Le faucon vermeil

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J
Merci Marguerite pour ton beau commentaire, spécialement ce que tu as médité sur le « pur et dur labour ».
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J
Merci Marguerite pour ton beau et profond commentaire.
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J
Merci pour cet article qui m’a énormément plu, j’y suis plusieurs fois revenu.<br /> D’abord, j’ai beaucoup aimé les magnifiques photos. Je suis émerveillé par les couleurs de l’oiseau, notamment le orange, sur la première, et par la beauté de l’expression de sa tête sur la deuxième. <br /> Ensuite, merci pour la découverte éblouie d’Hopkins et de son poème. On y ressent tant d’amour et d’admiration pour le Christ chevalier que j’en ai été réellement bouleversé, me sentant en si profonde résonnance… Je serai donc incapable d’en sélectionner des extraits : je trouve tout ce texte sublime, que ce soit dans la forme (belle traduction) ou le fond. Merci enfin pour tes propres mots.
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L
Merci Joseph pour ton article, à la fois très attrayant et exigeant pour moi. Attrayant, notamment par ton introduction et la beauté des photos. Je trouve qu’elles donnent de la joie, et j’aime en particulier la deuxième qui pour moi illustre parfaitement la « seigneurie » de ce rapace au regard perçant. Exigeant, parce qu’il m’a fallu de nombreuses lectures pour me laisser davantage toucher par le poème, ses nombreuses images et son rythme particulier. Merci pour le lien si beau que tu as fait avec l’élévation du Sang du Christ à la Messe. <br /> Je suis finalement touchée par de nombreuses images du poème ; d’abord par celles qui me parlent du Christ : « le serviteur du matin », « le Dauphin du royaume du jour » et « Le Faucon tiré par l’aube pommelée » ; ensuite par celle-ci que je trouve très explicite : « comme il tirait sur les rênes d’une aile palpitante » ; et finalement par « la courbe de l’arc » sur laquelle « la lame d’un patin glisse » et prend son envol. Dans cette dernière image me frappe la vitesse, la puissance et la radicalité. Dans les deux dernières strophes je m’émerveille de l’amour exprimé par le poète ; et de cette « périlleuse » et totale chute du faucon, et du Christ, pour « se déchirer » lui-même. C’est simplement magnifique ! Merci pour cette belle découverte !
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M
Merci beaucoup Joseph pour ce que tu partages avec nous que je trouve vraiment très beau ! Pour le fruit de ta méditation et tout ce que tu expliques de si beau et passionnant. Merci pour la traduction bien nécessaire pour moi pour comprendre ce poème… pour ton travail de recherche en ce sens. Cette image de Jésus comme faucon en lien avec le geste du prêtre à la Messe et le Sang du Christ est vraiment très belle !! Aussi le lien avec l’Incarnation du Seigneur Jésus, Dieu fait homme. <br /> Ce qui m’a aussi touchée dans ce poème c’est la présence du Sacré-Cœur, enfin les mots qui personnellement m’ont fait penser au Sacré-Cœur d’où jaillit sur la Croix le Sang Précieux de Jésus. Ce sont ces vers : « Et la flamme qui alors jaillit de toi est un million / De fois plus belle, plus périlleuse, ô mon chevalier ! », « Choir pour se déchirer, pour s’entailler d’or-vermillon ». Les premiers parce que l’image de la flamme m’a fait penser entre autre aux représentations que l’on trouve souvent du Sacré-Cœur de Jésus enflammé, et puis les second par ces mots « déchirer » et « s’entailler » qui m’ont remis à l’esprit cette peinture magnifique de George Desvallières (Le Sacré-Coeur 1905) dans laquelle est représenté Jésus déchirant, arrachant de ses deux mains son Cœur, par Amour pour le Salut des hommes. Et puis cette couleur « or-vermillon ». <br /> Comme cet abaissement est bouleversant, déjà par l’Incarnation de Jésus puis par sa mort allant jusqu’à s’offrir lui-même, allant jusqu’à se déchirer, s’entailler, pour nous montrer son Amour.<br /> Me touche aussi ce vers : « Nulle merveille : pur et dur labour fait le soc dans le sillon » en pensant au fait que Dieu n’a pas choisi de se faire connaître par une grande et imposante manifestation merveilleuse et extraordinaire au monde entier d’un seul coup et à tous les hommes à la fois comme il aurait pu le faire, mais bien en laissant la liberté à l’homme, par amour, par une incarnation humble et pauvre dans notre temps, en vivant au milieu de nous, grand Mystère de la foi, Jésus vrai Dieu mais aussi vrai homme, et donc en connaissant ce « pur et dur labour », et en s’offrant dans la souffrance, en vivant et en portant concrètement la souffrance des hommes pour se faire le plus proche possible de chacun et rejoindre tout homme.<br /> Je trouve vraiment très belle aussi comme tu le dis la vénération et l’admiration d’Hopkins dans ce vers : « Je m’épris d’un oiseau ah ! quels parfaire et seigneurie ! ».<br /> Merci aussi Joseph pour ces belles photos de faucon, j’aime particulièrement la première avec les belles couleurs et aussi sa tête que l’on voit bien.<br /> Merci Frantz pour ton commentaire et je pense alors à une magnifique prière de sainte Elisabeth de la Trinité (religieuse du Carmel. 1880-1906) intitulée : « O mon Dieu, Trinité que j’adore » dans laquelle elle parle à Dieu en lui disant « je me livre à Vous comme une proie ».
