"La perle"

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Publié dans Littérature

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I
Merci Lucie pour ce poème. Je retiens moi aussi les derniers vers :"Le vrai bonheur est un abîme, <br /> Un héroïsme douloureux ; Et s'il ne te rend pas sublime, C'est qu'il ne te rend pas heureux" C'est loin d'une image romantico - mielleux que parfois l'on nous raconte et qui est une fausse représentation.
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M
Merci Lucie pour ton partage et pour la découverte de ce poème. A cette première lecture ce sont ces vers que je retiens :<br /> <br /> « D'une passion immortelle <br /> Pour elle tout cœur est épris ; <br /> Dans tout ce qu'il aime, c'est elle, <br /> C'est toi qu'il veut, perle de prix. »<br /> <br /> En pensant que ce désir de bonheur est bien présent dans le cœur de chaque homme avec l’espérance qu’il découvre Celui qui est le Bonheur.<br /> <br /> « Malgré mille échecs, cent déroutes, <br /> Toujours courent les chevaliers. »<br /> <br /> « Il faut la nuit pour voir l'étoile, <br /> Les larmes pour voir le bonheur. »<br /> <br /> Ces derniers vers me parlent du combat, celui contre soi-même, qui est à mener pour trouver le bonheur, comme tu l’exprimes.<br /> <br /> Merci Jean de me permettre de m’arrêter plus attentivement sur les dernier vers par ton commentaire.
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C
Merci, Lucie, de me faire découvrir ce poète et ce poème , et de le mettre en rapport avec le texte d'Evangile sur la perle fine de grand prix.<br /> Poursuivre et vouloir saisir, convoiter et chercher à acquérir: mais "le mirage expire" de ce côté de la vie. La perle cherchée à l'extérieur était dans notre cœur, dit le poète…<br /> Je pense à Saint Augustin, s'écriant après des années de quête errante et désordonnée:<br /> "Bien tard je t’ai aimée, Beauté tout ancienne et toute nouvelle.<br /> Tu étais au-dedans de moi et je te cherchais au-dehors.<br /> Tu étais avec moi, moi, je n’étais pas avec toi." (Confessions, chapitre X)<br /> <br /> Et je trouve, comme Jean , les deux derniers vers magnifiques.
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J
Merci Lucie. Ce que tu écris sur cette perle de grand prix à rechercher au plus profond de son cœur, me fait penser à Guy de Larigaudie qui écrit : « "Ma vie toute entière n'a été qu'une longue quête de Dieu. Partout, à toute heure en tout lieu du monde, j'ai cherché sa trace ou sa présence. ». C’est bien son désir ardent de voir Dieu partout, qui a fait de lui un homme plein de vie et pour se donner généreusement aux autres. Ce vers me redit combien pour trouver ce que l’on cherche il faut s’extirper de la fausse richesse du monde : « Tombée à la vague profonde, <br /> Entre les joyaux de ce monde ».
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J
Merci pour ce partage et spécialement de rappeler ce passage de l’Évangile si beau où celui qui a trouvé la perle vend tout, pour cet unique bien, magnifique leçon sur l’attitude de cœur à avoir. Je retiens surtout ces vers : <br /> « Ce qui te fait peur, c'est ton bien. <br /> Dans la flamme du sacrifice <br /> Dieu réside… »<br /> Avec la réflexion sur la perle et ce que tu dis sur cette quête dans l’effort. J’aime spécialement cette vision de la quête chevaleresque, même si je comprends mal ici les deux premiers vers du neuvième quatrain, qui ne me semblent pas être dans l’esprit du chevalier justement. Et la mention du « vase enchanté » me semble aussi réductrice par rapport au vrai sens de la quête du Graal chez Chrétien de Troyes. Mais je retiens l’idée principale : toujours désirer cette perle et la quêter !
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F
Merci Lucie pour ce beau poème sur la quête du bonheur. J’aime particulièrement ces vers : <br /> « N'importe ! sur toutes les routes, <br /> Sur tous chemins, sur tous sentiers, <br /> Malgré mille échecs, cent déroutes, <br /> Toujours courent les chevaliers. »<br /> En effet, ce qui semble indispensable pour chercher le bonheur, c’est la persévérance, le fait de ne pas se décourager à la première déception.<br /> Je trouve très parlante la référence aux chevaliers à la quête du Saint Graal qui ne se laisse jamais saisir et pourtant entraîne toujours plus loin, et conduisant ces chevaliers à une véritable progression spirituelle.<br /> Enfin, je trouve à la fois belle et interpellante l’expression « héroïsme douloureux » : le vrai bonheur peut-il être atteint sans souffrance ni renoncement ? En ce sens, le passage d’Évangile que tu cites, Lucie, dit bien qu’il faut être prêt à tout sacrifier pour acquérir cette perle de grand prix.
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J
Merci pour la découverte de ce texte. Le poète exprime clairement la fausseté du bonheur horizontal : « Partout l'homme aussi croit te voir. Il ne conquiert que ton image et jamais ta réalité » ; « le mirage expire et renaît chaque jour ». Ce qui me touche quant à moi est l’expression de la dimension chevaleresque de cette quête du bonheur, et cette phrase magnifique : « S'il ne te rend pas sublime, c'est qu'il ne te rend pas heureux. »
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