Le bandit et la Dame

Publié le

Publié dans Littérature

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Merci Édouard pour le partage de ce beau poème à Marie ! J’aime moi aussi beaucoup « Marie, vierge Prairie où reposent les Cieux » : cela me fait penser au Jardin de la Genèse, où l’homme était en pleine communion avec Dieu. J’aime aussi tout particulièrement « vie de mon âme, et secret de mon cœur » ! C’est tout un programme de vie, un itinéraire, et que c’est beau et enthousiasmant !
Répondre
M
Merci Edouard de nous partager ton poème, et pour la beauté de ces titres adressés à Marie, de cette louange. <br /> Ceux-ci m’ont tout particulièrement touchée :<br /> « Marie, Fille choisie et Bien-Aimée du Père », « Marie, chérie du Père, Aînée de son Amour », parce que le lien de Marie avec Dieu le Père me touche. Je trouve très beau ce vers « Marie, vierge Prairie où reposent les Cieux » avec l’image d’une prairie si vaste, belle, accueillante, paisible et pure. Et puis celui-ci « Marie, emplie de Grâce, débordante de Vie » parce que j’aime le titre donné à Marie « emplie de Grâce ».
Répondre
J
Merci Edouard pour ton poème et cet émerveillement partagé devant la beauté, la bonté de Marie, et sa Maternité pour nos âmes. Je trouve spécialement belle et inspirée l’image de la « vierge Prairie », avec ce qu’elle m’évoque par rapport à cette « Terre » où Jésus, le Bon Berger peut conduire ses brebis, bien gardées dans ce sûr Pâturage. J’aime aussi l’expression « pétrie par son Esprit », qui donne à s’émerveiller devant la docilité de Marie, son entière « souplesse » dans les mains de Dieu, pour devenir son chef-d’œuvre.
Répondre
L
Merci Edouard pour le partage de ce poème.<br /> Deux titres m’interpellent et me touchent ; et je vois qu’ils se rejoignent si bien : « Marie, vierge Prairie où reposent les Cieux » et « Marie, Terre fertile de toutes les vertus ». Reliés, ils me parlent de la capacité de la Vierge Marie à accueillir les dons de Dieu, et que c’est ainsi qu’elle produit avec grande abondance des fruits pour tout ceux qui se confient à sa prière (tel que la dernière strophe l’exprime si bien !).<br /> J’aime aussi le lien entre la paix et le feu qui revient deux fois.
Répondre
E
Bonsoir, je trouve admirable le génie littéraire de ce poète du Moyen-Age, tout à la louange de Notre-Dame. <br /> Aussi, pour ce premier commentaire, permettez-moi de vous partager ces quelques vers écrits par moi-même, dans un style bien plus modeste, mais toujours à la louange de Marie ! <br /> <br /> "Marie, Femme bénie entre toutes les femmes<br /> Marie, Fille choisie et Bien-Aimée du Père<br /> Marie, vierge Prairie où reposent les Cieux<br /> Marie, Mère de Vie et salut de nos âmes<br /> <br /> Marie, chérie du Père, Aînée de son Amour<br /> Marie, Chair de ton Fils, pétrie par son Esprit<br /> Marie, emplie de Grâce, débordante de Vie<br /> Marie, Reine en nos coeurs, présente en nous toujours<br /> <br /> Marie, Terre fertile de toutes les vertus<br /> Marie, Vertu de ceux en qui l'amour demeure<br /> Marie, paisible Feu réchauffant tous les coeurs<br /> Marie, Douceur céleste, de la Terre, inconnue<br /> <br /> Marie, mon tendre amour et maternel secours<br /> Marie, vie de mon âme, et secret de mon coeur<br /> Marie, ta douce flamme épanche son ardeur<br /> Marie, la nuit, le jour, je vis en ton amour..."
Répondre
J
Merci Christine d'avoir relevé ce vers magnifique sur l'Eucharistie; et merci Lucie pour ce que tu dis de l'effacement de l'écrivain pour laisser parler autrui, ici sa mère.
Répondre
M
Merci Joseph pour ce profond et beau partage et de me faire découvrir à la fois le poème et l’interprétation de Patrice Martineau. Je suis particulièrement touchée par ses vers :<br /> « Les biens de vous, ma dame et ma maîtresse, <br /> Sont trop plus grands que ne suis pécheresse, <br /> Sans lesquels bien âme ne peut mérir <br /> N’ avoir les cieux »<br /> Quelle espérance ! Et quelle grâce de pouvoir compter, espérer sur ce secours de la Vierge Marie qui comme tu l’écris peut être cette « reine qui demanderait à son roi de faire grâce à un sujet désobéissant ». Je pense alors à cet autre titre donné à Notre-Dame : « douce avocate ».<br /> Merci pour les titres mis en gras que tu relèves spécialement et d’évoquer ce lien que nous pouvons avoir comme « sujets » qui est une manière d’exprimer la relation avec la Vierge Marie que j’aime tout particulièrement.<br /> C’est très beau de lire ce poème comme « le témoignage d’un cœur d’enfant qui regrette le mal commis, qui laisse parler ses propres sentiments à travers la commande de sa mère »
