Un regard sur l'Apocalypse

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci Jean pour le verset cité auquel je n’aurais jamais pensé
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J
Les grappes de raisin m’ont fait penser aussi à ce passage de l’Apocalypse : « Un autre ange interpella d’une voix forte celui qui avait la faucille aiguisée : “Lance ta faucille aiguisée, et vendange les grappes de la vigne sur la terre, car les raisins sont mûrs.” L’ange, alors, jeta la faucille sur la terre, il vendangea la vigne de la terre et jeta la vendange dans la cuve immense de la fureur de Dieu. On se mit à fouler hors de la ville, et de la cuve sortit du sang, jusqu’à hauteur du mors des chevaux, sur une distance de mille six cents stades. » (Ap 14, 18-20)
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J
Merci, Jeanne, pour le nouveau détail relevé. Effectivement, cela semble inépuisable...
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M
Merci Frantz de partager avec nous cette œuvre qui apparaît si riche prenant sa source dans la Parole de Dieu si belle ! J’ai aimé particulièrement ces mots : « il porte un nom écrit : “Roi des rois et Seigneur des seigneurs”. »<br /> Concernant la fresque j’aime beaucoup ces couches superposées et comme tu le dis le fait que cela puisse entrainer plusieurs lectures et plus de sujets. J’aime beaucoup le bleu qui domine cette œuvre. J’aime l’attitude sereine et intérieure de la Vierge Marie et le fait qu’à ses pieds, contrairement à ce que tu vois, les serpents semblent je trouve craindre et fuir cette femme. J’aime beaucoup son manteau.<br /> Merci pour ce que tu écris sur l’Arbre de vie source de la lumière de la ville. La représentation de Jésus, de son destrier (que j’aime beaucoup) et de l’armée (si grande) est très belle. J’aime la présence de ce rouge. Le beau bouclier de ce bel ange au devant de Jésus. La présence d’un petit point sur la main gauche de Jésus dans lequel je vois l’évocation de la plaie de sa crucifixion (effectivement, mal placé). La détermination que l’on peut lire sur son visage.<br /> Ce que j’en retiens ce soir c’est le désir de me trouver toute proche de Marie, sous sans manteau, envahie par sa paix, par sa tendresse et entièrement protégée du serpent à qui elle fait peur.<br /> Merci Lucie d’avoir attiré mon regard sur saint Michel au cœur même du bouclier du chevalier, je n’avais vu que la belle croix.<br /> Merci beaucoup Jeanne pour tout ce que tu dis sur le paon, c’est très beau ce que tu rapporte sur la beauté du plumage, et pour la si belle parole du saint Père François. <br /> Merci Frantz je n’avais pas vu le cerf.<br /> Merci pour vos commentaires sur les oiseaux. Et merci Jean pour la référence à Notre Dame de Pontmain et d’avoir vu la présence de l’alpha et l’oméga sur le cheval.
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F
Merci Jean, je me range à ton avis... et souhaite d'autant plus savoir ce que signifie cet oiseau mystérieux. Moi aussi, je découvre quelque chose à chaque nouvelle contemplation : derrière le Christ suit un cheval qui s'avère en fait être une licorne ! C'est étonnant car l'animal mythique n'est pas cité dans l'Apocalypse. J'ai rapidement cherché l'histoire de sa symbolique, mais c'est manifestement complexe. Plusieurs fois la licorne a été rapprochée du Christ et de la Vierge Marie, en tout cas. Reste à savoir pourquoi l'artiste l'a glissée dans sa fresque...
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L
Merci Frantz, je n'avais pas vu le cerf ! Et merci Jean d'avoir relevé l'Alpha et l'Oméga que je n'avais pas vu non plus. C'est passionnant de découvrir à chaque fois de nouveaux détails !
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J
Merci Jean et Frantz pour les détails relevés du cerf (même en le sachant j’ai eu du mal à le trouver) et de l'Alpha et l'Oméga. Cela m'a fait remarquer quelque chose que je n'avais quant à moi pas vu : le pied du Christ écrase la tête d'un serpent.
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J
Sauf, Frantz, que l’oiseau dans l’arbre n’est pas un aigle… contrairement à l’autre qui pour moi n’est pas du tout « à la suite du serpent », mais aux côtés du chevalier, dont il rappelle d’ailleurs la posture.<br /> Je n’avais pas vu le cerf, merci, c’est magnifique. J’ai quant à moi relevé un autre détail depuis ma première visite : l’Alpha et l’Oméga frappé sur l’encolure du cheval.<br /> Je trouve très belle la citation de Gérard de Nerval !
