L’âme de Karol Wojtyla (saint Jean Paul II)-1

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J
Merci Jean de transmettre ce poème de Karol Wojtyła. Je ne comprends sans aucun doute pas grande chose... mais en le lisant et relisant, l’amour profond qui se dégage des vers pour cette terre aimée, je pensais à l’authenticité. La grande bonté qu’il y a dans ce poème me touche. Ce qui m’a touchée c’est qu’il y a à la fois l’image d’une terre à cultiver qui demande de l’effort, de l’entretien, un accueil devant les fécondités plus ou moins importantes,… ; et l’image du chêne avec aussi les références aux résineux qui me font penser à quelque chose de solide et de fort. Ces images de la terre et des grands arbres me ramènent à ce qu’elles demandent toutes deux, à savoir user de patience. Lire alors l’amour du futur pape Jean-Paul II pour sa Patrie me touche en pensant à l’amour tellement passionné qu’il a porté et donné ensuite à sa Patrie qu’est l’Eglise alors qu’il était à sa tête, en menant son dur travail de laboureur du Christ et de patience avec une si grande force. En ce sens, j’ai beaucoup aimé ces mots « demeure de chêne ». Je ne sais pas bien de qui parle-t-il par là mais c’est ainsi que je vois saint Jean-Paul II tout comme l’Eglise, comme « une demeure de chêne » robuste qui accueille, protège, qui est un cri vers le Créateur, un vivant dont la sève est sans cesse en mouvement et qui a offert aux plus petits un abri. <br /> Merci Christine pour ton admiration que tu partages sur le saint pape qu’a été Jean-Paul II
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M
Merci Jean pour tout ce que tu expliques sur la jeunesse de Karol Wojtyla et ce rapport à la parole qui l’a habité durant toute sa vie et son apostolat.<br /> Ce qui en tout cas me frappe dans ces vers de saint Jean-Paul II ce sont les mots qu’il utilise pour se qualifier : « Charitable chevalier d'une terre de miel et de froment », « Mon cœur est franc », « Et toujours le même, gentilhomme de la maison du roi. ». Puis ce qui m’apparait comme un si grand désir, tellement brûlant, de parler aux hommes, d’annoncer Celui qui est « Amour, Liberté, Beauté », le Christ, en étant tellement proche d’eux : « Je suis à vous, oui, bien à vous et de tout cœur », « Puissé-je vous parler de lui très simplement, matinalement - / Sachez-le, il palpite sans cesse d'un rythme continu / Comme un huis de sapin ouvert à deux battants », « Mes Frères, mes nobles Semblables ! »<br /> Merci pour ton commentaire Joseph.
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C
Merci, Jean, pour ce partage qui m'a profondément émue.<br /> <br /> J'ai comme entendu à nouveau vibrer à mes oreilles et pénétrer mon cœur cette voix puissante et ardente, à la fois rocailleuse et lumineuse, emplie d'exigence et de bonté, qui a enraciné et fait grandir ma foi d'adulte, montré le chemin à suivre, affermi mes pas pendant tant d'années:<br /> oui, le cœur de Jean-Paul II était constamment ouvert et débordant<br /> "Il palpite sans cesse d'un rythme continu<br /> Comme un huis de sapin ouvert à deux battants"<br /> Il était à nous, il épanchait sur nous son cœur, nous accueillait, nous conviait, nous donnait sa musique et nous appelait ses frères, comme il nous le dit dans ces strophes magnifiques (que je trouve moi aussi très bien traduites en comparaison de ce que j'ai pu lire).<br /> La double image du laboureur et du chevalier résume si bien sa vie de Serviteur du "Christ incandescent" par qui il se laissa consumer jusqu'à son dernier souffle…<br /> A Saint Jean-Paul II vont ma profonde admiration et mon immense gratitude.<br /> <br /> J'ai été aussi très touchée par cette vie de résistant que tu évoques, Jean: cette notion de théâtre rhapsodique, ce travail sur la puissance de la parole comme outil de libération, le choix du combat clandestin par la culture et la prière; je repense avec émotion aux chers Hans et Sophie Scholl de la Rose blanche...<br /> <br /> Merci aussi pour les beaux commentaires qui éclairent et nourrissent ce profond partage.
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L
Merci Jean pour le partage de ce poème ; et pour l’exemple du combat culturel de Karol Wojtyla. J’ai relu de nombreuses fois ce poème avant d’oser commenter, mais je crains de ne comprendre encore que des bribes. Ce qui me touche en tout cas, c’est l’amour que l’on sent de saint Jean-Paul II pour son pays. Cela je trouve donne de la crainte et le désir aussi de découvrir cette terre qui fut la sienne !<br /> Je suis également touchée par trois extraits, qui m’ont semblés parler de Dieu : « Puissé-je vous parler de lui très simplement » ; « Comme une source. Il bat. Amour, Liberté, Beauté » et « gentilhomme de la maison du roi ». Ces derniers mots particulièrement me parlent de sa liberté, justement peut être dans ce temps où elle était battue en brèche ; parce que sa liberté était intérieure, et vraie.<br /> Enfin, me touche aussi ces vers, dans le même sens de la liberté qui permet l’accueil véritable : « Puissent mes chambres d'hôtes s'agrandir ! » et « Que coule le miel ! mon cœur est ouvert comme une cuve - ».
