"Le pilier de Souillac"

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J
Merci Joseph pour ce que tu évoques de l'émulation, Jeanne de l'effet d'escalier, et Marguerite de la protection.
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M
Merci Lucie pour le partage de ce trumeau que tu me fais découvrir et pour ce beau parallèle que tu as fais entre ces deux faces. Le contraste est vraiment frappant entre tous ces animaux entassés se dévorant et la paix et la simplicité qui se dégage de l’autre côté. Ces deux faces sont pourtant bien deux réalités profondes que l’homme peut choisir dans sa vie, merci pour les interrogations que tu poses en ce sens dans ton article. Le détail du jeune homme courbant la tête que tu mets est vraiment beau, cette attitude d’humilité, de crainte et de confiance vis-à-vis du Père. Ce que je trouve beau également c’est que l’on peut apercevoir des pattes d’animaux qui atteignent le personnage qui représenterait Dieu le Père, au bras droit et au cou lui faisant d’ailleurs courber la tête, cela ne semble pas si évident de résister, ni très agréable, mais elles ne peuvent toucher le jeune homme, ce qui évoque vraiment je trouve la protection que Dieu apporte à ceux qui l’aiment et croient en lui.
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C
Merci, Lucie, de nous donner ce pilier de Souillac à regarder et ton approche à méditer.<br /> L'entre-dévorement dans la confusion et la violence s'oppose tellement à ce geste de confiance et d'accueil qui révèle la profondeur d'une relation absolument unique (même si le sculpteur répète la scène). <br /> S'incliner, poser sa tête sur le Cœur de Jésus, entrer dans cette extraordinaire filiation est la seule façon d'échapper à la brutalité aveugle et dépourvue de sens qui peut se déchaîner autour de nous, dans le monde, mais aussi dans notre propre cœur...
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F
Merci Lucie pour cette belle découverte ! Une fois de plus, l’art de l’enseignement pictural au Moyen-âge me laisse admiratif ! Pas de grands discours, mais j’imagine que tous ceux qui posaient les yeux sur ce trumeau n’en oubliaient pas la leçon, et que le contraste des deux scènes devait revenir en mémoire très facilement. Enfin, je ne me mets pas à part de ces spectateurs ! Je trouve également très belle, comme cela a été déjà dit, par la tendresse et la délicatesse paternelle des scènes de droite. Merci Lucie pour ce que tu en dis.
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J
Merci Lucie de partager cette découverte architecturale. C’est spécialement sur le côté de la scène de voracité, que je me suis arrêtée. Cette scène m’a vraiment donné l’impression d’une escalade de la violence notamment par la présence de ces sortes d’oiseaux dévorants qui, je trouve, forment un escalier. Cela me redit le danger qu’il y a à laisser ne serait-ce qu’un peu de place au mal car après ça n’évolue qu’en crescendo.
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J
Merci de nous faire découvrir ce trumeau chargé d’histoire et de symbolique, selon l’art si « parlant » du Moyen-Age, avec cette recherche du sens dans tous les détails des œuvres. C’est frappant de voir en effet l’opposition entre le chaos provoqué par le mal qui ruine les relations et la communion montrée par ces trois duos. Cela m’évoque l’enseignement que la fraternité n’est possible que dans la reconnaissance d’une filiation commune – si l’on voit ici la figure du Père céleste –quand le lien personnel à Dieu rejaillit sur le lien aux autres ; sinon, l’homme dévore son semblable. Cela me fait tristement penser à notre société…<br /> Je trouve frappant de comparer les deux façons dont les personnages s’appuient sur les autres : à gauche, cela donne l’effet d’un écrasement de l’autre, d’un piétinement ; alors qu’à droite, je crois plutôt voir un délicat soutien : la tête n’est pas écrasée, mais devient comme une marche pour que l’autre puisse se hisser plus haut, comme s’il s’agissait d’une entraide mutuelle pour monter vers cette rencontre avec l’homme de l’étreinte.
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J
Merci pour la découverte de ce trumeau très suggestif, et pour l'interprétation que tu en donnes.
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