L'autre Joseph

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L
Merci Joseph pour ce très beau moment de contemplation prolongé. <br /> Merci d’abord pour la manière dont tu nous présentes cette scène. Je trouve très beaux ces mots « porteurs » et « escorte » pour parler d’abord de l’ange et de la Vierge Marie, puis de saint Jean et sainte Marie-Madeleine. Ces mots m’évoquent la majesté du Grand Roi, couché, mais porté et escorté dignement, par ces quelques disciples fidèles et encore présents. Cela me fait penser aux chaises ou brancards de procession.<br /> Merci pour le bouleversant miroir que tu nous proposes entre les deux Joseph. Voici les expressions et vers qui me touchent profondément :<br /> <br /> « le gardien du Corps de Jésus »<br /> <br /> « Pour recueillir comme Joseph<br /> Votre adorable humanité »<br /> <br /> « Lui qui reçut comme un trésor<br /> Votre Corps d’enfant nouveau-né<br /> Qu’il m’enseigne à bien Vous porter<br /> À bien tenir l’Hostie brisée »<br /> <br /> « O Créateur qui sur mon sein<br /> Reposez en petit enfant. »<br /> <br /> Merci de nous avoir offert cela !<br /> Merci à chacun pour vos très beaux commentaires.
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M
Merci beaucoup Joseph de me permettre de découvrir ce retable magnifique ! D’abord la représentation de la Croix me touche, avec tout ce doré, ces rayons, cette couronne d’épines elle aussi semblant rayonner, cela m’évoque beaucoup de gloire, la Gloire de cette Croix qui permet à l’humanité entière d’être rachetée et ouvre les portes du Salut et de la Vie éternelle à celui qui l’accueille. Je trouve beau la présence de cet arc-en-ciel signe de l’Alliance dans la Bible, qui semble aussi former l’auréole de la Vierge Marie, avec les étoiles, comme cela est représentée bien souvent. Et cette alliance manifestée par l’arc-en-ciel se trouvant justement entre la Vierge Marie, Mère de Jésus qui en l’accueillant selon la volonté de Dieu a permis cette alliance avec les hommes, et la Croix qui scelle l’alliance d’Amour de Dieu pour les hommes.<br /> Les visages dans la lune et le soleil m’ont interpellée. J’ai pensé alors que ça pouvait être le signe que toute l’humanité de son commencement à sa fin est rachetée et sauvée par le sacrifice de Jésus. Le soleil représentant le début de l’Histoire et la lune la fin et donc les visages tous les hommes.<br /> Je suis frappée et touchée par les regards de la Vierge Marie et de sainte Marie-Madeleine, tous deux il me semble, fixant cette plaie de Jésus au côté. Le visage de Marie exprime tant de tristesse. Je trouve beau aussi la présence de cet ange.<br /> Merci de permettre par ton partage de m’arrêter et de contempler cette figure de Joseph. Dans sa main droite on voit bien la tenaille, et apercevant quelque chose dans sa main gauche, j’ai pensé au marteau. Image de la tenaille et du marteau que l’on trouve notamment sur la croix de l’apparition de Notre-Dame de La Salette (département de l'Isère), comme pour présenter aux hommes ce choix, d’enfoncer les clous de Jésus par notre péché en utilisant le marteau ou d’arrêter ses souffrances par notre repentir et notre conversion en choisissant la tenaille. Ici Joseph lève bien cette tenaille, lui l’homme « bon et juste » qui « attendait le règne de Dieu ».<br /> Merci pour tes mots « À l’orée de la vie humaine du Christ et à son terme, comme en miroir, se tient donc un Joseph, chargé d’être le gardien du Corps de Jésus »<br /> Et merci Joseph pour le partage de ton poème. Me frappe la crainte de Joseph, ce respect rempli d’adoration.<br /> Ces vers me touchent plus particulièrement ce soir :<br /> « Ouvrier de la dernière heure »<br /> <br /> « Qu’il m’enseigne à bien Vous porter<br /> À bien tenir l’Hostie brisée »<br /> <br /> « Ce cœur à Cœur… comment vous dire ?<br /> Mon cœur éclate, et je Vous aime ! »
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J
Merci d’abord pour ce beau partage du patrimoine breton. J’ai été touché par la naïveté de cet art si profond, résumé, je trouve, par cet arc-en-ciel, signe de l’Alliance. Je me suis arrêté sur la lumineuse Croix couronnée, le saint Jean si royal, et, plus encore, sur le bras imposant du Christ, soutenu bien péniblement par ce tout petit ange emporté par le poids vers l’arrière.... <br /> « À l’orée de la vie humaine du Christ et à son terme, comme en miroir, se tient donc un Joseph, chargé d’être le gardien du Corps de Jésus » : merci pour ce magnifique sujet de méditation ! Ton poème est très beau, et je retiens particulièrement ceci : <br /> <br /> « Comme jadis entre les langes<br /> Joseph posa le Pain des anges<br /> J’étends ici dans le Suaire<br /> L’Emmanuel, l’Agneau livré »<br /> <br /> Merci Christine pour ce que tu commentes des clous arrachés… le réalisme de la Croix. Merci Frantz pour la remarque sur la nuit étoilée qui témoigne du lien entre Nativité et Passion ; et Jeanne pour celle sur le bloc que forment les personnages.
