''D'un bras à l'autre s'ouvre sans traîtrise''

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J
Merci Lucie pour ce que tu as écrit!
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M
Merci Lucie pour ce que tu dis sur l'inversion des rôles.
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J
Merci Lucie pour ton beau commentaire
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F
Merci à chacun pour vos commentaires, qui aident à approfondir la contemplation de ce tableau ! Merci Jeanne pour ce que tu dis sur le Sang de Jésus dont Il n'a pas retenu une goutte.
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L
Merci pour la contemplation de cette œuvre le jour du Vendredi Saint et pour le prolongement de celle-ci. Merci pour ce « seul-à-seul » offert. Merci pour tout ce que tu dis, et que vous dites dans les commentaires, sur la lumière, de l’auréole et du Corps de Jésus, et du poème musical. <br /> Ce qui me bouleverse surtout c’est la possibilité d’accueillir ainsi la paix que Jésus désire nous offrir en donnant Lui-même sa vie gratuitement et librement sur la Croix : « le Christ, noblement, presque majestueusement, se tient fermement appuyé sur le marchepied. » (Merci également Joseph pour ce que tu écris dans ton commentaire et pour cette citation biblique : « Ma vie nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne »).<br /> Dans le même sens, alors l’on pourrait s’attendre à entendre le cri de cet Homme souffrant et cloué sur la Croix, je trouve magnifique d’entendre ce chant de l’homme souffrant qui supplie le Supplicié de lui faire miséricorde, de prendre pitié de lui. Comme s’il y avait une inversion des rôles. Le Christ, qui porte et supporte tout, semble nous dire encore et encore qu’Il accepte et désire porter toujours davantage nos souffrances, qu’on les lui remette, car Il les a toutes assumées et ne souhaite pas que nous gardions quelques fardeaux loin de lui. Cela me rappelle cette phrase que Jésus nous a dite : « Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Bible, évangile selon saint Mathieu, chapitre 11, verset 30).<br /> Merci Jeanne pour ce que tu dis de si beau sur le Sang.
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M
Merci beaucoup Jean pour la manière dont tu nous as donné de contempler ce si beau tableau de Velázquez et de me permettre d’y voir ce calme, cette paix.<br /> Merci de donner l’expression latine « Consummatum est » qui est si belle.<br /> Et merci beaucoup pour la contemplation avec ce si beau morceau de Jacquet de Berchem, je l’ai beaucoup aimé et le mot qui m’est venu en l’écoutant est celui de « lumineux ». Oui comme tu l’écris, et en fixant ce Christ sur la Croix, « par ce chant se répand comme une lumière… paisible (…) ».<br /> Me touche cette « lumière » sur l’interprétation des mots « quum dolore langueo », avec la beauté de penser à ces souffrances lumineuses du Christ parce qu’elles apportent aux hommes la délivrance et la guérison, la victoire sur la mort et à ce que peuvent être alors, dans la foi, en étant uni au Christ, les souffrances des hommes.<br /> Merci Frantz pour ton commentaire, et notamment d’avoir vu dans cette auréole de Jésus, le soleil levant de la Résurrection.
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J
Merci Jeanne pour ton beau commentaire sur le Sang
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J
Merci Frantz pour ton beau commentaire et Jeanne pour ce que tu dis sur le Sang
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J
Merci Jean pour ton article qui m’ouvre à la contemplation silencieuse et à balbutier l’émerveillement devant tant de beauté et de bonté données par l’Amour. Je veux te dire un profond merci pour ces mots spécialement : « Un seul-à-seul, non pas un face-à-Face (…) Non, je vous invite à contempler cette œuvre telle qu’elle se donne, chacun de nous devant ce crucifix serein, nu ». Le Corps de Jésus si blanc qui s’extrait complètement du noir de l’arrière plan est magnifique. Il est vainqueur des ténèbres du monde et de mes propres ténèbres. Il est Victorieux ! Je me suis arrêtée sur le sang du côté, des mains et des pieds en pensant que si le Christ est si blanc c’est parce que tout son Précieux Sang est sorti de lui pour couler sur l’humanité entière et lui donner la vie, et il continu de couler jusqu’à la fin des temps. Merci pour l’apport du latin et de la traduction donnée pour regarder Jésus qui ouvre à la paix du repos de la nuit dans l’attente du nouveau jour où il viendra en Soleil, ressuscité ! Contempler ce Christ serein comme tu le décris en laissant résonner les vers tellement beaux, me montre combien c’est sur ce lieu de la Croix et nulle part ailleurs, qu’est donnée l’unique pâture sans mesure.
