La Bonté incarnée

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci Jeanne de nous partager ce que tu as remarqué
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C
Merci Joseph pour le cadeau de ce regard.<br /> J'avais rarement rencontré une expression aussi saisissante d'un regard de bonté. Douceur qui me pénètre en profondeur, miséricorde et paix… Appel à répondre à ce regard insistant de bonté, mendiant un retour, un amour.<br /> "C'est comme si ton amour avait faim des hommes": Saint Ephrem nous redit magnifiquement combien Notre Seigneur nous attend, désire notre libre amour, sans rien forcer, sans rien exiger, avec la vulnérabilité désarmante d'un petit enfant.<br /> Il est très bienfaisant de se laisser regarder ainsi. Merci.
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J
Merci Joseph pour le détail pris de cette peinture, car je suis touchée par la technique de peinture qui permet de se sentir véritablement regardé, là, devant ce détail. En contraste avec l’œil droit grand ouvert qui vient saisir le « regardé », j’ai été interpelée par l’œil gauche. Il est un peu moins ouvert. Cela me donne l’impression (ce n’est sans doute qu’un effet de l’âge de la peinture) que l’Enfant Jésus pleure et qu’une larme coule sur sa joue gauche, témoignant déjà du souci de la Croix que tous les hommes soient sauvés. J’y vois alors un double regard : un regard captivant qui aime et saisit, et un regard qui pleure de voir sa créature bien-aimée se perdre loin de sa Bonté. Un double regard comme cette Bonté décrite dans le premier extrait de ce magnifique poème de saint Éphrem partagé. Je suis émerveillée par la grandeur infinie du dessein de Dieu : <br /> « Béni soit Celui qui s’est fait petit sans mesure<br /> Pour nous faire croître sans mesure ! ». <br /> Merci d’avoir partagé le dernier extrait que je laisse résonner dans le silence. C’est tellement beau de voir que l’Enfant Jésus n’attend qu’une rencontre de l’homme, un regard pour se donner tout entier.
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L
Merci Joseph ! Merci pour la possibilité de m’arrêter sur ce regard bienveillant et profondément bon de l’Enfant-Jésus sur nous ; de pouvoir me laisser regarder par Lui. Ce qui est extraordinaire dans cette œuvre, bien petite et cachée (que j’ai aussi mis du temps à apprécier), ce sont tous les mots que l’Enfant-Jésus glisse à nos oreilles, lorsqu’Il pose sur nous ce regard et, tendant ses bras, nous attire à Lui. Ce qui me frappe, c’est l’incarnation de cette Bonté de Dieu, et la manière dont Il nous l’offre en se laissant peindre par des artistes inconnus. Quelle humilité, et quelle proximité !<br /> Merci pour les extraits de poèmes de saint Éphrem. C’est également la dernière strophe qui me touche particulièrement. Cette soif de Dieu pour les hommes est un mystère tellement extraordinaire !
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F
Merci Joseph pour la manière dont tu nous présentes cette œuvre : comme toi, j’ai mis du temps à l’apprécier, mais grâce à ce que tu dis, je vois maintenant cette bonté qui ressort de ce visage. Merci pour le poème de saint Éphrem qui nous aide à accueillir cette bonté. Je suis particulièrement touché par : « Ta bonté a fait de toi un tout-petit, Ta Bonté a fait de toi un homme ». Cela me fait penser qu’habituellement, on dit qu’il faut s’endurcir pour devenir un homme, dans le sens négatif de devenir moins vulnérable, et au final de ne plus vraiment croire à la bonté, sans doute pour se protéger de la déception. On comprend ici que, par sa bonté, Jésus homme est resté le tout-petit qu’il a été, et que le tout-petit est déjà l’homme affamé du salut des hommes qu’il sera, comme l’indique cette croix qu’il tient dans sa main, et comme tu le dis très bien. Merci Jean pour ce que tu dis sur l’esprit de chevalerie, la hardiesse et la prodigalité.
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M
Merci beaucoup Joseph pour le partage de ta découverte dans cette église, dans ces lieux l’œil attentif peut trouver tant de merveilles.<br /> Le regard de cet Enfant-Jésus est magnifique, tellement saisissant de profondeur et de bonté comme tu le partages.<br /> Cette symbolique profonde et vraiment si belle de l’Enfant-Jésus tenant la croix, avec son regard et ses bras grands ouverts, comment avoir peur de s’y réfugier… Pour moi c’est dans cette même bonté, avec les bras grands ouverts de la même manière, que nous attend au Ciel Dieu le Père après notre court passage sur la terre, mais justement pour cela cet Enfant-Jésus nous montre le chemin à prendre : se blottir dans ses bras, poser sa tête sur son Cœur, accueillir et vivre de cet Amour déversé à la Croix pour tous les hommes, et surtout, y demeurer.<br /> Merci aussi Joseph pour les belles et riches citations de saint Ephrem. Dans la dernière strophe me touchent particulièrement ces mots : « Comme tu es hardi, ô Tout-Petit qui à tous / Te prodigues ! »
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J
Merci beaucoup Jean pour ton commentaire qui éclaire ce partage à mes propres yeux ; merci d’avoir su discerner l’esprit de chevalerie, et d’avoir relevé ces deux « vertus », avec cette phrase qui me touche et donne à méditer : « j’y retrouve encore l’esprit de chevalerie : hardiesse et prodigalité. Ce Don gratuit est là pour tirer le meilleur de l’autre ». C’est très fort, merci.
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J
Merci, Joseph, de m’inviter à m’arrêter sur cette naïve peinture que je ne trouve pas très belle ; mais grâce à toi je contemple ce lumineux regard, témoin d’une réalité tellement plus lumineuse encore, avec l’aide de la si belle prière poétique de saint Éphrem que tu as mise à la fin de ton article. Et j’y retrouve encore l’esprit de chevalerie : hardiesse et prodigalité. Ce Don gratuit est là pour tirer le meilleur de l’autre : « robe de gloire » et croissance « sans mesure ». Avec le mystère, toujours éberluant, de ces mots : « c’est comme si ton amour avait faim des hommes ».
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