Le réveilleur

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Publié dans Musique, Danse

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M
Merci Jeanne pour ce que tu partages avec nous et pour la découverte de cette œuvre d’Haendel. En lien avec ce que tu écris j’aime beaucoup l’entrée des cordes à 11,00’, réveillées par l’orgue elles le rejoignent en s’accordant à ce qu’il joue avec beaucoup de douceur je trouve. J’aime ensuite l’élan joyeux et vivant de l’ensemble. Par contre j’aime moins ces notes aiguës de l’orgue et je n’arrive pas à y retrouver toute la majesté de cet instrument. Je préfère dans cet extrait les passages où les cordes l’accompagnent.
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J
Merci pour cette belle découverte. J’ai moi aussi été frappé par cette alliance que je ne connaissais pas du tout, et j’ai eu de la joie à entendre ce dialogue foisonnant ! La noblesse et la fraîcheur de cette musique ont fait m’imaginer me promener au milieu d’un beau jardin ‘‘à la française’’, avec partout des fontaines jaillissantes. Ce qui me touche le plus sont ces mots de la citation de la bénédiction (merci !) : « entonne la louange de Dieu, notre Créateur et notre Père. » Découvrir, peu à peu, ce grand appel à tout vivre, ensemble, avec chaque être, dans la jubilation pour le Père… que c’est beau ! Et comme c’est beau de penser que l’homme, sachant bien qu’il oublie trop souvent sa vocation de gratitude, a inventé, comme « réveilleur » de son propre désir, l’orgue, et tous ces instruments. C’est l’outil – au sens le plus noble – qui réveille l’ouvrier !
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J
Merci pour la découverte de cette œuvre. J’apprécie énormément l’orgue, aussi bien pour le son que pour l’aspect. Dans ce concerto, ce qui me réjouit sont les passages virevoltants. Quant à ce métier de réveilleur, n’est-il pas, quoique cocasse, bien prophétique ? Enfin, je trouve toujours très belle cette manière des bénédictions catholiques de s’adresser avec considération aux éléments concernés, de les « personnifier » ; je pense aussi à l’encens.
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F
Merci Jeanne pour la découverte de l’extrait de ce concerto. Je n’avais jamais écouté de concerto pour orgue, et j’ai été très impressionné par cette alliance étonnante entre deux géants que sont l’orgue et l’orchestre de cordes : en soi, on pourrait penser qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Et quelque part, c’est vrai. Aussi ai-je été particulièrement touché par cette musique où s’allient orgue et cordes, pour l’unité entre leur timbre différents, qui je trouve se complètent bien. C’est vrai qu’ici l’instrument soliste est l’orgue, mais j’ai trouvé que finalement, il n’était pas si évident de dire que l’un avait plus d’importance que l’autre. J’aime le thème très joyeux de l’allegro !<br /> Merci aussi pour l'image du "réveilleur", et pour l'extrait de la prière de bénédiction de l'orgue, si belle !
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C
Merci, Jeanne, pour ce morceau d'Haendel et ton article.<br /> J'ai aimé cette image du "réveilleur" et l'appliquer à ce qui nous arrive si souvent dans nos vies: attendre les notes larges, claires et paisibles qui vont permettre à toutes les cordes de notre être de vibrer, à notre âme de s'élancer. C'est ce que j'ai ressenti en écoutant ce morceau.<br /> La prière adressée à l'orgue lors de sa bénédiction le dit bien: il s'agit d'entonner la louange de Dieu!<br /> Et ce thème de l'éveil, du réveil, est si cher à Que j'éveille l'Aurore...
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L
Merci Jeanne de partager avec nous cette œuvre d’Haendel que j’ai aimé découvrir avec ton regard et ton interprétation de l’orgue au service du réveil des cordes. Je trouve extraordinaire la mélodie produite par l’orgue avec une telle diversification de notes simultanées, aigües et graves, comme s’il contenait en lui-même plusieurs instruments (et cela me donne de l’admiration pour l’organiste). Comme toi j’ai aimé écouter les toutes premières notes bien attentivement. Il me semble que les cordes arrivent comme fondues dans celles de l’orgue. Je trouve ce morceau joyeux et dansant, avec de la légèreté soulignée par les notes plus aigües et rapides. J’ai aimé aussi la manière dont se termine le passage que tu as choisi.
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