Élisabeth de France

Publié le

Publié dans Dessin et peinture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Merci Jean pour ton commentaire, notamment pour ce que tu dis sur sa liberté vis-à-vis des codes de son rang, sur l’orage et sur le gris de ses cheveux. Merci aussi pour la remarque sur les fleurs.
Répondre
L
Merci Jean pour ton commentaire. J'ai beaucoup aimé l'imaginer avec toi : "pleine de vie, échapper de justesse à l’averse… ce qui pourrait encore mieux, finalement, expliquer les pommettes embrasées !".
Répondre
J
Merci Jean pour ton commentaire qui m’éclaire. J’ai particulièrement aimé ce que tu dis là : « pas assez narcissique et trop remuante, on imagine très bien qu’elle ne rentre pas vraiment dans la catégorie des gens qui rêvent de poser ! » et aussi spécialement ta définition de la mondanité, avec ces morts forts : « sclérose du cœur » ! Merci aussi pour les remarques sur les fleurs.
Répondre
F
Merci Jean pour ton commentaire, en particulier ces mots que je trouve très beaux : "J’aime beaucoup le regard, j’y ressens de la bonté, et une sorte de pureté enfantine alliée à une profonde maturité. Autrement dit, l’anti-mondanité, qui est un mélange de sclérose du cœur et de superficialité." Et aussi ce que tu vois avec cet orage, et ses cheveux gris, signe qu'elle s'est usée au service des autres. Je me range à ton avis ! Merci également pour ce que tu écris sur sa générosité.
Répondre
J
merci Jean pour l'écriture très vivante de ton commentaire que j'ai beaucoup aimé lire!
Répondre
J
Merci pour cet article. Caractère enjoué, besoin de grand air, équitation de forêt : voilà encore une vivante ! (cf « ‘‘L’Amen’’ de Vivaldi »).<br /> Premièrement, je suis tout à fait d’accord avec ce que tu écris sur l’art du portrait en général. En ce qui concerne celui-ci en particulier, je l’apprécie beaucoup. On perçoit très bien le côté malicieux dans la façon dont le nez est retroussé et le coin de la lèvre relevé. Malicieux, voire moqueur : pas assez narcissique et trop remuante, on imagine très bien qu’elle ne rentre pas vraiment dans la catégorie des gens qui rêvent de poser !<br /> J’aime beaucoup le regard, j’y ressens de la bonté, et une sorte de pureté enfantine alliée à une profonde maturité. Autrement dit, l’anti-mondanité, qui est un mélange de sclérose du cœur et de superficialité. Quel talent de réussir à faire passer cela, de la part d’Élisabeth Vigée Le Brun !<br /> Sa tenue et sa coiffure montrent bien comme tu l’écris la simplicité de son être, et aussi sa liberté vis-à-vis des codes de son rang. Le joli rosé des joues me semble davantage procéder de la cueillette des ravissantes fleurs (on peut y voir des âmes ou des grâces, certainement, mais ne sont-elles pas admirables d’abord par elles-mêmes ?) que d’une hypothétique chevauchée ! Quant aux nuages, je ne projette pas du tout la Révolution dessus, mais tout bêtement un bel orage ; je l’imagine, pleine de vie, échapper de justesse à l’averse… ce qui pourrait encore mieux, finalement, expliquer les pommettes embrasées ! Et j'accueille le gris de ses cheveux plutôt comme la concrète, réelle, manifestation de son dévouement sans compter pour les autres. Ce sont des choses qui arrivent, lorsque l'on s'use.<br /> Lucie, je ne parviens pas du tout à comprendre comment tu peux trouver de la tristesse et de la froideur dans ce tableau… Ni, Joseph, de l’impersonnel, de l’éthéré, de l’artificiel (peau blanche et potelée, c’est la beauté féminine de l’époque, bien loin, il est vrai, des quasi-squelettes orangés à l’autobronzant de notre siècle...) ; mais je rejoins tout à fait la suite, comme tu l’as vu dans ce que j’ai écrit plus haut.<br /> En ce qui regarde sa vie, sa générosité, signe de la noblesse de sa lignée, me touche. Ici est bien prouvé que le problème n’est pas forcément l’aisance matérielle en soi, mais ce que l’on en fait… Aide sociale, bien complémentaire de ses intercessions et sacrifices pour obtenir des Cœurs de Jésus et Marie la protection de la France. Avec le mérite supplémentaire d’y associer, les sauvant certainement ainsi de leur médiocrité, « quelques amies ». <br /> Je trouve évidemment magnifique cette remise symbolique de l’Église et de la France (car le Roi, c’est la France) sous le voile de Notre-Dame. Et sa prière (dont le début fait penser à l’Acte de confiance de saint Claude de la Colombière) témoigne de la beauté et vérité de sa vie intérieure. On est bien là en présence d’une sainte ! Indéniablement sainte, puisque martyre.
