"L'Amen" de Vivaldi

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Publié dans Musique, Danse

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M
Merci Joseph pour ton commentaire !
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J
Merci Jeanne pour le rappel du si bel article 1065 du Catéchisme.
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C
Merci, Jean, pour cet article. Merci aussi pour la richesse des commentaires.<br /> Je suis très touchée par la vie d'Antonio Vivaldi que je découvre plus profondément; la fragilité qui s'en dégage me semble illustrer magnifiquement ce que dit Dieu, à travers Saint Paul:"Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse."<br /> C'est bien cette puissance divine qui jaillit de cet "Amen" que tu nous offres d'écouter, de ces amens, comme des crépitements au plus ardent de la flambée.<br /> Vivaldi et nous, si nous y consentons, pouvons nous consumer tout entiers dans cet "acquiescement" comme dans un brasier de joie pure.<br /> Et l'émerveillement de Saint Louis-Marie nous y incite encore . Merci!
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J
Merci Jeanne pour les si beaux passages, très à propos, du Catéchisme.
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M
Merci beaucoup Jean pour ce partage qui m’a donné beaucoup de joie ! Et énormément intéressée par tout ce que je découvre de si réjouissant sur la vie d’Antonio Vivaldi, son sacerdoce, ses relations, le lien avec Jean-Sébastien Bach et l’évocation aussi de Joseph Haydn, la rencontre avec le pape…<br /> Je suis impressionnée par le catalogue de ses compositions qui atteint plus de 800 œuvres. J’ai aimé découvrir en allant voir des images certains instruments que tu cites que je ne connaissais pas.<br /> Merci pour ce que tu partages avec nous de plus personnel quant à cette musique qui t’es chère. Notamment le fait qu’elle soit vraiment celle d’un vivant et « vécue plus que pensée ». Je trouve que l’on ressent tellement bien cette vie dans l’extrait que tu as indiqué, on y trouve aussi tant de dynamisme, et ces flammes virevoltantes comme tu le dis. J’ai été particulièrement impressionnée par la cantatrice à partir de 20’18.<br /> Merci aussi pour le magnifique extrait de saint Louis-Marie de Montfort. J’ai particulièrement trouvé si belle cette phrase : « La Sagesse éternelle, ayant tout créé, demeure en toutes choses pour les contenir, soutenir et renouveler ». Et puis tous ces mots magnifiques sur l’orchestration du monde. Quel extraordinaire Chef d’orchestre et quel extraordinaire Artiste est Dieu ! Infiniment plus Grand que tous ! Cette invitation de saint Louis-Marie, par ses mots, à s’y arrêter et à y réfléchir sont importants.<br /> Merci aussi de nous montrer comment Vivaldi a su accomplir sa vocation de prêtre et ce qu’elle est véritablement.
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J
Un profond merci Jean pour ton article et le « Amen » qui m’ont donné énormément de joie ! Voir que le disciple, Bach, a toujours reconnu son maître est très réjouissant, ainsi que cette belle « coïncidence » du jour de leur mort. <br /> Je suis très touchée de voir combien Vivaldi a vécu la musique jusqu’à faire de l’œuvre artistique un dialogue avec l’Artiste par excellence, Dieu. Merci pour : « l’ensemble revêt une dimension sacrée par sa beauté ». <br /> En écoutant cet « Amen » m’est revenu un vers du poème « Louange » de Léo Pastór (http://www.qja.fr/2020/10/une-vertu-chaque-jour.html) : « Accords des mélodies », car c’est ce que je ressens. <br /> Je suis émerveillée par le magnifique partage de ta compréhension sur la vocation artistique de Vivaldi: « une élévation mystique, une correspondance à la volonté de Dieu à son égard, un «Amen» d’acquiescement ». C'est bouleversant. Je suis très touchée de contempler par là le désir de Dieu pour l’homme : qu’il soit un « Amen ». Le Catéchisme de l’Eglise catholique explique que le « Amen » est dit de la confiance de l’homme en Dieu et de la fidélité de Dieu envers l’homme (article 1062), et je trouve cet article magnifique : « Jésus est “l’Amen“ car il est “l’Amen“ définitif du Père pour nous ; il assume et achève notre amen au Père » (article 1065). En rencontrant un peu plus Vivaldi comme un vivant, je me dis qu’il devait beaucoup aimer Jésus qui est le Vivant... <br /> Le regard émerveillé de saint Louis-Marie est très communicatif ! Le lire donne le sentiment d’assister à l’œuvre créatrice de la Sagesse. C’est magnifique de penser à la Sagesse qui met un amour infini dans son Œuvre, qui créé chaque créature avec précision, ordre et en même tant avec un grand foisonnement de vie. Tout cela est si beau ! <br /> <br /> Merci Joseph pour ton commentaire sur l'autre Souffle que Vivaldi a trouvé, et pour : "Comme c’est beau aussi de découvrir, en cet iceberg et cet astéroïde, la postérité de Vivaldi, précisément dans les éléments de la Création, qu’il a incomparablement célébrée. C’est comme une filiation…"
