« Tu as blessé mon cœur… »

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Publié dans Musique, Danse

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J
Merci Frantz et Marguerite pour vos commentaires
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J
Merci Frantz pour ton commentaire avec ce que tu as écrit : "Les mots y sont chantés avec plus de poids, je dirais, et répétés, insistés… C’est vrai, Dieu ne parle pas comme nous, son message ne change pas, et il nous faut bien du temps pour l’intégrer… Alors Il le répète, patiemment. Aussi je trouve si fort ces répétitions lentes dans le chant, qui aident à saisir le poids de ces paroles : « tu as blessé mon cœur »."
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M
Merci Joseph de nous partager la beauté de ce poème et de ces voix. Dans cette première phrase chantée, j’ai particulièrement été touchée par cette note perçante à 2,14’. <br /> La réponse de prière est magnifique !<br /> « Je te salue le cœur léger », ce « cœur léger » m’évoque la condition de pécheur-sauvé, pécheur-pardonné, baigné dans la Miséricorde de Dieu donné par le sacrifice de Jésus sur la Croix.<br /> « Je me délecte de t'embrasser ». Ce verbe « délecter », prendre un plaisir extrême, me touche. <br /> « Languissant des blessures de l'amour ». Je pense à ces mots de Jésus sur la Croix adressés à toute l’humanité : « j’ai soif », soif de notre réponse d’amour à son don d’Amour.<br /> « Penche-Toi vers mon cœur,<br /> Afin qu'il puisse s'appliquer<br /> Avec dévotion à ta poitrine » C’est tellement beau ! Et je suis frappée par le fait que la prière soit « penche-Toi vers mon cœur » là encore c’est Dieu qui s’abaisse, qui se penche vers sa créature pour qu’elle puisse reposer sur son Cœur et recevoir son Amour, tout est don de Lui, nous n’avons qu’à ouvrir notre cœur à ce qu’Il nous donne.<br /> Merci Joseph pour la découverte de cette partie de cantates.
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F
Merci beaucoup Joseph pour la découverte de cette œuvre magnifique ! J’ai tout d’abord trouvé très forte cette progression de contemplation des plaies du Christ, cette élévation des pieds jusqu’à la Face.<br /> Je suis frappé par les différences entre la première partie, celle du « vulnerasti cor meum », qui met dans la bouche du Christ en croix cette parole bouleversante du Cantique des cantiques, et la suite, la réponse de l’âme à Dieu : la première est d’un rythme bien plus lent, avec pourtant une intensité et une tension bien plus forte que la deuxième. Les mots y sont chantés avec plus de poids, je dirais, et répétés, insistés… C’est vrai, Dieu ne parle pas comme nous, son message ne change pas, et il nous faut bien du temps pour l’intégrer… Alors Il le répète, patiemment. Aussi je trouve si fort ces répétitions lentes dans le chant, qui aident à saisir le poids de ces paroles : « tu as blessé mon cœur ». On n’entend d’ailleurs aucun reproche dans ces mots si bien chantés, mais plutôt l’expression d’une fidélité de Dieu qui n’oublie pas ce qu’Il a souffert pour nous en Jésus, ce que nous lui avons coûté, et qui veut que cela ne soit pas en vain. Et puis, la blessure révèle l’amour infini de Dieu pour nous !
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J
Splendide. On comprend l’admiration de Bach (mais les maîtres des maîtres sont presque toujours oubliés…). Et si cette œuvre, dont le thème johannique me touche énormément, reflète l’âme de son auteur, on comprend aussi qu’il soit béatifié !<br /> Merci Joseph car, comme tu le dis bien, cette « méditation ascensionnelle » toute de « beauté » et de « douceur paisible » conduit à « une contemplation émerveillée, lumineuse ».<br /> J’ai été particulièrement marqué par l’interprétation de « soror » et de « viva ».
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C
Merci Joseph de m'avoir fait entrer dans cette œuvre si belle et pour ce que tu expliques dans ton article en particulier sur cette "grande méditation ascensionnelle" qui nous fait vénérer les plaies du Christ depuis les pieds, les genoux, et jusqu'au face à Face.<br /> J'ai trouvé bouleversant la reprise des "vulnerasti" qui m'a fait penser à un épanchement du coeur par petits flots qui suivent en douces saccades, comme en bonds de cascade, les mots et la musique: en écoutant, je voyais vraiment cet épanchement du côté transpercé de Jésus; j'ai trouvé bouleversant aussi l'appel répété de "soror".<br /> Merci de nous permettre de méditer sur les blessures du Christ en ce temps de Carême; ce sont ces blessures qui doivent blesser nos cœurs et permettre que l'amour s'y répande; sera possible alors le dialogue entre deux cœurs blessés.<br /> Monte en moi cette prière de Saint Ignace de Loyola: "dans tes blessures cache-moi, ne permets pas que je sois séparé de toi"
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J
Merci Joseph pour ton article grâce auquel je découvre cette œuvre musicale magnifique avec son sujet passionnant. Je trouve que cette parole d’amour du Christ qui se fait Amour est saisissante avec le poids mis dans les voix. La clarté des voix féminines et celle de l’homme plus grave, m’ont aidée à contempler ce Cœur divin doux et fort. J’ai trouvé fort d’écouter ces noms de sœur et d’épouse mis dans la bouche de Jésus à la Croix. C’est bien par la Croix que tous les hommes pourront devenir fils de Dieu dont le Christ est le Frère aîné et appeler Dieu « Père ». C’est à la Croix que Jésus embrasse et rachète la vie de tout homme. J’aime énormément l’évolution des voix de la réponse de l’aimé qui se termine par une voix d’homme car cela marque pour moi la force de la détermination pour s’appliquer à aimer ce Cœur et être au plus près de Lui. Je suis frappée de lire dans la première strophe du poème combien cette salutation au Cœur divin traduit un très grand désir de fixer le regard sur Jésus pour accueillir son salut entièrement.
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L
Merci Joseph pour cette prière et méditation sur la beauté de l’Amour de Jésus pour notre âme, appelée « épouse » et « sœur ». La première partie, avec la phrase que tu as mise en couleur, est d’une si grande beauté ! Merci pour tes indications sur la manière de l’écouter. Entendre cette voix de Dieu qui nous parle avec tendresse et vérité de ce que nous sommes pour Lui est bouleversant : Jamais les péchés ne sont édulcorés : « Tu as blessé » ; mais cela n’étouffe pas, et bien au contraire révèle magnifiquement, la tendresse et l’amour de Dieu qui sont exprimés de manière si poignante par ses mots, ses titres : « ma sœur, mon épouse ».<br /> Dans chacune des parties suivantes, ce qui me touche est le lien si fort entre le Cœur de Jésus et l’âme. Il me semble que le poète ne parle pas tant d’un seul sujet : le Cœur de Jésus, mais de deux sujets qui ne doivent en former plus qu’un : le cœur de l’homme uni intimement et totalement au Cœur de Jésus.<br /> Enfin, j’aime profondément ce vers et ce qu’il exprime : « Cet amour à ton Cœur ravi ».
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