« Écoute dans la nuit la France qui gémit »

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J
Merci Jean pour ce que tu écris : « On y voit que chérir son pays n’est pas en option en vue de la sainteté ». Grâce à ton commentaire, je me suis davantage arrêtée sur la définition donnée pour sainte Jeanne : « grand cœur ». J’en suis émerveillée et je suis aussi touchée par la générosité de sainte Thérèse qui fait don par ce poème de ce qu’elle connaît de sainte Jeanne et de son admiration envers elle. Cela pousse à vouloir être de la trempe ces hommes et de ces femmes « au grand cœur ». Et j’aime à penser que sainte Jeanne déjà au Ciel, admirait son amie Thérèse en l’attendant au Ciel.
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L
Merci Jean d'avoir corrigé, je suis bien désolée de ma grossière erreur...
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M
Merci Jean pour ta correction quant à l’épée.
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J
Dans cette peinture, j’aime particulièrement les vitraux et l’homme à l’épée qui acclame, très vivant. Merci pour ce que tu écris quant au regard de Jeanne. Je me permets de rectifier deux erreurs : il ne s’agit pas de l’épée de Charles VII, mais de celle de Charlemagne, et, surtout, Lucie, ce sacre n’est pas du tout à Chartres, mais à Reims, évidemment !<br /> Merci pour le partage de ce triste et beau poème qui donne chair à la France. On y voit que chérir son pays n’est pas en option en vue de la sainteté. Je suis d’accord pour trouver très juste la définition de celle de Jeanne par le « grand cœur ». Quant à Thérèse, il est émouvant de songer qu’elle ne savait pas qu’elle deviendrait, elle aussi, bien des années plus tard, patronne de notre nation… Comme l’écrit Joseph, une pensée bien consolante est que « la France peut compter sur la prière de ses deux saintes patronnes », ces deux grandes amies par l’émerveillant lien de la communion des saints. En revanche, les vers de Péguy ne me semblent, hélas, plus guère d’actualité.
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C
Merci Marguerite pour ton article et l'invitation à prier Sainte Jeanne d'Arc, avec Sainte Thérèse, pour notre pays.<br /> Ce qui me touche le plus dans le tableau du sacre de Charles VII, c'est la présence du Ciel à travers les trois rayons de lumière: Dieu Trinité dans l'histoire des hommes, intervenant, agissant, consacrant...<br /> Mais j'aime surtout le poème de Sainte Thérèse, la communion d'âme avec sa sœur aînée dans la foi, sa supplique et son espérance. Sous sa plume, la France devient un être qui gémit, souffre, supplie et cette personnification redonne à notre pays la conscience de son destin et le désir de ne pas perdre son âme.<br /> Je ne peux m'empêcher de penser à ces vers de Charles Péguy (dans Le Porche du Mystère de la deuxième vertu) , qui aimait Sainte Jeanne d'Arc tout particulièrement, et qui porte ici notre espérance de voir la France retrouver une sainte liberté:<br /> "Les jours mauvais pleuvent et pleuvent, ils ne te corrompent point.<br /> Au contraire, peuple qui assainis tout,<br /> France, ma fille aînée,<br /> Les jours mauvais tu n’en fais point des corruptions et des pestilences,<br /> Des eaux corrompues, des eaux mortes,<br /> Les jours mauvais, tu n’en fais point des mortes eaux<br /> Toute glaireuses<br /> Mais jardinier, peuple jardinier, tu en fais ces beaux ruisselets d’eau vive<br /> Qui arrosent les plus beaux jardins<br /> Qu’il n’y ait jamais eu au monde..."
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J
Merci Marguerite pour le thème de ton article. Comme toi, j’aime particulièrement le regard levé vers le ciel de sainte Jeanne et son épée abaissée. J’aime alors la « réponse » du Ciel devant le devoir accompli par sainte Jeanne envers le Royaume de France : le rayon de lumière. J’ai aimé contempler le contraste entre le recueillement et la solennité du centre de la scène dans laquelle Charles VII est sacré, et les acclamations des hommes d’armes ainsi que le retentissement des trompettes. Et puis, il a les saints, les aînés rendus présents par le vitrail. Tout le poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face est magnifique, et je trouve particulièrement forte l’expression de la souffrance et de la détresse : <br /> Je ne suis plus grande parmi les reines,<br /> Et mes enfants m’abreuvent de douleurs !<br /> Dieu n’est plus rien pour eux ! Ils délaissent leur Mère !<br /> O Jeanne, prend pitié de ma tristesse amère !<br /> Quel beau qualificatif sainte Thérèse donne à sainte Jeanne d’Arc : « fille au grand cœur ». En lisant ce poème, je trouve qu’il pourrait être retourné : la France prie sainte Thérèse de lui venir en aide, elle qui a eu de son vivant et continu activement au Ciel depuis sa mort (comme par exemple par ce que tu soulignes Marguerite de son action durant la Première Guerre mondiale), une si grande importance en priant pour la France.