Répondre
L
Merci Frantz pour la joie de lire ce portait de Madame Élisabeth de France. Sa vie est bouleversante par sa bonté et par sa force, notamment debout devant l’échafaud à encourager les autres condamnés. Sa prière dans la prison me touche beaucoup, et le fait en particulier qu’elle demande au Seigneur : « la patience dans mes maux et la parfaite soumission qui Vous est due pour tout ce que Vous voudrez et permettrez », et non pas autre chose…<br /> Les couleurs du portrait de Mme Vigée Le Brun me frappent parce qu’elles sont majoritairement froides (hormis le chapeau fleuri et la jupe). Dans son regard il me semble lire une forme de gravité et de tristesse ; et j’ai du mal à y voir la bonté et la simplicité décrite, bien que je trouve beau ton commentaire. J’ai aimé regarder la touche chaude du chapeau fleuri et surtout les mains ouvertes de Mme Élisabeth de France. Ces fleurs ne me semblent pas tant former un bouquet, mais « couler » de ses mains, comme couleraient les grâces de bonté qu’elle distribue autour d’elle. Ces fleurs semblent s’échapper, ne pas lui appartenir. Elles se répandent et Mme Élisabeth n’y prêtent pas attention… ! Cela m’évoque la gratuité.
Répondre
M
Merci Frantz de partager avec nous ce portrait (peint et écrit) de Madame Elisabeth de France qui donne bien envie d’approfondir et d’en apprendre davantage sur l’histoire de cette femme admirable. Dans ce que tu évoques de son histoire plusieurs éléments me touchent particulièrement : ces deux cœurs gravés de ces mots : « L’Église de France, la Famille royale » déposés dans le reliquaire du voile de la Très Sainte Vierge, son attitude extraordinaire auprès des condamnés qui l’entourent avant d’être exécutée, et dans sa prière ces mots : « Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que Vous ne l’ayez prévu de toute éternité. Cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille. » Quelle foi et quelle confiance exemplaires et bouleversantes ! Qui lui donne tant de liberté ! <br /> En lien avec le tableau et les roses représentées réalisé pourtant bien avant me frappe alors ce fait historique : « à l’instant où elle reçut le coup fatal, un parfum de rose se répandit sur toute la place Louis XV ».<br /> Dans ce portait de Élisabeth Vigée Le Brun me frappe la présence de toutes ces fleurs et il serait peut être très intéressant de voir précisément la symbolique de toutes celles qui sont représentées. Pour moi en les voyants dans ses mains, elles m’évoquent toutes les personnes que Madame Elisabeth de France a aidées et dont elle a pris soin, fruits de sa charité et de son dévouement. Ce chapeau fleurit m’évoque sa liberté et sa simplicité. J’aime énormément son regard et la douceur qui se dégage de son visage.<br /> Merci pour ce que tu partages avec nous sur ce tableau, il est vrai que ces nuages gris cachant presque intégralement ce beau ciel bleu sont interpellant.
Répondre
J
Merci pour l’histoire de Madame Elisabeth de France que tu rapportes, avec tout spécialement son amour si beau pour le Sacré Cœur et le Cœur de la Vierge Marie. <br /> C’est particulièrement son regard bon et les ravissantes pommettes roses que j’ai aimé regarder. J’ai trouvé beau de retrouver en quelque sorte les deux volets de sa noblesse marquée par l’amour pour Jésus : sa bonté illustrée par les fleurs de jardin (roses, dahlias, lilas, ect) qu’elle porte dans le voile transparent, et sa simplicité montrée par les fleurs des champs qui ornent son chapeau (bleuets, coquelicots, épis de blé, ect). Je trouve belle la présence des roses aussi après avoir lu ce que rapportent les Mémoires sur le parfum de rose répandu au moment de sa mort.
