Le divin Jardinier

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L
Merci Jean d'avoir corrigé mon écoute de cette œuvre musicale. J'ai aimé ré-écouter ainsi ce chant de Dieu.
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J
Bravo Lucie pour ton regard sur les vêtements de Marie-Madeleine (plutôt une rose orangée) ! Ce que tu dis concernant l’effacement du Christ en lien avec l’ombre est intéressant. En revanche, c’est bien Dieu qui chante dans le madrigal.<br /> Merci, Marguerite, pour ce que tu as souligné de très juste concernant les notes ; je suis aussi d’accord avec ce que tu dis, Jeanne, sur la finale, et avec ce que tu écris, Frantz : « le joyeux ‘désordre’ très bien agencé des voix dans la polyphonie de la Renaissance m’évoque si facilement le foisonnement des jardins ! »<br /> Ainsi qu’avec ce que tu ajoutes ensuite : « j’ai pensé que si Marie Madeleine était à présent ‘la plus belle des fleurs’, c’était parce que le divin Jardinier avait beaucoup travaillé à tailler, arroser, protéger sa fleur, autant d’actes fatigants pour lui, et qui ne sont certainement pas toujours agréables pour la fleur non plus… ». Dans le même sens, merci, Joseph, pour le lien avec la phrase de Saint-Exupéry.
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M
Merci Frantz pour ces mots: "l’amour dans l’épreuve fait advenir en nous l’amour victorieux de Dieu".
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C
Merci, Jean, pour ces deux riches découvertes d'artistes: Lavinia Fontana et Cyprien de Rore.<br /> Merci aussi pour la belle alliance des deux.<br /> "Il y avait un jardin": j'ai toujours été bouleversée par cette phrase; ce jardin jamais abandonné du matin de la Création au matin de Pâques est signe d'un tel amour!<br /> Dans le tableau de Lavinia Fontana, c'est ce labeur du jardinier qui me touche; il est pourtant tôt le matin et le chapeau de paille nous fait savoir que le travail va se poursuivre même au plus chaud du jour; ce détail me frappe car, même si tout est accompli, le divin Jardinier va continuer à prendre soin de son jardin, à l'embellir...<br /> Dans le texte du Cantique des Cantiques, le Christ espère trouver vignes et grenadiers en train de mûrir de beaux fruits; son attente peut être déçue, comme si souvent son attente concernant le jardin de notre âme. Il y descend avec tant de délicatesse et d'espérance, émondant, sarclant, irriguant sans se lasser.<br /> Alors, je retiens d' inviter le divin Jardinier , comme tu le suggères, Jean, dans mon jardin...Il est tant rempli d'herbes folles.
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F
Merci pour cet article qui me touche beaucoup ! Déjà, je trouve très beau et fort ce que tu rapportes sur le rôle du père de l’artiste, puis son mari qui « sacrifiant sa propre carrière, s’effaça pour la faire connaître ». Je suis profondément admiratif de cette abnégation qui trouve sa joie dans le fait d’élever quelqu’un d’autre que soi, se mettre au service des talents d’un autre !<br /> Ensuite, j’ai aimé m’arrêter et méditer sur cette image du divin Jardinier, et te remercie pour les citations bibliques que tu donnes, celles d’Isaïe et Jérémie qui soulignent la présence de l’eau sans laquelle le jardin ne peut que se dessécher. Et surtout celle du Cantique des cantiques, où Dieu dit son intention, accomplie avec Jésus-Christ, d’habiter son jardin. <br /> En contemplant ce tableau, tout en écoutant la magnifique œuvre musicale de Cyprien de Rove (le joyeux « désordre » très bien agencé des voix dans la polyphonie de la Renaissance m’évoque si facilement le foisonnement des jardins !), j’ai pensé que si Marie Madeleine était à présent « la plus belle des fleurs », c’était parce que le divin Jardinier avait beaucoup travaillé à tailler, arroser, protéger sa fleur, autant d’actes fatigants pour le Jardinier, et qui ne sont certainement pas toujours agréables pour la fleur non plus… Mais c’est le prix de la fécondité ! Je trouve très belle, en ce sens, la présence des aromates dans la main de Madeleine, qui devaient servir dans la mort, et qui sont à présent le parfum d’amour qu’elle exhale pour son Seigneur ressuscité : l’amour dans l’épreuve fait advenir en nous l’amour victorieux de Dieu. Aussi ai-je le désir, oui, d’inviter le divin Jardinier dans mon jardin, et de le laisser émonder tout ce qui est en trop, afin de porter les fruits et donner les fleurs qu’Il veut obtenir pour sa joie, pour la mienne, et pour la joie de mon prochain.
