Transfusion d'âme

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Publié dans Dessin et peinture

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L
Merci Christine pour ces œuvres partagées. Je suis frappée par la dureté des traits, mais je te remercie surtout pour le chemin qui fut le tien pour accueillir ces œuvres et que tu nous partages. Cela m’aide également.<br /> Je suis frappée par la violence des quelques mots de l’artiste que tu nous partages (même pour la Résurrection), qui sont un plein écho à ce « coup de griffe » sur ses œuvres peintes : « tous les râles de la Sainte Agonie » ; « formidable clarté de la Résurrection » ; « j’essaye furieusement ».<br /> Le dessin du Christ enserré entre les bras de la Vierge Marie me touche plus particulièrement, notamment par la représentation de son abandon total, sa tête tombée en arrière, son visage souffrant, le bras pendant et le torse courbé ; ainsi que la présence du linceul aux plis anguleux.
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M
Merci Christine de nous partager ces deux œuvres ainsi que ce que tu as personnellement ressenti.<br /> La dureté de ces scènes et surtout celle des traits de Jean-Georges Cornélius me touchent beaucoup, particulièrement dans le « Mater Dolorosa ».<br /> Je trouve cette phrase profondément magnifique même si évidemment elle est à méditer et à comprendre réellement pour la vivre : « La seule chose qui compte, c’est d’arriver à force d’amour et de pitié à entendre tous les râles de la Sainte Agonie, et puis d’aller attendre que la formidable clarté de la Résurrection se glisse entre les pierres du tombeau », merci beaucoup Christine de me la faire découvrir !<br /> Je trouve si belle aussi cette définition de l’Art qu’il donne.
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J
Merci Christine de nous partager comment tu as pu aller plus loin que ta première impression. Quant à moi, ces dessins ne me rejoignent pas du tout d’un point de vue strictement esthétique, mais ce que dit cet artiste est une vérité profonde ! Merci Frantz pour ce que tu écris, que j’ai également vu ainsi : « ces traits épais et sombres qui découpent les formes avec une certaine violence. Peut-être est-ce l’expression de ce « furieusement » que Cornélius veut mettre dans son art. Il n’y a en effet pas de délicatesse, comme s’il voulait hurler sans ménagement, mais par le dessin, ce qui l’habite… Sans doute l’horreur de la guerre a-t-elle influencé cet art cru et dur, mais ne l’a manifestement pas vidé de la tendresse de cet artiste pour Jésus. »
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J
Merci Christine de ne pas t’être arrêtée à ta première approche pour pouvoir les partager. Ce que tu dis sur le trait qui ressemble à un coup de griffe ou à un coup de fouet, m’a aidée à regarder ces peintures dessinées. Le bleu clair présent sur la première peinture et plus répandu sur le corps de Jésus dans la deuxième peinture, me ramène au torrent de vie qui s’est éteint dans le corps de Jésus. Je trouve fort l’étreinte de la Vierge Marie qui porte ce manteau si lourd de deuil, que le peintre a représentée. Marie semble vouloir écouter un signe de vie dans ce corps. Je trouve belle cette expression de « transfusion d’âme » en pensant que dans son agonie, le Christ est venu apporter son Sang à l’humanité en agonie sans Dieu et qui a besoin de la transfusion sanguine du Précieux Sang de Jésus.
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J
Merci pour ce partage reçu en ces heures de la mémoire de la Passion et de la Mort de Jésus, qui prend ainsi une force particulière. Ce qui m’y touche le plus sont les mots de Cornélius, la profondeur de ce qu’il exprime et la saisissante mission qu’il a étreinte : « La seule chose qui compte, c’est d’arriver à force d’amour et de pitié à entendre tous les râles de la Sainte Agonie… » ; mais je pourrais citer tout le reste évidemment… C’est tout un programme de vie ! L’image même de la « transfusion » n’est pas sans violence d’ailleurs : on perce la peau pour pouvoir atteindre la veine… On ressent ce côté « furieux » dans les traits durs, du crayon et des visages... Non ce n’est pas beau, sinon de la beauté de l’Amour incarné que cela évoque. Cela ne laisse pas indemne en tous cas, et j’ai été spécialement frappé par la douleur de la Vierge Marie, ainsi que par ces deux porteurs du Christ qui ne semblent être plus que des fossoyeurs soulevant un corps décharné et blafard. Le peintre semble dire, pour moi : non, Jésus n’a pas fait semblant, Il est allé au plus bas, Il s’est « dépouillé » pour nous donner sa Vie (Bible, Lettre de saint Paul aux Philippiens, chapitre 2, verset 7). Et cela presse encore davantage de voir « la formidable clarté de la Résurrection ».
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F
Merci Christine pour la découverte de cet artiste. J’ai trouvé vraiment très fort et très beau ce qu’il exprime sur l’origine et le but de son art ! Et en effet, on sent bien à travers les deux œuvres que tu nous partages (et particulièrement Mater Dolorosa), que c’est le fruit d’une profonde et longue contemplation. Il y a effectivement, je rejoins ce que tu dis, quelque chose de dur dans ces tableaux, notamment du fait de ces traits épais et sombres qui découpent les formes avec une certaine violence. Peut-être est-ce l’expression de ce « furieusement » que Cornélius veut mettre dans son art. Il n’y a en effet pas de délicatesse, comme s’il voulait hurler sans ménagement, mais par le dessin, ce qui l’habite. Et pourtant, en tout cas dans ces deux images, il y a une tendresse étonnante, de la part de la Mère des Douleurs, dans son geste si beau, et de la part de l’homme qui porte le corps du Christ par les genoux. Le contraste est étonnant. Sans doute l’horreur de la guerre a-t-elle influencé cet art cru et dur, mais ne l’a manifestement pas vidé de la tendresse de cet artiste pour Jésus. À cet égard je trouve très belle l’expression « aller attendre que la formidable clarté de la Résurrection se glisse entre les pierres du tombeaux » ! On y perçoit l’amour du disciple qui attend son maître et se tient prêt, à l’affût du moindre rayon de lumière, du moindre signe de sa Présence vivifiante.
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