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L
Merci beaucoup Jean pour toute cette biographie sur Vivaldi, et pour tes recherches. J’ai eu de la joie à lire et découvrir la vie de cet extraordinaire artiste. Ce que je trouve magnifique, grâce à ce que tu écris, est la manière dont il a vécu son sacerdoce. Merci pour tes mots qui disent avec tant de beauté cela : « Il ne pouvait élever ses bras, ce qui a sûrement été une grande souffrance, mais il a élevé à cause de cela —devrais-je dire grâce à cela —une extraordinaire louange musicale vers Dieu, que l’on peut bien qualifier d’eucharistique. »<br /> La fin de sa vie, dans l’oubli et la pauvreté, est bouleversante. Il est vrai que beaucoup d’artistes ou de « stars » plus modernes, ont finis leurs vies pauvrement et oubliés de tous, parfois très abîmés par la débauche ; mais ce qui me touche profondément c’est que la fin de vie de Vivaldi n’a rien à voir avec cette pauvreté là. La sienne semble presque « choisie », ou en tout cas assumée : « Il réinvestissait quasiment tout dans la création musicale, notamment la mise en place très coûteuse des opéras; il était par ailleurs connu pour être fort généreux. » Il me semble lire dans ces mots la grande confiance de Vivaldi lui permettant un grand détachement, vis-à-vis des biens et des dons reçus (prenant même le risque que tout cela soit perdu...), pour les donner et les mettre au service de quelque chose de bien plus grand que lui : le service de la louange vers Dieu (Et donnant dans le même temps une joie si profonde à ceux qui auront la chance de découvrir ses compositions !).<br /> Merci pour ces mots qui décrivent si bien pour moi l’écoute du passage de l’ « Amen » que tu partages avec nous : « élégance, spontanéité, dynamisme et fraîcheur ». Il me semble aussi y goûter cette joie de Dieu lors de la Création dont saint Louis-Marie parle avec tant de beauté : « Je réglais toutes choses avec une justesse si parfaite tout à la fois et une variété si agréable, que c’était une espèce de jeu que je jouais pour me divertir et divertir mon Père. » !<br /> Merci beaucoup pour cet article !<br /> Merci Joseph pour ce que tu écris de si beau sur le souffle et l’Esprit-Saint !
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F
Je te remercie beaucoup, Jean, pour la manière dont tu nous présentes Vivaldi et sa musique, car ce que j’avais lu jusqu’ici (en fait, et c’est un grand tort, je n’avais jamais cherché réellement à connaître ce compositeur) ne collait pas vraiment avec son œuvre, dont tu dis que « l’ensemble revêt une dimension sacrée ». Je suis en ce sens très touché par certains éléments : le fait qu’il soit resté toute sa vie fidèle à la prière quotidienne du bréviaire ; sa réputation de piété ; ses belles relations ; sa générosité, et sa pauvreté à la fin de sa vie. Et surtout, ce que tu écris à la fin fait croître en moi une profonde admiration pour lui : « la façon dont il a su accomplir sa vocation de prêtre, c’est-à-dire, comprise dans sa véritable acception selon moi, de célébrant au service de la Vie, de la Beauté. Il ne pouvait élever ses bras, ce qui a sûrement été une grande souffrance, mais il a élevé à cause de cela — devrais-je dire grâce à cela — une extraordinaire louange musicale vers Dieu, que l’on peut bien qualifier d’eucharistique. » Je te remercie aussi tout particulièrement pour la citation de saint Louis-Marie de Montfort, que tu relies aux « Quatre saisons ». C’est un passage extraordinaire, si réjouissant, qui révèle en même temps avec une telle évidence la manière dont Dieu se laisse voir dans la beauté et la richesse de sa Création ! Je reste sans voix en lisant ces mots : « J’étais avec Dieu, et je réglais toutes choses avec une justesse si parfaite tout à la fois et une variété si agréable, que c’était une espèce de jeu que je jouais pour me divertir et divertir mon Père. » C’est bouleversant !<br /> Merci, enfin, pour cet « Amen » final, que je ne chercherai pas à commenter, puisque j’entends exactement ce que tu dis : « ce chant virevoltant tel les flammes d’un feu », et en parlant de la vocation de Vivaldi, ces mots qui me touchent profondément : « une élévation mystique, une correspondance à la volonté de Dieu à son égard, un « Amen » d’acquiescement. »
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J
Merci, Joseph : « sa maladie qui aurait dû être une atrophie, et qui a été en fait un incroyable moteur de création » ; « j’ai trouvé bouleversant de recevoir cet « Amen », avec l’effort prodigieux de souffle exigé de la soprane, en songeant à cet autre Souffle que Vivaldi a su trouver, à défaut de ses poumons, dans son cœur vibrant pour Dieu. Quel renversement ! »<br /> Oui, « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8, 28).<br /> Merci aussi pour ce que tu écris de beau sur l’Esprit-Saint, j’y souscris entièrement.