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F
Merci pour la joie de méditer sur ces deux patronnes de France que sont sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Je suis frappé par le fait que, chez chacune, les conditions politique et spirituelle de la France ne sont en rien séparées, même s’il y a bien sûr une hiérarchie, ce que montre, comme tu le soulignes, le fait que sur le tableau sainte Jeanne d’Arc regard vers le Ciel, et non vers le couronnement du roi. En tout cas, je trouve que ces deux saintes viennent contredire l’idée actuelle selon laquelle la foi n’a rien à voir avec la vie publique. A cet égard, je trouve très fort le lien que fait sainte Thérèse entre les malheurs de la France et son oubli de Dieu :<br /> « Je ne suis plus grande parmi les reines,<br /> Et mes enfants m’abreuvent de douleurs !<br /> Dieu n’est plus rien pour eux ! »<br /> J’aime particulièrement, dans le tableau, l’homme au premier plan, qui lève les mains au ciel, brandissant son épée, signe que le roi à qui il rend hommage avant tout autre, c’est bien le Roi du Ciel.
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J
Merci pour la joie consolante de se rappeler par ton article, en ces temps sombres, que la France peut compter sur la prière de ses deux saintes patronnes que tu évoques, unies dans le même combat du maintien de la foi, par le sacrifice de leur vie. La première chose qui me touche est ce lien si beau entre sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse ; lien au-delà des siècles qui les ont séparées, lien consacré dans la Vie éternelle, et manifesté par cette date commune de 1922 qui les réunit sous le même vocable. Quand on pense à l’amour si vif que sainte Thérèse portait à sa « sœur du Ciel », et qu’on retrouve si bien dans ce poème… Dans le tableau, je suis moi aussi touché par l’attitude de sainte Jeanne d’Arc, toute tournée vers Dieu. Dans ce moment de triomphe et de grand succès humain, elle sait voir la Source de ces trois rayons lumineux. Je suis touché par sa posture qui exprime sa liberté intérieure ; au milieu des puissants, elle vit pleinement sa devise : « Messire Dieu premier servi ». <br /> Je me sens pris à témoin par ces vers poignants :<br /> « Dieu n’est plus rien pour eux ! Ils délaissent leur Mère !<br /> O Jeanne, prend pitié de ma tristesse amère !<br /> Reviens, « fille au grand cœur ».<br /> Ange libérateur,<br /> J’espère en toi ! »<br /> Tout cela me parle du véritable esprit français, qui, s’il est malheureusement actuellement en perte de vitesse, peut survivre dans quelques cœurs qui tiennent son identité profonde : celle d’être « fille aînée de l’Église », selon les mots de saint Jean-Paul II (cf. Homélie au Bourget, 1er juin 1980).
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L
Merci Marguerite. Ce qui m’a tout de suite frappée dans le tableau que tu partages avec nous, ce sont les rayons de lumière illuminant la cathédrale de Chartres. Venant avec éclat du ciel, ils fendent l’espace et semblent ainsi manifester l’action de Dieu, que tu exprimes : « c’est bien Lui qui, par les mains de l’archevêque, couronne et bénit le roi ». Je trouve très belle et imposante toute cette partie haute de la cathédrale représentée au-dessus de la foule. L’artiste a choisit de lui consacrer une large part de son tableau, sans doute pour souligner le côté sacré, et bien au-dessus des vues humaines, de l’évènement qui se déroule. J’aime aussi la présence des saints dans les vitraux ; l’attitude des soldats les bras élevés vers le ciel, et ce jeune homme instrumentiste aux joues gonflées. Ils représentent un peu l’ardeur de la France criant vers sainte Jeanne d’Arc dans le poème de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face. <br /> Merci pour cette magnifique prière. La répétition ardente des deux expressions « Oh ! souviens-toi ! » et « Rappelle-toi ! » me touche. Je trouve également ces trois vers bouleversants d’actualité et de douleur : <br /> « Je ne suis plus grande parmi les reines,<br /> Et mes enfants m’abreuvent de douleurs !<br /> Dieu n’est plus rien pour eux ! Ils délaissent leur Mère ! »<br /> Merci de souligner le cri d’espérance qui est bien le sens profond de toute prière !
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