Répondre
C
Merci, Frantz, pour cette évocation édifiante de Madame Elisabeth de France que je ne connaissais pas.<br /> Je suis frappée par son côté simple, humble et libre qui, insensiblement, l'emmène à l'héroïcité des vertus et au martyre. C'est cette simplicité un peu naïve qui me touche dans le tableau d'Elisabeth Vigée Le Brun.<br /> Mais, plus que tout, c'est son acte de confiance écrit dans la prison du Temple, avant l’échafaud, que je veux retenir: " Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que Vous ne l’ayez prévu de toute éternité."<br /> Cette foi dans un Dessein d'Amour divin qui contient et accompagne même les épisodes les plus noirs de nos vies est magnifique.<br /> Une autre "servante de Dieu" (et vénérable), servante des pauvres aussi, Madeleine Delbrel, écrit au XXème siècle ces lignes qui nous exhortent à faire nôtre cette foi qui anima Madame Elisabeth de France:<br /> "Si nous comprenions à quel point est impensable votre mystère,<br /> nous resterions stupéfaits<br /> de pouvoir savoir ces étincelles de votre vouloir(...)<br /> Nous serions éblouis de connaître,<br /> dans cette immense ténèbre qui nous revêt,<br /> les innombrables,<br /> les précises,<br /> les personnelles lumière de vos volontés.<br /> Le jour où nous comprendrions cela, nous irions dans la vie<br /> comme des sortes de prophètes..." (L'extase de vos volontés).<br /> C'est ainsi, me semble-t-il,que Madame Elisabeth de France alla dans la vie comme une sorte de prophète.
Répondre
J
Merci pour l’approfondissement de la découverte de Madame Élisabeth de France, figure de courage et de dévouement extraordinaires, et vraie image de la magnanimité royale, qui me touche vraiment. J’admire spécialement son exemple de service de prière pour la France, à travers son association de prières et de sacrifices, et par son souci des pauvres. Cela me rappelle le lien entre la vraie figure royale et les petits et les pauvres, profondément reliés. <br /> Dans la grâce de son martyre tellement édifiant, j’ai trouvé bouleversante et magnifique son extraordinaire prière de confiance et d’adoration :<br /> « Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’arrivera rien que Vous ne l’ayez prévu de toute éternité. Cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille. J’adore vos Desseins éternels, je m’y soumets de tout mon cœur. »<br /> Quelle hauteur d’âme en une telle situation ! Grâce à sa confiance filiale tellement profonde…<br /> Par contre, je dois dire que j’ai eu du mal à me laisser toucher par ce tableau, malgré de nombreux regards. J’ai été un peu rebuté par un sentiment (qui vaut ce qu’il vaut bien sûr) de quelque chose d’impersonnel, d’un peu éthéré (?), avec cette peau blanche totalement lisse ; d’un peu « artificiel », surtout dans le regard, mais aussi à l’exemple des fleurs du chapeau ; peut-être aussi avec ces mains potelées, qui se sont pourtant dévouées très concrètement au service des pauvres. Je ne retrouvais pas forcément cette force d’âme exceptionnelle de cette « Servante de Dieu » et son caractère de « vivante », très incarnée, à travers la belle anecdote de ses chevauchées. Cependant, après l’avoir beaucoup regardé, je trouve qu’est exprimé d’une manière vraiment notable cette phrase de ta présentation de sa vie : « elle ne participe à aucune intrigue de la Cour ». Il y a quelque chose d’enfantin, de simple, de clair, dans ce visage, en effet, différent d’avec les autres portraits du même artiste que j’ai comparés, surtout ceux des personnages de Cour justement, sans cette ombre causée par le péché. <br /> J’espère qu’elle sera vite priée plus largement dans l’Église universelle, en ces temps où la France et d’autres pays renient gravement leur identité et se choisissent de mauvais gouvernants.
Répondre