« L’huis s’est ouvert »

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J
Merci Jean pour tes mots sur l'appel du poète.
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L
Merci Jean pour ton commentaire, et pour ce que tu écris sur le passé, l'avenir et le "fugace présent" que symbolise la fenêtre. Merci également pour tes mots sur le poète qui le devient par appel.
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J
Merci pour le partage de ce joli tableau. Ce qu’il m’évoque immédiatement est le rapport au temps et sa continuité. L’intérieur symboliserait le passé (où il fait bon vivre, je trouve l’huisserie belle et ne m’imagine nullement une atmosphère sombre et une odeur de renfermé, Lucie !), l’extérieur l’avenir, et la fenêtre le fugace présent.<br /> Merci aussi pour les vers de ce poète que tu aimes : paix à son âme ! Lui qui se disait non-croyant l’était pourtant sans doute un peu. Voici ce qui me touche particulièrement : « L’heure du glissement des choses les unes dans les autres (...), l’heure de l’apparition, presque, d’un autre monde. L’heure où quelque chose semble tourner comme une porte sur ses gonds ».<br /> Effectivement, comme le rapporte Joseph, un des aspects fondamentaux du vrai regard poétique est « d’être là, grand ouvert »… ce qui inclut forcément une blessure. Ainsi, la vocation de poète demande beaucoup d’abnégation, parfois à son corps défendant, et c’est pourquoi nous sommes fort peu nombreux. Choisir d’écrire avec un style plus ou moins poétique est une chose ; être poète par appel, une autre. Dans ce sens, je rejoins l’observation de Frantz : « être témoin de l’apparition d’un autre monde ne suffit pas » ; encore faut-il savoir comment et pourquoi.
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M
Merci Christine de partager avec nous ce tableau de Valentin Serov. J’aime beaucoup la belle couleur des lilas et les reflets sur le bois qui laissent deviner un beau soleil. J’aime aussi l’association des différentes teintes du tableau. Il est beau je trouve de pouvoir trouver dans une scène si anodine - une fenêtre ouverte sur un jardin - la joie. Grâce des petits moments tout simples qui si on sait les accueillir profondément peuvent remplir de joie, de paix ou bien d’autres trésors… Ces fleurs aux pieds de la maison doivent la remplir d’un parfum si doux. <br /> Merci aussi pour les vers de Philippe Jaccottet, cependant je crois que je n’arrive pas à bien les comprendre et donc à vraiment les apprécier.<br /> Merci pour l’étymologie très intéressante du mot avril que je ne connaissais pas.
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L
Merci Joseph pour ce que tu écris sur le vrai regard poétique en citant le vers : « être là, être grand ouvert »
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F
Merci pour la joie de l’ouverture peinte par Serov : je trouve ce tableau très évocateur, autant dans sa lumière et ses couleurs, et dans ce qu’il suggère. On ressent bien le parfum du lilas, la chaleur du soleil sur le vois, le vent soulevant les rideaux et remuant les branches à l’extérieur. Je trouve beau l’intention de l’artiste de « peindre seulement la joie », d’autant plus que je me dis que c’est très difficile, en partant du fait qu’il ne s’agisse pas d’un contentement superficiel et passager : cela signifie la joie malgré et avec les souffrances de la vie. <br /> En revanche, je ne suis pas sûr de comprendre les vers de Philippe Jaccottet : le passage qu’il décrit, vers quoi mène-t-il ? Mon sentiment, en lisant ces lignes, c’est que passer à travers l’ouverture, être témoin de « l’apparition […] d’un autre monde » ne suffit pas : je pense à tous ceux qui cherchent des réalités invisibles dans le New Age, et qui s’y perdent, faut d’avoir choisi la bonne « ouverture ». Je ne dis pas, bien sûr, que ce soit le cas de Philippe Jaccottet, et je me doute bien que non, j’exprime juste que ses mots m’apparaissent assez vagues, ce qui est certainement dû au fait que ce sont des extraits.
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J
Merci pour la découverte de Valentin Serov et de ce très beau tableau, où la lumière est rendue vivante, notamment dans les très beaux reflets mauves du lilas sur le bois, ainsi que la chaleur naissante de ce printemps. J’imagine ainsi un souffle un peu tiède qui soulève le parfum des fleurs. Merci également pour la poésie de Philippe Jaccottet. Je retiens spécialement sa manière de chercher à voir au-delà des apparences un monde invisible, incroyablement vivant. C’est en tous cas ainsi que je comprends l’image de la porte tournant sur ses gonds. J’aime aussi particulièrement l’image de la lumière du soir « à l’heure du glissement des choses les unes dans les autres ». Enfin, je retiens spécialement ce vers, comme une fonction du vrai regard poétique : « être là, être grand ouvert » ; le poète comme celui qui sait voir cette ouverture, et la révéler aux autres.
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J
Faire le vœu de peindre seulement la joie, voilà un beau programme ! Je trouve que la technique picturale utilisée donne bien l’impression du vent printanier qui met en mouvement les lilas. J’aime particulièrement l’effet que tu relèves de la lumière du dehors sur le chambranle. J’aime la manière dont la poésie décrit l’esprit de passer la porte : « je sors enfin, je passe, et le temps passe aussi la porte sur mes pas ». Le vers que tu as choisi comme titre de ton article m’a remis à l’esprit la glaçante pièce de théâtre « Huis clos » de Jean-Paul Sartre, qui est l’opposé de l’esprit d’ouverture.
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L
Merci Christine pour ce que tu partages avec nous, et en particulier pour ta joie personnelle devant ces passages, ces ouvertures. J’ai beaucoup aimé les couleurs lumineuses du tableau de Valentin Serov, et la présence du blanc, jusque sur le pourtour de la fenêtre. On y perçoit la vie qui semble s’engouffrer dans cette petite habitation jusqu’ici close et sombre ; on y ressent l’air frais qui chasse par à-coup l’odeur de renfermé.<br /> Merci pour le lien entre le nom du mois d’avril et le verbe « ouvrir », que je ne connaissais pas.<br /> Merci pour les vers de Philippe Jaccottet. Cela m’a d’abord intrigué qu’il exprime l’ouverture par l’évocation de la tombée de la nuit (alors que j’aurais personnellement plus naturellement associé cette ouverture à l’arrivée de l’aurore), mais j’ai trouvé ce regard très beau.
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