illustrer plus clairement ce à quoi j’ai pensé : « Bien tard, je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard, je t’ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors, et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! »<br /> Par ailleurs, le terme « précieuse » m’a interpelée, car saint François d’Assise l’utilise (par exemple dans son Cantique des créatures pour parler de « sœur eau »), mais avec la spécificité observée et rapportée par l’auteur Eloi Leclerc, que chez saint François le terme « précieuse » est toujours attribué aux choses qui touchent au Saint-Sacrement (qui, pour les catholiques, est la présence la plus haute de Dieu sous l’espèce du vin et du pain consacrés au cours de la Messe, devenus Corps et Sang Précieux de Jésus). <br /> J’ai aimé la dernière strophe du poème de Laurent Drelincourt avec la ferme interdiction faite à ces pierres de venir parce l’Unique Bien qu’est Dieu se donne. Des trois pierres présentées, j’aime particulièrement la couleur bleu roi du saphir Logan. J’ai aimé apprendre que le diamant est la matière la plus dure connue de l’homme parce qu’en les voyant j’aurais eu tendance à penser qu’ils étaient au contraire plutôt d’une extrême fragilité.
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