Voilé

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M
Merci Jean pour ce que tu écris sur le Christ chevalier enseveli avec les armes de son triomphe d'amour.
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J
Un grand moment d’émotion artistique. Des semaines après avoir découvert cette œuvre, particulièrement à travers la troisième photographie, j’en reste abasourdi. Les mots manquent pour commenter le sublime. Merci pour le lien spirituel que tu fais avec la Passion. Merci aussi Lucie pour ce que tu écris : « il souligne certains traits du Christ, mais je trouve qu’en même temps, il en rend d’autres indistincts, et cela transmet une forme de pudeur, de crainte aimante, de délicatesse, envers le Corps d’un homme qui est au cœur d’un grand mystère. La présence de petites dentelles en symétrie de la couronne d’épine, accentue je trouve cette délicatesse du linge. »<br /> J’ajoute que les chevaliers sont toujours ensevelis avec leur épée et que le Christ chevalier ne déroge pas à la règle, avec les armes de son triomphe d’amour.
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C
Merci Marguerite pour ce Christ voilé de Sanmartino, découverte saisissante qui me fait penser au Saint Suaire de Turin.<br /> Quelque chose dans cet art est inexplicable; comment imaginer que le marbre puisse s'écouler comme de l'eau, en avoir la transparence et la fluidité?<br /> Sans doute n'est-il pas étonnant qu'il y ait eu accusation de mystification ( vrai linge pétrifié en marbre cristallin), de la même façon que pour le Saint Suaire d'ailleurs...<br /> Dans ce ruissellement de pierre me revient l'image si puissante du baptême : " ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que tous nous avons été baptisés?" (épître aux Romains, chapitre 6, verset 3)?
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J
Cette « époustouflante » « prouesse » pour reprendre tes mots, me laisse bouche bée. Le voile laisse même deviner le nombril du ventre de Jésus, les os de ses pieds, et la forme de ses genoux.
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F
C’est époustouflant ! Je reste sans voix devant la prouesse technique, mais aussi en songeant au travail qu’a dû demander cette œuvre… Bien sûr, l’impression de finesse et de légèreté du voile est incroyable, la couronne d’épines est très impressionnante (comment peut-on sculpter dans du marbre des épines aussi fines ?), mais plus que tout, ce qui me touche beaucoup et me remplit d’admiration, c’est l’équilibre parfait qu’a su trouver l’artiste entre ces deux effets du linceul, voilant et dévoilant tout à la fois le corps du Christ, comme tu le dis d’ailleurs. Par exemple, je trouve que l’affaissement du tissu à l’endroit de la plaie de la main est encore plus saisissant peut-être que si cette main avait été directement visible.<br /> Je suis ensuite très touché par l’appellation « Arma Christi » pour désigner les instruments de la Passion : armes par lesquelles il nous a montré son amour extrême, allant jusqu’à mourir pour nous.
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J
Merci beaucoup pour la découverte de cette œuvre INOUÏE. Je ne sais pas quoi dire, c’est à couper le souffle… Même si c’est négatif, on comprend bien qu’un tel prodige de finesse dans du marbre ait pu produire cette légende… La transparence dans la pierre, c’est presque incompréhensible ! J’ai été saisi par la vue de haut de cette sculpture, dans la dernière photographie : il s’en dégage une puissance de vie extraordinaire, je trouve, et m’est revenu ce passage de la Bible, comme si cette œuvre était une proclamation de ces mots : « Je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ; et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu. » (Livre de Job, chapitre 19, versets 25 à 26).<br /> Les deux autres détails m’inspirent une paix profonde, et quel tour de force dans l’expression du ‘‘sommeil’’ paisible de Jésus au tombeau, après la grande lutte de sa Passion. Cela m’évoque un autre passage de la Bible : « Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui. » (Livre d’Isaïe, chapitre 53, verset 5). La douceur, la confiance, mais aussi la force dans la fragilité, ainsi qu’une indomptable espérance rayonnent par cette œuvre sublime, qui m’entraînent à l’adoration et au désir de la Rencontre avec Jésus Sauveur, vainqueur de la mort.
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L
Merci de partager avec nous cette œuvre époustouflante ! Cela est saisissant de réaliser que ce voile est non soie mais pierre ! Il semble comme aspiré par le Corps du Christ, plaqué fermement contre lui. J’aime en particulier la troisième photo parce qu’il me semble alors voir toute la délicatesse avec laquelle le voile recouvre le Corps mort de Jésus. Comme tu le dis il souligne certains traits du Christ, mais je trouve qu’en même temps, il en rend d’autres indistincts, et cela transmet une forme de pudeur, de crainte aimante, de délicatesse, envers le Corps d’un homme qui est au cœur d’un grand mystère. La présence de petites dentelles en symétrie de la couronne d’épine, accentue je trouve cette délicatesse du linge.
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