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C
Quelle joie de découvrir cet article, Frantz!<br /> J'avais découvert Augustin Frison-Roche et sa fresque de l'Apocalypse cet automne et en avais été éblouie, rêvant de me rendre à St Malo, Bible à la main, pour la contempler...<br /> Merci pour tous les commentaires si riches et intéressants.Il y a tellement à lire et à découvrir! La technique de superposition de glacis, que je trouve magnifique, est si adaptée à l'énigme (tous les détails comptent et sont à déchiffrer: non, Frantz,je n'avais pas vu le cerf qui se désaltère...merci) , au dévoilement d'un secret caché, au mystère!<br /> Il s'agit vraiment de cette "porte ouverte dans le Ciel" qui commence le deuxième récit de l'Apocalypse: la fresque nous fait ouvrir cette porte et contempler la magnificence d'une victoire d'Amour. Comme le dit l'artiste, la beauté permet de "voir le Ciel d'un peu plus près".<br /> J'aime profondément l'ensemble de l’œuvre, mais ma préférence va à la Vierge Marie avec ses innombrables nuances de bleu, si belle et incarnée, telle qu'elle a voulu se révéler à nous à Pontmain (merci Jean) et à Guadalupe où elle est apparue enceinte comme dans le récit de l'Apocalypse. Ses yeux fermés nous disent sa beauté intérieure et son humilité.<br /> Je suis très touchée qu'Augustin Frison-roche ait peint autour d'elle le ciel étoilé tel qu'il était le 15 août 2020 au-dessus de Saint-Malo: la bataille finale contre le Mal et l'avènement de la Jérusalem céleste sont pour notre temps...Et nous pouvons entonner un chant de triomphe!<br /> Je rends vraiment hommage à cet artiste contemporain qui écrivait en parlant de son art:<br /> « Par ma peinture, religieuse ou profane, je tente d’entrouvrir “ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible” (Gérard de Nerval), qui nous empêchent de voir le monde tel qu’il est déjà et tel qu’il sera un jour en plénitude, à savoir habité de la présence divine ».
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F
Merci Jeanne pour ce que tu rapportes sur le paon, je trouve cela très intéressant !<br /> Et merci Jean pour ce que tu écris sur les grappes de raisin.<br /> Concernant les différents oiseaux, je croyais pour ma part que l'aigle de Patmos était celui qui est perché dans l'arbre de vie, comme il a une auréole, et que celui qui se tient tout en bas à droite était plutôt maléfique, puisqu'à la suite du serpent. Mais ce que vous dites me remet en question.<br /> Aviez-vous vu le cerf qui se désaltère entre les branches de l'Arbre de Vie ?
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J
Merci pour la belle découverte de cette œuvre actuelle qui n’a rien de « l’art » contemporain ! Elle diffuse une douce dignité.<br /> Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est la référence à Notre Dame de Pontmain avec la croix rouge sur la poitrine de l’Immaculée. Comme Jeanne, « je trouve par contre que le serpent ne semble pas menacer la Vierge Marie comme tu l’écris. C’est plutôt elle qui me semble le menacer par toutes ses vertus et le serpent a plutôt le nez collé au sol. »<br /> La partie que je préfère est celle de droite pour nous. J’aime énormément le Christ Chevalier Suprême avec l’épée qui sort de sa bouche et son sceptre dont je note qu’il se termine par une fleur de lys ! En revanche, la plaie est mal placée. Pour ma part, les grappes de raisin ne m’évoquent pas du tout la référence que tu cites, mais plutôt le Sang de Jésus qui triomphe du mal avec l’aide de ses chevaliers qui versent leur propre sang. <br /> J’ai trouvé très adaptée et très bien réalisée la superposition des plans, en particulier sur le destrier, et aussi sur le bouclier-Croix, qui m’a beaucoup touché, transperçant « l’antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier » (Apocalypse 12, 9).<br /> La présence des oiseaux est notable : l’aigle de Patmos, le paon (merci, Jeanne, pour ton apport intéressant) et celui qui est dans l’arbre de vie pour lequel je partage ton interrogation, Joseph.
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J
Merci pour cette très belle découverte que tu partages avec nous. Au-delà du thème d’abord, je me réjouis profondément de découvrir cet artiste contemporain, avec un vrai style personnel, qui sait s’inspirer de la tradition (celle des primitifs flamands comme on le lit dans l’article en lien), se mettre à une école, pour produire son œuvre propre, qui en devient très originale je trouve, contrairement à l’uniformité médiocre de ceux qui veulent s’affranchir de toute règle sous prétexte de nouveauté, et qui en deviennent extrêmement banals ! <br /> En partant de l’impression générale, j’ai été frappé par l’ « ambiance » pleine de mystère, de sacré, toute contemplative, spécialement provoquée car ces magnifiques nuances de bleu, mais aussi avec l’or et le rouge qui habitent la fresque, et par cette technique de superposition des couches, des symboles, qui exprime bien la mêlée du monde matériel et spirituel, du temps humain et du temps divin. <br /> J’ai été touché et frappé par la paix qui se dégage de cette œuvre, alors même que ce qui est représenté comporte un aspect dramatique : le combat entre la Femme et le serpent, et l’Armée du Christ Chevalier. J’ai été très frappé par la grande dignité et l’intériorité des compagnons d’armes du Cavalier au destrier blanc. Ils semblent avancer, pénétrés d’un très grand respect, comme en une marche silencieuse, aussi déterminée que confiante : oui, la victoire est déjà remportée par « le Verbe de Dieu », qui mène toute la bataille. J’aime énormément cette partie de la fresque. C’est pour moi une leçon d’humilité : les soldats angéliques ont les yeux baissés, et le Christ a pour seule arme cette épée de la Parole ; et le bouclier, c’est la Croix, qui transperce le Serpent ! Merci aussi pour ton observation sur le manteau et le lien aux auréoles et aux lances.