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J
Merci pour ce partage poignant, avec ce poème si dense de Karol Wojtyla, qu’il faut lire et relire… Cela donne l’impression d’être devant un puits très profond, un puits de mémoire qui transmet une eau jeune et vive !<br /> Merci pour la chance de pouvoir découvrir ce texte qui nous montre l’âme de saint Jean-Paul II, une âme si large ! J’ai d’abord été touché par ce grand souffle d’amour filial envers sa patrie, la Pologne, cette identité amarrée au plus profond, comme une ancre dans ces heures si sombres du XXème siècle. C’est tellement beau de penser à cette résistance du cœur par la parole mémorisée, cultivée, ruminée… comme trésor imprenable. Avec ce chant d’amour pour sa terre, saisissant, j’ai aimé m’imaginer être accueilli ainsi dans cette maison bienveillante : « Je vous accueille gracieusement dans ma demeure de chêne ». J’ai été touché par cette longue métaphore autour de l’arbre, avec de nombreux vers s’y reportant, et qui évoquent si bien la solidité, la durée, la fidélité ; marques d’un peuple si martyrisé et pourtant debout, encore. <br /> Ce poème m’a fait penser à un chant de troubadour, une œuvre de mémoire à transmettre aux générations pour garder la flamme d’une identité.<br /> J’ai énormément aimé ce quatrain : <br /> « Ô ma terre bien-aimée ! - te labourer, te greffer - : <br /> Pousse-nourricière - souche de seigle, cep de vigne -<br /> Je suis le sillon - chantent les manches de ma charrue.<br /> Les sonnets volent vers les bosquets, vers le lointain hameau. »<br /> Avec juste avant l’image du Chevalier-laboureur… c’est vraiment très fort de sens.<br /> Je ne connais pas les paysages polonais, mais ce qui est sûr, c’est que ce poème montre d’une manière très forte combien le caractère de la terre peut façonner l’âme de ses fils ; et un de ces aspects me frappe ici, tellement révélé ensuite par la vie de saint Jean-Paul II, c’est cette soif de communion, d’amour bienveillant : « Puissent mes chambres d'hôtes s'agrandir ! » ; « …mon cœur est ouvert comme une cuve » ; « Mes Frères, mes nobles Semblables ! » ; « Je vous accueille gracieusement » ; image finalement peut-être de la bienveillance Paternelle tellement portée par saint Jean-Paul II dans sa tendresse pour les enfants et les jeunes particulièrement. <br /> Merci pour la réflexion sur la force de la Parole en elle-même. Comme c’est beau de penser à ce long apprentissage de porter le verbe pour être un jour son Vicaire sur la terre, dans son sens originel et ultime : le Verbe révélé par la sainteté tellement bouleversante de saint Jean-Paul II ! J’ai été profondément touché, il y a peu de temps, de revoir les images de ce Saint-Père Poète qui, à la fin de sa vie, dans une grande souffrance, n’avait plus la force physique de porter cette parole, grande humiliation pour cet orateur unique ; mais alors, son silence accepté et offert a pris le relais, comme une proclamation éclatante de Bonté !<br /> J’ai aussi été émerveillé par la beauté du quatrain sur le « Christ incandescent », avec la Création qui devient ostensoir de Celui qui est la Beauté. <br /> Enfin, voici les deux vers qui m’ont le plus touché, comme le témoignage de l’esprit chevaleresque porté par une « dynastie », une lignée d’authentiques chevaliers spirituels, comme saint Jean-Paul II : « gentilhomme de la maison du roi », comme il se désigne lui-même, et quelle est belle cette vocation d’être au service de la Maison du Roi, comme une prophétie de ce qu’il allait être, d’abord comme consacré à Dieu puis comme Pape !<br /> Et puis celui-ci : « Mon cœur est franc - seigneur de vieille souche. » Cela me parle des vertus chevaleresques : la droiture – pour la première partie – et la transmission, la solidité et l’humilité, pour la deuxième, avec cette image de la « vieille souche ». Encore merci !
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F
Merci beaucoup, Jean, pour ce poème de saint Jean-Paul II. Loin de tout comprendre, je suis pourtant vraiment frappé et touché par la force qui s’en dégage ! On y sent un homme brûlé du désir de répandre la Parole, celle de Dieu, de l’Évangile (« Que coule le miel ! mon cœur est ouvert comme une cuve »), et de la répandre dans les endroits reculés et humbles (« Les sonnets volent vers les bosquets, vers le lointain hameau »). On sent un homme tenace, décidé (« Je suis laboureur »), conscient des trésors qu’il a reçus et prêt à les partager (« Je vous convie dans mes salles ponceau dressées de chêne »), justement parce qu’il sait qu’il a accès à tous les trésors de l’Église, à tous les trésors de Dieu, qu’il peut y puiser largement, et distribuer le tout avec prodigalité. En ce sens, je trouve magnifique ce titre de « gentilhomme de la maison du roi ». Et sachant ce que deviendra Karol Wojtyla, je trouve que ce poème de jeunesse résonne comme une prophétie. Comme c’est beau, ce désir d’annoncer, de « chanter », « convier », « labourer », « parler », « accueillir » ! Et comme c’est beau de songer à la manière dont Dieu a accompli et réalisé ce désir, en faisant de cet homme un « charitable chevalier » !<br /> Merci également pour ce que tu expliques sur l’origine de sa parole vibrante et puissante, et sur les circonstances historiques qui ont fait que, déjà si jeune, la parole était pour lui, avec la prière, une arme de résistance !
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