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J
Merci Joseph pour le partage de ce retable que je trouve magnifique et qui m’a conduite à la contemplation. La magnifique Croix aux rayons lumineux, promesse déjà de la Résurrection du Christ, m’a émerveillée. Je me suis arrêtée sur la présence de la lune dont le quartier regarde vers cette Croix, et celle du soleil au visage tourné vers les autres. Puisque la Croix est l’objet de la réconciliation, leur présence me touche car elle fait écho en mon esprit à l’enseignement de saint François d’Assise (saint italien de la fin du 12e et début du 13e siècle) qui dans son Cantique des créatures loue Dieu pour sœur lune qui entraîne à se réconcilier avec ses profondeurs et avec la mort, et le loue pour frère soleil, image du don qui ne calcule pas et qui invite à être don pour les autres, transfiguré par le Soleil même qu’est Dieu. <br /> Je trouve beau le fait que dans ce retable tous les personnages présents sont liés et forme un bloc. Il n’y a pas d’espace lorsqu’on les regarde et cela me conduit à m’émerveiller du fruit de réconciliation des hommes entre eux pour ne former qu’un corps en Dieu : « il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine. » (Lettre aux Ephésiens, chapitre 2, versets 15 et 16). J’aime le geste aimant et délicat de la Vierge Marie et du petit ange qui soutiennent chacun une main du Christ, et j’aime aussi l’attitude que tu relèves de saint Jean et de sainte Marie-Madeleine « escorte très digne et pleine d’adoration ». <br /> Merci beaucoup de partager par ce poème ton admiration. J’ai spécialement aimé ces images que je ne commente pas pour les accueillir plutôt dans le silence mais qui m’ont touchée : <br /> « du grand Autel De bois croisé » ; « me voici au grand Office Indigne prêtre, au Sacrifice Pour recueillir comme Joseph Votre adorable humanité » ; « À bien tenir l’Hostie brisée » ; « O Créateur qui sur mon sein Reposez en petit enfant. » ; « Du tombeau de l’humanité ».
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F
Merci Joseph pour la profondeur de ce que tu nous partages. Ce parallèle entre les deux Joseph montre de manière si forte le lien entre la Crèche et la Croix ! Sans doute l’artiste qui a sculpté cette remarquable descente de croix l’a-t-il vu lui aussi, si c’est lui qui a également peint le fond : je trouve en effet que la nuit étoilé, et cette croix resplendissante, d’où jaillit la lumière, évoque la lumière de Noël dans la nuit de notre monde. La taille des tenailles me saisit : instrument imposant, qui dit sans doute aussi la force avec laquelle Joseph d’Arimatie a réclamé le corps de Jésus. Je remarque qu’il a laissé au Christ sa couronne d’épines, qui est déjà couronne de gloire, toute d’or, comme l’est aussi celle qui orne la croix lumineuse au fond. <br /> Je te remercie pour la beauté de ton poème. Je suis tout particulièrement touché par le saisissement de Joseph d’Arimatie face à ce rôle qui lui est donné : « Indigne prêtre, au Sacrifice », « O mon grand Dieu, c’est trop donner ! Je ne puis être l’intendant De votre chair que l’on descend Entre mes bras ; qui suis-je donc ? » Et pourtant, loin de refuser ce présent qui lui est fait, malgré son indignité (c’est donc qu’il ne s’y arrête pas), il accueille ce qui est donné : « O Créateur qui sur mon sein Reposez en petit enfant. » Je suis très touché également par la finale, qui montre la profondeur et la vérité de cet accueil, car il est fait non dans la crainte d’un moment, mais dans le désir constant et fidèle d’accueillir Jésus en soi : « Qu’avec la foi au fond de l’âme Et le désir qui vous réclame Je garde en mon cœur imprimé À jamais votre Face aimée. » Puissions-nous, comme Joseph, garder au cœur la Face de Jésus, et le désir de sa venue.
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C
Merci Joseph pour cet article qui me touche profondément.<br /> D'abord par l'émerveillement devant les trésors, souvent méconnus, que recèlent tant de chapelles et d'églises tout près de chez nous; c'est une invitation,-quand elles rouvriront-, à entrer, à regarder, à se laisser surprendre, à prendre le temps de l'admiration silencieuse.<br /> Ensuite par la beauté même de ce retable de pierre dont j'aime beaucoup les bleus qui donnent à l'ensemble une sorte de paix: " tout est accompli". Je suis très frappée par les tenailles que tient Joseph d'Arimathie: il a descendu Jésus de la Croix, il a donc arraché les clous (et il fallait des tenailles tant ils étaient enfoncés…); c'est sans doute la dernière violence faite à ce Corps béni, mais violence d'amour pour rendre Jésus à la Vierge Marie, puis à la douceur du linceul et au grand repos du tombeau.<br /> Enfin, par la profondeur de ton poème et tout l'amour qu'il contient en ce saisissant parallèle entre les deux Joseph, tous deux gardiens du Corps de Jésus, qu'Il soit "enfant nouveau-né" ou "Hostie brisée", "entre les langes" ou dans le Suaire"...<br /> Indigne ouvrier de la dernière heure, comme tu l'écris, l'autre Joseph m'invite dans sa prière; avec lui, je peux dire "je": "qui suis-je donc?" ; et laisser éclater mon cœur.<br /> Merci.
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