<br /> J’ai également beaucoup aimé la faction du gardien de l’Arbre de Vie, dont l’attitude est pleine de révérence. <br /> Enfin, j’ai été touché par la simplicité de la Vierge Marie ainsi représentée, et la manière dont toutes ces personnes semblent parfaitement se comprendre en silence, engagés dans la même lutte, sous le regard bienveillant de la Reine Immaculée. <br /> Reste pour moi une interrogation : que ou qui représenterait cet oiseau avec une auréole dans l’Arbre de Vie ? Serait-ce le Faucon vermeil selon vous ? (cf. http://www.qja.fr/2021/01/le-faucon-vermeil.html)
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J
Merci Frantz pour cet article. Je trouve très intéressant le fait que la peinture donne différents degrés de lecture. En ce sens, j’ai aimé tout spécialement le second degré de lecture du manteau du Christ qui dévoile une armée de soldats renvoyant à terre tout un tas de créatures monstrueuses. J’aime beaucoup le bouclier de l’ange, car je trouve que les différents plans donnent l’effet d’une Croix auréolée dont le pied (devenu la pointe d’une épée) touche le serpent qui rampe au sol. Cela me fait penser à un magnifique nom de la Croix : « La Croix vivifiante ». <br /> <br /> J’ai été interpelée par la présence du paon en miroir à l’aigle, car je résumais cet animal à une figure orgueilleuse. En me renseignant un peu sur la symbolique de l’animal, j’ai appris que dans l’art sacré chrétien les paons sont parfois représentés s’abreuvant dans le Calice (vase sacré servant à contenir le vin au cours de la Messe qui devient par l’action de Dieu, Sang de Jésus) eucharistique. La chute et la repousse de ses plumes au printemps est un symbole de résurrection. Enfin, j’ai trouvé incroyable que la beauté de son plumage est apparemment produite par la transmutation spontanée des venins qu'il absorbe en détruisant les serpents. Cela me remet à l’esprit une parole bouleversante de saint Maxime le Confesseur que le Pape François rapporte : « Saint Maxime le Confesseur nous a fait voir qu’avec Jésus crucifié les choses ont été inversées : en mordant la chair du Seigneur, le démon ne l’a pas empoisonné ; en revanche, avec l’appât de la Croix, il a avalé la Chair du Seigneur qui a été un venin pour lui et est devenue pour nous l’antidote qui neutralise le pouvoir du malin. » (Vous trouverez l’enseignement du Pape François duquel est issu cet extrait dans le Carnet de Rome du 28mars-3 avril : http://jean1314.over-blog.com/2020/05/carnets-de-rome.html)<br /> <br /> J’aime beaucoup la représentation de l’autorité du Christ : droit, couronné, tenant son sceptre et dont l’autre main porte la marque d’un clou. Son regard et l’épée qui sort de sa bouche, sont forts. Je trouve par contre que le serpent ne semble pas menacer la Vierge Marie comme tu l’écris. C’est plutôt elle qui me semble le menacer par toutes ses vertus et le serpent a plutôt le nez collé au sol. Je trouve beau que le bel arbre de vie en feuilles d’or sort des murs de la Cité céleste.
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L
Merci Frantz pour cette magnifique découverte ! Je suis frappée par cette technique de l’artiste qui consiste à superposer les scènes. Je trouve que cela apporte une très grande profondeur, un désir de découvrir le sens caché des choses, et d’être attentif à ces différentes lectures de l’Apocalypse dont tu parles.<br /> J’ai aimé m’arrêter un long moment à contempler le Christ dans son manteau rouge, et toute son armée céleste. Le bouclier du chevalier qui précède le Christ a spécialement retenu mon attention. Cette croix blanche a attiré mon regard, et j’ai aimé la voir en gros plan, m’arrêter sur la beauté et la finesse de son dessin, et surtout découvrir la présence de ce chevalier dont l’auréole fait resplendir le centre de la croix. La présence du même bouclier dans le bouclier explicite bien qu’il s’agit du même chevalier, terrassant l’ennemi. Découvrir son fait d’arme, identifier ce chevalier à saint Michel Archange, et contempler la luminosité de cette croix blanche, tout cela m’a réjouie. En reprenant du recul, c’est l’attitude d’humilité de saint Michel qui m’a frappée, la tête légèrement inclinée.<br /> J’aime aussi beaucoup la représentation de la Vierge Marie, avec ses deux mains jointes et la blancheur de ses manches légèrement dévoilées. L’extrémité du vêtement pourpre semble alors former comme quatre rayons blancs partant vers le bas, et je trouve cela beau et lumineux de nouveau. J’y vois comme une symbolisation de la douceur qui sort des mains de la Vierge Marie.<br /> J’aime enfin la présence de cet autre ange, en vis-à-vis de saint Michel, gardien de la ville.<br /> Merci pour ce que tu partages avec nous sur les différents détails que tu as retenus.
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