« Si Dieu n’était pas aujourd'hui avec nous »

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Publié dans Dessin et peinture

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I
Merci Jeanne, c’est un très beau tableau. Merci de me le faire découvrir et merci pour le commentaire que tu en fais. L’attitude de l’homme à l’avant est très touchante et me donne une belle leçon. J’ai remarqué aussi cet homme, près de Jésus qui a les mains jointes et semble en prière devant Lui. Une autre manière de vivre dans la confiance comme tu l'exprimes Marguerite. Merci pour les mots de Ste Thérèse, toujours un bel enseignement pour moi ! Merci Jean pour tes mots, très beaux, sur les vagues qui révèlent le Sauveur.
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J
merci à chacun pour vos commentaires qui m'ont enrichie. Merci Joseph pour ce que tu écris sur le lieu que Jésus montre, son Coeur. Merci Jean pour ce que tu as écrit sur le regard à changer à la vue les vagues avec la réaction insensée auquel cet enfermement peut entraîner plutôt que d'affronter la vie
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J
Merci Marguerite pour ton commentaire, que je rejoins, sur le barreur. Ne serait-ce pas saint Pierre, timonier de l’Église?
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M
Merci beaucoup Jeanne de me permettre de découvrir ce si beau tableau de Rembrandt. Je trouve magnifiques ces vagues qui viennent s’écraser sur le bateau et toute cette écume. J’aime beaucoup aussi le contraste de couleur, et ce coin du ciel qui se dégage. Merci pour ce que tu soulignes et fais remarquer sur chacun des disciples.<br /> J’aime bien le personnage de l’homme de barre qui comme tu le dis donne toute son énergie pour essayer au mieux de naviguer dans cette tempête, et en même temps celui-ci est le plus près de Jésus mais n’a pas lâché la barre pour le réveiller, il la tient toujours, des deux mains, peut-être est-il lui aussi dans la confiance, attendant que le Maître décide du moment où il interviendra et continu alors à tenir son poste du mieux qu’il le peut.<br /> Il y a aussi cet homme en prière aux pieds de Jésus qui a dans son attitude une certaine forme de confiance je trouve, reconnaissant que la seule chose à faire et de prier Jésus d’intervenir pour les sauver tous. Il me semble dans une démarche différente des autres, agités et craintifs.<br /> Merci pour le passage de l’évangile selon saint Marc. C’est si frappant ce lien profond entre l’attitude de confiance et la foi que Jésus souligne. Avoir la foi, c’est être dans la confiance « « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » ». Et quand on voit ce tableau, la situation des disciples sur ce bateau, on peut se dire que leur réaction ne semble pas incompréhensible avec notre regard humain, mais Jésus rappelle que la foi est bien cette confiance même dans les situations qui humainement paraissent absolument désespérées. Elle est une si grande force et un tel soutient ! Alors plus rien ne nous fait peur…<br /> Merci aussi Jeanne pour cette magnifique citation de sainte Thérèse.<br /> Merci Joseph pour ton commentaire sur ce que tu vois dans l’attitude et le geste de Jésus. Merci Jean pour ce que tu écris sur le regard à changer sur ces vagues.
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L
Merci Jeanne pour la découverte de cette œuvre et pour toutes les explications et interprétations que tu apportes qui sont très enrichissantes. Ce qui me frappe ce sont les lumières et contrastes de lumière sur ce tableau avec la percée dont tu parles qui se reflète dans l’écume des vagues en un blanc presque éblouissant. La puissance et la force des vagues sont rendues d’une manière saisissante !<br /> Merci Joseph pour ce que tu apportes comme commentaires sur la place du Christ comme centre de gravité du bateau et sur son geste de la main sur son cœur. <br /> Merci Jean pour ce que tu exprimes sur notre regard à changer sur les vagues : « ce sont elles qui révèlent le Sauveur, ce sont elles qui nous poussent à sortir de nos assurances pour supplier. ». Merci aussi d’avoir relevé ces deux attitudes ridicules. Avec les deux groupes identifiés par Joseph, elles me font réfléchir sur mes attitudes et réactions face aux situations où il n’y a plus le « confort de la sécurité »...
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J
Merci Jean pour ton commentaire sur la leçon des vagues, quel profond enseignement !
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C
Merci, Jeanne, pour ce très beau tableau de Rembrandt: j'y aime la force de la lumière et l'intensité du mouvement qui nous font comme participants de cette périlleuse traversée; je te remercie aussi pour la question qui clôt ton article et me fait encore plus passagère de l'embarcation: elle m'interroge sur ma foi au Christ: suis-je de ceux qui s'affolent et se démènent, suis-je de ceux qui appellent et brusquent le Christ en le suppliant d'intervenir, suis-je de ceux qui font confiance de façon inconditionnelle (comme Ste Thérèse)?<br /> J'ai lu dernièrement un très bel article sur la peur: la crainte de Dieu bannit la peur, car si je reconnais à Dieu toute autorité sur le monde et sur ma vie, je suis dans une sécurité extraordinaire même au cœur des pires tempêtes; en revanche, ne pas craindre Dieu équivaut à se sentir maître et responsable de tout…Et à risquer la submersion et le naufrage si souvent.<br /> Merci pour vos commentaires qui m'aident aussi à réfléchir et à progresser sur cette question de la confiance. Oui, le centre de gravité de nos vies, c'est le Christ; et, plus précisément, Son Coeur .
