La Bible de pierre

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M
Merci Frantz de me permettre de découvrir un peu cette magnifique cathédrale, merci pour la belle photo que tu as mise au début de ton partage. Il est impressionnant de voir au bas les personnes si minuscules.<br /> Celle du portail du jugement dernier est aussi très impressionnante avec toutes ces statues en parfait état, j’aimerais beaucoup effectivement la découvrir, d’autant plus qu’elle renferme cette relique si précieuse de saint Jean-Baptiste.<br /> Merci pour cette histoire romancée de la statue du « Beau Dieu ». J’ai été frappée par le fait qu’au début le sculpteur choisi est plein d’orgueil et de vanité, allant jusqu’à crier dans les rues « c’est moi le meilleur » et qui dans cette attitude finalement n’arrive à rien. Ce n’est que lorsqu’il commence à douter et à se reconnaître comme bien incapable devant cette tâche, peut-être donc simplement à reprendre une juste place, qu’un évènement va se produire et lui permettre de réaliser ce qu’il a à faire. Et ce n’est que lorsqu’il est dans cette humilité que Dieu se révèle à lui. Ensuite et finalement cela va dans le même sens, je suis frappée par les mots du Christ qui se cache en ce lépreux : « ses sujets souffraient d'un mal terrible ; je suis donc parti avec eux pour partager leurs misères » parce que cela évoque la réalité de l’homme, pécheur, qui n’est qu’un être malade, lépreux, mourant et qui a besoin de Dieu pour être guéri et sauvé. Mais il est bien nécessaire pour cela de reconnaître sa misère et sa condition.<br /> Merci aussi pour tes mots « ton Dieu, se trouve en ton frère qui a besoin de toi, et dont tu as besoin ».
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J
Merci Frantz de me faire découvrir un peu de cette cathédrale absolument splendide ! Je trouve que les nombreux personnages du porche forment une sorte de chant qui s’élève et entoure ce Beau Dieu, comme la louange du Sanctus à la Messe à laquelle les fidèles s’unissent à la louange du Ciel qui ne cesse ne chanter à Dieu combien il est Saint. Voir le Christ dressé sur un dragon et une autre créature, me remet en mémoire le verset du Psaume 109 : « je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône ». C’est comme un encouragement donné à chaque pèlerin de prendre le Christ (merci pour l’histoire de la présence du Christ présent dans les pauvres) comme chef pour lutter contre ce qui tient à distance ou écarte de lui car il est victorieux du Mal. Merci Jean pour ce que tu as écrit sur les travailleurs d’éternité et Joseph sur les ouvriers de la durée.
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J
Merci pour la découverte émerveillée de la beauté de cette cathédrale : on dirait de la dentelle dans la pierre ! Encore une fois, devant le génie gothique, comment ne pas être saisi par cette beauté qui dure, au service de la foi, catéchèse dans le temps ! Comme l’exprime Jean, c’est si émouvant de penser à ces vies offertes dans la gratuité pour la gloire du Créateur ! Merci pour cette belle illustration du sens de la Beauté inséparable de la Bonté, avec l’histoire du tailleur et la leçon à en tirer. Peut-être est-ce pour cela au fond que l’homme contemporain – sauf exception ! – ne sait plus bâtir de cathédrales, faute de pouvoir unir des ouvriers sous la bannière de l’amour humble. Parce qu’aussi, malgré la rapidité relative de la construction de celle-ci par rapport aux autres cathédrales gothiques, c’est une œuvre pour les patients et pour des ouvriers de la durée. C’est ce que m’évoque cette statue du « Beau Dieu » en tous cas, avec cette posture ancrée dans le « sol », cette majesté hiératique du Christ enseignant. C’est le détail qui m’a le plus frappé : ces deux pieds du Christ qui fondent sa stature immuable. Et cela m’évoque une phrase de la Bible : « Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité. » (Lettre aux Hébreux, chapitre 13, verset 8). C’est pour moi le magnifique témoignage de cette « Bible de pierre ».
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L
Merci Frantz pour ton partage, et pour ce regard que tu nous amènes, avec toi, à aiguiser, à préciser. J’ai aimé ce chemin de la vue d’ensemble de la cathédrale, magnifique, à la statue choisie, en passant par un arrêt sur une vue globale du portail. Ce chemin dit bien quelque chose de cette « Bible de pierre » et permet d’imaginer la quantité de choses innombrables qu’elle pourrait nous apprendre et révéler ; et les heures à y passer.<br /> Me représenter les milliers de personnes venues de la France entière pour construire ce monument donne aussi un grand émerveillement, en lien, je crois, avec ce que Jean rapporte sur la gratuité de ces artistes, mourant sans même avoir vu l’achèvement de leur œuvre, mais la laissant derrière eux, témoin de leur foi. Cela m’émerveille de percevoir la puissance d’attraction de la réalisation d’un ouvrage commun pour accueillir et honorer une relique sainte.<br /> Merci pour la belle histoire de cette statue et de cette rencontre entre l’artiste et le Christ fait pauvre et malade.
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J
J’ai moi aussi eu la grâce de m’y rendre en pèlerinage afin d’y vénérer l’insigne relique de mon saint patron (hélas fort mal mise en valeur spirituellement, dans mon souvenir). <br /> Le tympan du portail est vraiment grandiose.<br /> Merci pour la découverte de cette expression « Beau Dieu » (j’aime tant celle, plus traditionnelle mais désormais écartée, de « Bon Dieu »), avec l’histoire qui m’a vraiment touché, et sa morale : la beauté de la bonté, justement.<br /> Je trouve aussi pleine de sens la finale, qui renvoie au destin de tous ces travailleurs d’éternité et d’absolu, morts à la tâche pour la plupart non seulement dans l’anonymat mais sans voir leur œuvre achevée, qui, elle, demeure : « Bible de pierre ».
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C
Merci, Frantz, pour l'approche de cette splendide cathédrale qui donne vraiment envie de s'y rendre en pèlerinage.<br /> Merci pour cette expression "Bible de pierre" qui nous rappelle combien l'architecture sacrée, les sculptures ou peintures des cathédrales comme de la plus petite église constituent un immense livre d'images, une prodigieuse catéchèse. <br /> Merci pour ce "Beau Dieu" et son histoire, et la très belle conclusion que tu en tires; il faut, avant d'entrer, levant les yeux vers Celui dont la beauté nous attire tant, se souvenir : "ton Dieu se trouve en ton frère qui a besoin de toi et dont tu as besoin".
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