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C
Merci beaucoup, Jean, de m'avoir offert cette contemplation d'un tableau extraordinaire en ces jours saints de la Passion.<br /> Elle m'a donné du courage et de la paix.<br /> Ces mots de Unamuno et de ton titre, "pâture d'amour", m'ont ramenée à cette faim essentielle du Corps du Christ dont nous sommes si cruellement privés en ces jours de confinement ; contempler ce tableau m'a permis de réaliser à nouveau et de revivre cette vérité: Jésus sur la Croix est même pâture d'amour que dans l'Eucharistie, c'est l' unique sacrifice. <br /> J'ai été saisie que tant de douceur puisse émaner d'une représentation d'un corps supplicié… Cela m'a permis d'entrer dans ton invitation d'un "seul-à-seul", sans me faire violence, en accueillant humblement tant d'Amour (merci Joseph pour ces mots de prière que tu nous donnes :" c'est l'Amour qui le tient, ce ne sont pas les clous"...).<br /> Ne plus être effrayée, ne plus être "éreinté(e)" comme tu l'écris en cette si belle traduction que tu fais de la pièce de Jacquet de Berchem: seulement se laisser aimer...
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J
Merci profondément pour ce partage, dans la grâce de le recevoir en ce soir du Vendredi Saint, presque à l’heure du moment que ce tableau splendide représente. Je suis d’abord profondément touché par ce vers du poème que tu cites, avec la contemplation de la poitrine du Christ livrée en « pâture d’amour ». C’est bouleversant. Et cela résonne si fortement avec ce Corps livré que Velasquez peint, il me semble, comme l’Hostie de la Messe, dans son dénuement et sa blancheur. <br /> Je suis aussi très frappé par la posture du Christ : on Le dirait comme posé sur la Croix, infiniment libre, et cela me rappelle sa propre Parole : « Ma vie nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne » (Bible, évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 18) ou encore cette phrase d’un chant de prière : « C’est l’Amour qui le tient, ce ne sont pas les clous ». <br /> J’ai aussi été touché par ce que tu dis sur le « Consummatum est »… « Comme un feu consumé, Jésus s’est éteint. ». Je trouve cela saisissant de se retrouver ainsi à ce moment précis du dernier souffle du Christ, comme semble le suggérer l’index de la main droite de Jésus – si belle ! – qui paraît encore s’affaisser. Comme le suggère encore son auréole semblant s’atténuer comme un feu déclinant.<br /> En contemplant cette œuvre, où il n’y a rien que l’essentiel, je reçois avec gratitude cette présence de Jésus seul. JÉSUS SEUL. C’est pour moi la leçon de cette œuvre : Lui seul suffit. Comme le chante si bien le chœur, d’une paix pure et profonde : « Seigneur, Seigneur, c’est Toi mon espérance ! ». Ces deux œuvres se répondant dans l’invitation à un dialogue très personnel avec Jésus, comme tu nous y invitais d’ailleurs avec ce « seul-à-seul ». J’ai beaucoup aimé en ce sens la force du « Domine » et la douceur du « Miserere mei », de cette musique baroque tellement inspirée. Merci pour ce « seul-à-seul » lumineux et bouleversant.
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F
Merci beaucoup, Jean, pour la manière dont tu nous partages ce tableau extraordinaire : tes mots à la fois poétiques et profonds m’ont aidé à entrer dans cette atmosphère de paix que tu décris. Merci pour le « seul-à-seul » que tu suscites par ce que tu écrits. Merci également pour le poème musical de Jacquet de Berchem, effectivement sublime, que j’ai écouté comme une berceuse (même si ce mot n’exprime pas exactement ce que je veux dire). En effet, ce Christ de Velàzquez s’est endormi dans la mort, dans une paix saisissante. Merci en ce sens pour le latin « consummatum est », et l’image du feu consumé que tu donnes. Je suis frappé ensuite, mais aussi grâce à tout ce que tu écris, par la lumière du corps de Jésus : je pense que sans ton commentaire j’aurais perçu cela comme la froide pâleur de la mort, alors que non, je vois vraiment que c’est déjà la lumière de la Résurrection qui est ici annoncée. L’auréole elle-même est un peu comme un soleil levant… Aussi suis-je émerveillé devant la capacité de l’art à « imager » une théologie juste et profonde : ici le fait que la mort et la Résurrection de Jésus sont un même mystère, que l’un ne peut se concevoir sans l’autre, et que dans l’extrême douleur de la Passion, il y a la paix de Celui qui s’est abandonné totalement entre les mains de Dieu le Père, auteur de la Vie, et non de la mort. Et je trouve que Velàzquez l’a fait avec un savoir-faire évidemment prodigieux, tout en restant dans la pureté (au sens de ce qui est simple, sans fioriture, sans parasite) : rien de trop dans ce tableau, tout est là, dans la réduction de la palette de couleurs, dans les ombres discrètes, dans la disposition du corps, dans le bois de la croix… Le Christ est là, dans toute sa pureté, rien besoin de plus. Ce qui est au service de ce « seul-à-seul » auquel le peintre et toi-même nous conviez.<br /> Merci également pour le titre que tu as choisi, bouleversant !... Le terme de « Pâture d’amour » pour désigner la poitrine du Christ, et donc son Cœur, ouvre des abîmes de contemplation… Je ne m’essaierai pas à le commenter, je partage simplement que ces mots me touchent profondément.<br /> Merci pour cet article, qui, je trouve, est une réponse à toutes nos tentations de voir la Croix comme une folie inacceptable, ou comme un scandale : face à tant de paix, que peut-on redouter ?
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