Répondre
J
Merci Joseph spécialement pour ce que tu écris qui m’a accompagnée ces jours : « dans nos « infernaux palus », ces lieux sombres en nous, il y a une Dame qui vient rechercher le bandit, pour le conduire près de Dieu, comme une reine demanderait à son roi de faire grâce à un sujet désobéissant ». J’ai beaucoup aimé simplement écouter la voix de Patrice Martineau qui, comme la belle mélodie, porte la douceur de la réconciliation possible grâce au pardon qui relève, ranime, ravive, et dont la Vierge Marie, Reine est porteuse avec ce vers très clair : « A qui pécheurs doivent tous recourir, ».
Répondre
F
Merci Joseph pour ce beau poème à Notre-Dame ! J’ai particulièrement été touché par la deuxième strophe, qui fait mémoire de ces personnes sauvées, par l’intercession de Marie, du mal dans lequel elles étaient plongées. En ce sens, merci pour les précisions biographiques concernant François Villon, qui rendent d’autant plus forts certains vers. J’aime particulièrement ceux-ci :<br /> "Les biens de vous, ma dame et ma maîtresse, <br /> Sont trop plus grands que ne suis pécheresse, <br /> Sans lesquels bien âme ne peut mérir"<br /> Merci également pour la très belle interprétation musicale de Patrice Martineau, qui rend si bien le rythme du poème, et donne beaucoup de poids au refrain : « En cette foi je veux vivre et mourir ».
Répondre
L
Merci Joseph de nous partager cette ballade. Ce qui me touche à l’écoute surtout, c’est la paix confiante qui s’en dégage. J’ai aimé penser à cet homme, qui pour un instant s’efface et laisse parler sa mère. Je suis frappée par une sorte de tendresse envers elle, peut être accentuée aussi par le chant de Patrice Martineau plein de délicatesse : « votre humble chrétienne », « Femme je suis pauvrette et ancienne », « L’un me fait peur, l’autre joie et liesse ». <br /> Je trouve très touchants ces vers : « Ou comme il fit au clerc Téophilus, / Lequel par vous fut quitte et absolus, / Combien qu’il eût au diable fait promesse. / Préservez-moi de faire jamais ce ». Il me semble qu’ils expriment quelque chose de la prière du poète ; mais ils sont peut être aussi une manière de remercier sa mère pour les prières, qu’il sait bien, elle adresse pour lui (c’est en tout cas ce qui me vient en écoutant).
Répondre
C
Merci, Joseph, pour cette ballade de Villon , si magnifiquement servie par ce troubadour de notre temps; entendre ainsi chanter ces vers me redit combien la forme de la ballade, en poésie, contient en elle-même une danse,-le mot ballade vient du provençal et signifie danse à l'origine- . Villon (et Patrice Martineau), par le rythme, les rimes, le refrain mettent nos pas dans les leurs et transforment pauvretés, offenses, péchés en perles d'Espérance aux pieds de Notre-Dame…<br /> Merci pour les titres de la Vierge Marie mis en gras; j'aime beaucoup aussi ces deux vers:<br /> "Vierge portant, sans rompure encourir<br /> Le sacrement qu'on célèbre à la messe"<br /> qui révèlent de façon si directe l'extraordinaire équation entre l'Enfant-Jésus et l'hostie, entre l'Incarnation (Dieu venu en notre chair) et l'Eucharistie (le don du Corps et du Sang du Seigneur Jésus-Christ).<br /> Je pense immédiatement à cet autre poète de "mauvaise vie", malfaiteur jusqu'au crime, pleurant ses fautes au fond de sa prison, avec les mêmes accents: Paul Verlaine, "troubadour" du XIXème siècle.<br /> "Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.<br /> Tous les autres amours sont de commandement.<br /> Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement<br /> Pourra les allumer aux cœurs qui l'ont chérie…"
Répondre
J
Merci de ce partage pour honorer Notre Dame! Je suis moins sensible à cette poésie, mais c'est toujours une joie de méditer sur la gratuité de l'Amour divin (et d'entendre la voix du cher Patrice!)
Répondre