Comment ai-je ce bonheur?

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J
Je suis touché par le 3è plan de cette sculpture remarquable, à la hauteur, autant qu’il est possible bien sûr, de ce si beau mystère. La si grande jeunesse de Marie souligne encore plus l’extrême maturité de l’Immaculée, et ici, en effet, c’est Élisabeth qui devient la « petite fille » confiante… Et pourtant Dieu sait si la porteuse de Bonne Nouvelle aurait eu besoin, sans doute, d’être elle-même confortée en ce moment de son Histoire ! Mais elle se fait don total : « accueillante, bienveillante et douce, elle témoigne de la proximité de Dieu ».<br /> Je rejoins également ce que tu écris : « comme si Élisabeth adorait Jésus présent devant elle dont Marie est le tabernacle ».
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M
Merci Jeanne pour le partage de cette sculpture. Je suis frappée par le visage si jeune de Marie qui semble exprimer simplicité et douceur.<br /> Je trouve beau la posture d’Elisabeth qui paraît s’être jetée aux pieds de Marie en comprenant que la Mère du Seigneur venait la visiter. C’est toute sa posture et son regard qui me frappent.<br /> Et je vois aussi dans les mains de Marie posées sur les épaules de sa cousine, tant d’humilité et de bienveillance, comme si elle voulait la relever, cette femme avancée en âge, enceinte, sans doute tant fatiguée, qui se prosterne devant le Seigneur en son sein.
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J
Merci pour cette belle découverte, et pour la joie de contempler cette rencontre extraordinaire entre Marie et sa cousine Elisabeth. J’ai aussitôt pensé à ces quelques vers de Max Jacob dans son poème « Visitation », en voyant comment était représentée Marie, dans sa simplicité juvénile : « Louange à cette petite fille de la campagne/Qui a été l’épouse et la mère de Dieu ! ». J’ai aussi été très frappé par le visage d’Elisabeth comme en « miroir », et je rejoins Christine dans son beau commentaire sur l’expression par cette sculpture de « l'union d'une Attente qui traverse les âges, l'attente du Salut ». Mais ce qui me touche le plus dans cette sculpture, c’est l’étreinte passionnée de sainte Elisabeth : on dirait qu’elle voudrait élever Marie vers le ciel, ou encore, rester toujours accrochée à Elle, parce qu’elle a su écouter et comprendre qu’Elle était ce tabernacle, cette ancre qui nous attache sur le Roc qu’est Jésus, petit embryon en Elle.
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F
Merci beaucoup Jeanne pour la découverte de cette très belle statue. Me touche tout particulièrement le visage de Marie, si pur, si simple. Je trouve que l’artiste a su rendre l’humilité de la Vierge qui sait qu’elle est « bénie entre toutes les femmes » (Évangile selon saint Luc, chapitre 1, verset 42), mais qui n’en tire aucune gloire personnelle. Sa main si délicatement posée sur l’épaule d’Élisabeth manifeste l’accueil de Marie et de Jésus qu’elle porte en elle. Le geste d’Élisabeth est également très fort et beau : pour le coup, elle semble vouloir attirer Marie à elle, et même s’y accrocher. Je trouve aussi son visage très beau, plein de joie profonde, et c’est vrai qu’on l’entend bien dire : « Comment ai-je ce bonheur… » Oui, elle est heureuse, cela se voit. Heureuse que Marie, Mère du Sauveur, soit venue jusqu’à elle. Je trouve qu’en contemplant cette œuvre, il est facile de penser que Marie, dans sa simplicité et sa tendresse, vient de la même manière jusqu’à nous, sans s’imposer, pour nous apporter ce vrai bonheur.
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C
Merci, Jeanne, pour la très belle sculpture que tu nous présentes et pour l'orientation que tu donnes à notre contemplation par le titre choisi qui est aussi conclusion de ton article : " comment ai-je ce bonheur?"<br /> C'est comme une méditation sur le bonheur: celui de recevoir Jésus par Marie; un bonheur qui passe par des gestes très simples d'accueil et de tendresse, par un échange de regards très pur. L'art du sculpteur qui met en présence le visage tout ridé d'Elisabeth et celui si juvénile et clair de la Vierge Marie permet de comprendre qu'il s'agit de beaucoup plus qu'une rencontre entre deux mères: l'union d'une Attente qui traverse les âges, l'attente du Salut.
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L
Merci Jeanne ! Encore une fois ce qui me subjugue c’est la beauté du visage et de l’attitude de la Vierge Marie. Sur la première prise de vue, c’est la très grande jeunesse de la Vierge Marie qui m’a frappée (et le contraste si fort avec sa cousine) ; et son attitude d’accueil profond mêlé d’étonnement devant l’agenouillement de sainte Elisabeth. Sur la dernière photo, c’est surtout la beauté du visage de la Vierge Marie et sa douceur qui m’émerveille. Je rends grâce pour ces artistes qui ont su si bien mettre leur talent au service de la beauté !<br /> Merci pour ce que tu écris sur l’adoration de sainte Elisabeth qui reconnait la Vierge Marie comme tabernacle et lieu de la présence cachée de Jésus – embryon. <br /> Je trouve aussi magnifique l’attitude de sainte Elisabeth, penchée vers la Vierge Marie, les mains tendues.
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