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F
Merci pour cette belle découverte ! Je suis, moi aussi, impressionné et ébloui par le jeu de lumières entre les flots et le ciel, et entre le côté gauche, presque chaleureux, et le côté droit, beaucoup plus sombre, du tableau. <br /> Le décalage entre l’agitation qui règne sur l’embarcation et l’attitude de Jésus est vraiment frappant. On voit effectivement que les tentatives de « faire quelque chose » pour s’en sortir sont dérisoires. Sans doute y a-t-il des gestes de marins à effectuer en cas de grosse tempête, comme ici, mais d’un regard extérieur, on se demande bien à quoi cela peut servir… Ces gestes techniques sont peut-être efficaces à certains moments, mais une si petite barque dans une telle tempête, cela paraît dérisoire. Du coup, être dans une pareille situation, et voir le Maître dormir doit interpeller. En ce sens, je suis particulièrement touché par les personnages qui semblent essayer d’entrer dans cette attitude de paix et de confiance : l’homme à genoux, mais jointes, l’homme assis à peu près au centre du bateau, que l’on voit de dos, et je dois dire que pour moi, le personnage qui nous regarde fait partie de ces disciples confiants. Contrairement à ceux qui tentent de sauver la frêle embarcation, lui pense à maintenir son chapeau pour ne pas qu’il s’envole… Comme si la tempête avait autant d’effet sur lui qu’une petite bourrasque passagère. Ce peut être aussi de l’inconscience, mais le fait qu’il nous regarde me fait plutôt penser qu’il nous invite à la confiance. <br /> Je n’avais pas remarqué le geste de Jésus, merci Joseph pour ce que tu écris dessus, c’est très beau. En m’y arrêtant, j’imagine Jésus dire aux disciples : « Pourquoi avez-vous si peur ? Ne croyez-vous pas qu’étant chers à mon cœur, vous ne risquez aucun danger ? Ne croyez-vous pas que je veille sur vous, même lorsque je semble endormi ? »<br /> Merci Jean pour les attitudes ridicules que tu relèves, et aussi et surtout pour ce que tu dis sur la tempête qui révèle le Sauveur, et donc tout à fait salutaire !
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J
Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est la beauté des flots représentés, et en particulier la lumière si éclatante qu’ils reflètent, comme si finalement il fallait changer notre regard sur ces vagues en furie : ce sont elles qui révèlent le Sauveur, ce sont elles qui nous poussent à sortir de nos assurances pour supplier.<br /> Je suis touché pour ma part surtout par l’homme prostré dans une si belle attitude de prière aux pieds de Jésus.<br /> Deux personnages font pitié, et renvoient à la part moins noble de nous-mêmes : celui couché sur le bastingage, qui selon moi vomit ; et, de l’autre côté, celui qui semble avoir tellement peur que tel que je le vois il paraît prêt, dans un geste insensé, à sauter par-dessus bord…Cela me fait penser à la destruction de soi-même plutôt que d’avoir à affronter une vie qui hypothétiquement pourrait détruire…<br /> J’aime bien le parallèle entre les vêtements du Christ et le fanion, avec la si belle phrase de sainte Thérèse ; même si j’ai du mal à voir la similitude de couleurs. Le personnage qui tient son chapeau a également attiré mon regard, merci pour l’anecdote.<br /> Merci Joseph pour ce que tu écris sur les deux groupes ; sur le regard hébété de Jésus, que j’avais aussi remarqué ; sur le centre de gravité du bateau, et ce que tu as remarqué et interprètes de la main du Christ sous son manteau.
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J
Merci pour la très belle découverte de ce tableau magnifique de Rembrandt, et pour le commentaire profond que tu en donnes ; spécialement cette question que tu as su entendre chez ce personnage, et qui nous est adressée, comme une occasion d’avancer dans la confiance. Merci aussi de rappeler cette si belle citation de sainte Thérèse, et pour le coup d’œil que tu as eu pour voir ce drapeau avec la croix. <br /> Je suis impressionné par la beauté du jeu de lumière dans l’eau, et par l’énergie qui se dégage de ce flot déchaîné. Je trouve très beau aussi de pouvoir regarder chacun des personnages, avec leur attitude propre. J’ai d’abord été frappé par l’impression de deux groupes distincts, l’un plus proche du Christ, où les protagonistes sont majoritairement dans le découragement et le fatalisme, et l’autre à la proue, où les personnages sont davantage dans l’activisme et l’agitation. Ce serait pour moi comme l’illustration des deux écueils du manque de confiance : la peur ou le volontarisme (le fait de vouloir faire par soi-même). Je suis aussi frappé de voir que les personnes les plus en danger sont ce groupe le plus éloigné du Christ, pris dans le tourbillon. Pourtant, je vois bien également que le groupe plus proche n’est pas meilleur pour autant : je suis frappé par ce geste violent envers le Christ, comme une accusation, qui me fait penser à l’attitude de cœur qui accuse Dieu dans son malheur.<br /> Il me semble voir le Christ comme agressé justement, lui qui dormait profondément, comme le suggère son regard un peu hébété, comme celui d’un enfant qui ne comprend pas bien ce qui se passe, lui qui est dans la pleine confiance, entre les mains de son Père. Enfin, ce qui me touche le plus, c’est de voir que l’ « assise » du bateau, son centre de gravité : c’est le Christ ! Le tableau rend extrêmement bien je trouve cette image de Jésus comme pivot de tout, à qui être relié pour ne pas sombrer. Et peut-être le secret de cette œuvre réside dans ce dernier détail de la main du Christ sous son manteau. C’est là qu’il faudrait être, près de son Cœur, pour être à l’abri et apprendre la confiance de l’enfant.
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