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J
Un grand merci pour cet article qui m’a profondément touché à plusieurs niveaux. D’abord, merci pour l’éclairage historique précis sur la vie de Vivaldi, qui m’aide à entrer davantage dans l’admiration envers lui, et son œuvre extraordinaire. Ainsi, j’ai été stupéfié de lire ce que tu expliques sur sa maladie et son asthme, qui auraient dû être une atrophie, et qui ont été en fait un incroyable moteur de création, de vie. Car ce qui me touche énormément, du peu que j’ai pu apprendre à connaître de Vivaldi, c’est la VIE qui se déploie dans sa musique, qui jaillit, qui « détonne », qui déborde tout, qui embrase tout. Et j’ai trouvé bouleversant de recevoir cet « Amen » à pleurer de joie, avec l’effort prodigieux de souffle exigé de la soprane, en songeant à cet autre Souffle que Vivaldi a su trouver, à défaut de ses poumons, dans son cœur vibrant pour Dieu. Quel renversement ! En ce sens, j’ai été très touché par la conclusion de ton article, et spécialement cette expression : « une correspondance à la volonté de Dieu à son égard, « un ‘‘Amen’’ d’acquiescement ». « Un ‘‘Amen’’ d’acquiescement »… MERCI, c’est si beau. Il me semble que cela résume tout l’objectif vers lequel doit tendre l’homme ! Comme c’est beau aussi de découvrir, en cet iceberg et cet astéroïde, la postérité de Vivaldi, précisément dans les éléments de la Création, qu’il a incomparablement célébrée. C’est comme une filiation… Et c’est exactement les deux images qui me viennent à l’esprit dès que j’entends les premières notes de cet « Amen » (et en général de la musique, unique, de Vivaldi) : l’eau et le feu. En rajoutant cette notion du souffle, je trouve saisissant de rencontrer ainsi l’Esprit-Saint (la troisième Personne de la Trinité, Dieu unique des chrétiens) qui est souvent évoqué à travers ces trois images ; je découvre ainsi en Vivaldi un ami de l’Esprit-Saint. Merci pour le lien si beau que tu fais avec saint Louis-Marie, et cet accord invisible d’âmes, mis en évidence par ce texte tellement beau ! Je suis spécialement touché par ce passage : « je réglais toutes choses avec une justesse si parfaite tout à la fois et une variété si agréable, que c’était une espèce de jeu que je jouais pour me divertir et divertir mon Père. » Je rends grâce pour tous ceux qui nous entraînent dans ce Jeu divin, comme la plus belle des possibilités du cœur de l’homme, et vers la joie du plus bel objectif de vie : entrer dans la joie de Dieu, pour Le réjouir. C’est plus qu’émouvant de découvrir ainsi le regard de Bonté de Dieu sur sa Création. Je suis aussi très touché par ce qui est exprimé par saint Louis-Marie, et dans la musique de Vivaldi, sur l’harmonie entre les êtres, dans leur incroyable diversité, qui nourrit le désir de la réconciliation. Je retiens encore ton expression très forte pour définir le sacerdoce : « célébrant au service de la Vie, de la Beauté. ». Enfin, je suis touché par le lien évident entre Jean-Sébastien Bach et Vivaldi, et cette filiation très belle jusque dans les dates. Merci à Vivaldi, à saint Louis-Marie, et à toi par cet article, de nous entraîner dans la Célébration, dans cet « ‘‘Amen’’ d’acquiescement ».
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