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J
Merci Joseph pour ton beau commentaire
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J
Merci beaucoup pour cet article à la fois d’une grande beauté et très intéressant. J’ai beaucoup aimé vivre ainsi comme une promenade dans le Jardin de la Bible, avec cette longue symbolique déployée dans les différents passages cités, aux côtés du Divin Jardinier, dans ce petit ‘‘sanctuaire’’ de poésie que peuvent être les jardins, comme on le voit dans les trois articles mis en relation. J’ai été touché de vivre ce temps « à la table de la fécondité du monde », accompagné de cette musique céleste, qui m’a fait goûter un « bref goût de paradis » (la montée si pure des soprani sur « hortum » !), avec ce verset si beau du Cantique des cantiques. Je ne m’étais jamais arrêté sur cette figure du Christ comme véritable Jardinier, et en lien avec le rappel du titre de la Vierge Marie, « jardinière de nos âmes », j’en suis profondément touché. Je pense à la longue patience de celui qui passe beaucoup de temps à soigner des semences qui lui resteront longtemps invisibles ; puis, qu’il faudra protéger du gel, dégager des mauvaises herbes, arroser soigneusement. Par ce partage, et les autres articles qui lui sont reliés, m’est redonnée cette phrase si profonde, « trop » connue peut-être, d’Antoine de Saint-Exupéry, dans le dialogue du Renard avec le Petit Prince : « C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. » Je ne l’avais jamais comprise ainsi, et cela provoque gratitude et émerveillement, aussi en lien avec sainte Marie-Madeleine, la « préférée entre toute autre fleur », en contemplant comment le Créateur se dévoue et même s’efface devant sa toute-petite créature ! En retour, cela provoque le désir aussi d’être une fleur qui réjouisse Dieu. Enfin, je suis touché par ce que tu relates de l’effacement de l’époux de Lavinia Fontana, à son service, qui est très édifiant et inspirant, sur la complémentarité dans la création, où jamais on ne tire de soi-même, et tout seul, la beauté. Encore une fois, cela me semble l’œuvre d’un jardinier dans l’ombre : sa joie est l’admiration provoquée par sa fleur !
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J
Merci Jean pour ton article ! Déjà j’ai beaucoup aimé le sujet que tu as choisi et merci pour ce que tu écris. Merci pour le résumé de la biographie avec la belle vocation des « artistes de l’ombre » comme ce père qui a fait éclore le talent de sa fille, puis de l’époux qui l’a soutenue sans qui elle n’aurait pas pu créer ainsi. <br /> Je suis très touchée d’écouter la magnifique œuvre musicale en contemplant le premier plan de ce tableau. La musique laisse imaginer l’intrusion de la Lumière qu’apporte le divin Jardinier. Les couleurs en majorité sombres du tableau, excepté sur la droite qui rappelle la clarté de Jésus, accentuent l’effet de la lumière qui prend de plus en plus de place. Je trouve très belles les notes finales de la musique comme pour marquer l’établissement du Jardinier qui se trouve à son aise dans le jardin de l’âme. Je trouve beau le dialogue de gestes entre sainte Marie-Madeleine qui va pour se prosterner aux pieds de Jésus, et Jésus qui étend sa main vers son front comme pour la bénir.
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M
Merci Jean pour tout ce que tu partages avec nous. D’abord pour les liens vers tes anciens articles et particulièrement celui de la représentation contemporaine de sainte Marie-Madeleine que j’ai vraiment beaucoup aimé revoir et que j’aime particulièrement ! Pour l’exemple de ces hommes qui se sont dévoués au service de cette femme et de son talent. Pour tout ce que tu écris sur la référence du jardin dans la Bible et pour ce verset magnifique du Cantique des cantiques ! Me touche particulièrement ces mots : « MON jardin ». Enfin pour cette interprétation que j’ai trouvée magnifique ! Les notes les plus hautes si profondes et belles, nobles, m’ont présenté, si je puis dire, l’âme comme ce qu’il y a de plus élevé dans l’homme, de plus noble et appelée à suivre et à vivre de cette attirance vers le haut, vers le Ciel, vers Dieu. Puis les notes basses m’ont présenté l’âme comme ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, de plus intime, comme ce « jardin secret » dont il faut prendre soin. J’ai trouvé ces deux « mouvements » vraiment très beaux.<br /> Dans le tableau j’aime beaucoup cette lumière qui se lève en arrière-plan, l’attitude de saint Pierre qui pleure son Seigneur, l’attitude de sainte Marie-Madeleine avec ce bel objet contenant le parfum. Et me frappe aussi ce long manche de pelle qui me paraît disproportionné et qui donne alors je trouve plus l’impression d’un bâton de marche. J’aime beaucoup aussi les fleurs du jardin notamment les petites tout à gauche près du pied de sainte Marie-Madeleine.<br /> Merci aussi de partager avec nous le beau titre de Max Jacob donné à la Vierge Marie.<br /> Merci Lucie pour les belles choses que tu as écrites dans ton commentaire.
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L
Merci pour ce temps de méditation, si beau et paisible. Je suis frappée par le rappel de cette réalité concernant sainte Marie-Madeleine : « au milieu des fleurs dont elle est la plus belle ». En regardant le tableau de Lavinia Fontana et en écoutant cette œuvre musicale, je voyais sainte Marie-Madeleine comme cette fleur croissant sous la main du jardinier, petit à petit, à la faveur aussi de la lumière de la Résurrection à l’arrière plan. La lumière sur les pans de son manteau et de sa robe dessine presque comme un coquelicot ou une rose orangée s’ouvrant et s’élançant vers le divin Jardinier. <br /> Ce qui me frappe aussi c’est l’unité de la couleur du vêtement du Christ avec la lumière du soleil. C’est également la manière dont Jésus ressuscité se tient, sur le coté du tableau, laissant la première place au jardin visité, à la fleur qu’il fait éclore. Son visage, légèrement dans l’ombre, semble également signifier cela : l’effacement du jardinier devant l’œuvre de ses mains. Je trouve cela bouleversant !<br /> Merci pour l’écoute de l’œuvre musicale. J’ai été touchée par la voix soprane que j’ai associé dans mon écoute à la présence de sainte Marie-Madeleine, fleur en pleine éclosion.
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