"La Pentecôte"

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Publié dans Dessin et peinture

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C
Merci, Marguerite, pour ta présentation de cette œuvre qui m'a accompagnée au mois de juin, et merci pour tous les commentaires qui en enrichissent l'approche.<br /> Moi aussi, j'avais été dans un premier temps frappée surtout par l'apôtre à gauche de la Vierge Marie: sous l'onction de l'Esprit-Saint, de laissant oindre, baigner, effuser, en profondeur, les yeux fermés.<br /> Mais c'est surtout l'Unité que suscite la Vierge Marie pour recevoir l'Esprit-Saint qui me semble le message le plus bouleversant: tous sont serrés autour d'Elle, uns, indivisibles.
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J
Merci beaucoup pour le partage de cette enluminure magnifique, avec ce style flamand si expressif. Ce qui me touche le plus, c’est cette figure de la Vierge Marie, et l’illustration si inspirée de sa maternité, de sa médiation : ses deux plus intimes ont tout compris, ils recevront l’Esprit-Saint par elle… Je les vois comme des enfants qui apprennent à prier, à supplier les mains jointes auprès de leur bonne Maîtresse. Quel bel enseignement sur cette dépendance à la Vierge Marie, et cela me fait penser à la phrase de saint Louis-Marie de Montfort : « Quand le Saint-Esprit a trouvé Marie dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment. » (Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge). Je trouve magnifique l’attitude de saint Pierre, déjà relevée, où on le voit éperdu d’admiration, modèle du disciple. J’aime aussi beaucoup la colombe et ces radiations de feu qui viennent baigner les apôtres et les « fondre » pour former le Corps du Christ, selon le beau commentaire.
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J
Merci Marguerite de nous partager cette belle enluminure. J'ai été touchée par le beau détail où l’on voit saint Pierre et saint Jean qui regardent Marie, car deux vers de saint Louis-Marie de Montfort me sont revenus parlant de la Vierge Marie : « elle est mon divin oratoire où je trouve toujours Jésus ». Dans leurs regards tournés vers Marie sur laquelle plane l’Esprit-Saint, c’est comme s’ils adoraient Jésus présent en elle, et l’action de l’Esprit-Saint. C’est très beau de regarder alors Marie temple de la présence de Dieu, présente au milieu des apôtres, dans cette réception de l’Esprit-Saint dont Jésus avait promis la venue après sa résurrection.
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L
Merci Marguerite, cette œuvre est magnifique ; et ce qui me touche surtout c’est la joie qui illumine les visages (en particulier de ces deux disciples à droite et à gauche de la Vierge Marie dont vous parlez avec Jean). Dans les yeux des trois disciples de droite, nous voyons leurs regards pétiller de joie.<br /> Le visage de Marie me touche aussi beaucoup, plus clair que les autres, doux, et d’une grande intériorité. La blancheur du voile la fait particulièrement ressortir, et elle apparait dans ce tableau comme une colonne solide sur laquelle les disciples s’appuient déjà. (cela rejoint je crois ce que tu exprimes sur les regards de saint Pierre et saint Jean).
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F
Merci beaucoup pour la découverte de cette œuvre saisissante ! Je suis particulièrement touché par ce que relève Pierre-Marie Varennes : le groupement très rapproché des apôtres autour de Marie. On dirait même qu’ils sont soudés entre eux et à elle. En ce sens, je trouve très beau ce qu’il dit : « Or ce Corps, celui du Christ, l’artiste ne saurait mieux suggérer qu’il naît de la Vierge Marie sous l’action de l’Esprit-Saint ». <br /> Ensuite, je suis moi aussi très touché par l’attitude de saint Pierre et saint Jean, bouche ouverte comme pour boire les conseils de Marie, qui d’ailleurs reste silencieuse : c’est sa manière d’accueillir l’Esprit-Saint qui consiste visiblement tout son enseignement. <br /> Je relève aussi quelque chose qui est sans doute un simple détail : tous les personnages ont les yeux bleus. J’ignore si l’artiste a voulu signifier quelque chose par là, mais cela m’évoque le Ciel, celui du Royaume de Dieu, que reflète le regard de ceux qui reçoivent l’Esprit-Saint. Ils ont tous d’ailleurs les yeux levés. Sauf la Sainte Vierge, mais elle, avec son manteau bleu, semble déjà au Ciel, les yeux maternellement baissés vers ses enfants, et toujours en prière pour les soutenir et les attirer vers le haut.
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J
Merci pour la découverte de cette œuvre. Comme toi, et d’après ce que tu en dis, je suis touché par ce disciple à gauche, tout intérieur. J’aime aussi son vis-à-vis, à droite, comme saisi en extase.<br /> L’intimité des trois devant est très belle. Ils semblent à part, et j’y vois la Vierge Marie enseigner Pierre et Jean.<br /> Enfin, je trouve la colombe, avec ses rais de lumière (mais cela m’évoque plus encore, sur cette enluminure, des irradiations de chaleur), magnifique.
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