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J
Merci pour cet assemblage de photos dont j’ai aimé regarder les nuances de gris argenté du très beau plumage intérieur, et le magnifique brun sur l’extérieur. Je trouve belle la tache orangée sur le bec du faucon (à gauche) qui fait ressortir ses yeux perçants. <br /> Ce poème est exigent pour moi par le vocabulaire et les images, mais j’ai aimé le découvrir. J’ai en particulier trouvé très belles ces images : « le serviteur du matin » « le Dauphin du royaume du jour » ; « l’aube pommelée » et ces mots « Beauté brute ». J’ai été interpellée par l’image du feu qui prend forme à la fin du poème avec ces mots : « flamme qui alors jaillit de toi », « Étinceler, et les braises bleue-blême », « or-vermillon », car ça met devant la grandeur du Cœur de Jésus dont il est dit qu’il est brûlant d’amour. <br /> Merci Frantz pour ce que tu as écrit : "l’incision qu’il fait dans le cœur des hommes, qui me fait penser que, malgré tout, nous sommes un peu comme des proies pour lui"
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C
Merci Joseph de nous livrer ce poème de Hopkins (un de mes poètes anglais préférés) et de nous le commenter si bien, le rendant plus accessible tout en lui conservant tout son mystère.<br /> Merci aussi pour les très belles photos.<br /> Ce poème est dédié par Hopkins à son Seigneur; "son envol et son élan rebuffaient le vent violent": d'emblée, nous entrons dans ce combat du Salut; et, tout ce que tu expliques, Joseph, sur cet Amour qui fond sur nous, depuis le vol stationnaire de l' Elévation jusqu'à l'or vermillon du Calice, est magnifique. Cette descente divine, cette chute ("choir pour se déchirer, pour s'entailler...") est, à son tour, déchirante.<br /> Merci aussi, Frantz, pour cette très belle citation du Deutéronome.
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F
Merci Joseph pour la découverte de ce très beau poème, et pour la manière dont tu le présentes, nous permettant d’en comprendre le sens, et du coup de le lire avec un œil qui tente de percer le secret de « notre Seigneur Jésus-Christ » dans son « envol », sa « seigneurie », sa « bravoure ». Je suis en ce sens tout particulièrement touché par « Nulle merveille : pur et dur labour fait le soc dans le sillon / Étinceler », qui m’évoque à la fois ce qu’a coûté au Christ ce vol embrasé (« Choir pour se déchirer, pour s’entailler d’or-vermillon), et à la fois l’incision qu’il fait dans le cœur des hommes, qui me fait penser que, malgré tout, nous sommes un peu comme des proies pour lui, sauf qu’il ne veut pas nous saisir pour nous anéantir, mais pour nous élever avec lui « là-haut », « en son extase » ! Cela me fait penser à un verset de la Bible, qui compare Dieu à un aigle : « Tel un aigle qui éveille sa nichée et plane au-dessus de ses petits, il déploie son envergure, il le prend, il le porte sur ses ailes » (Livre du Deutéronome, chapitre 32, verset 11).
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