Phaéton

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Publié dans Musique, Danse

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M
Merci Frantz de me faire découvrir ce qu’est un poème symphonique, celui-ci que tu partages, ainsi que ce mythe grec très intéressant avec tout ce que tu exprimes de ta réflexion. Merci pour le lien avec l’Evangile du fils prodigue et l’espérance que donne celui-ci contrairement à ce mythe.<br /> Merci pour ce que tu as pris le temps de minuter qui m’a permis moi aussi de plus facilement écouter la musique en lien avec cette histoire de Phaéton.<br /> Ce qui m’a frappée c’est l’origine de la démarche qui mènera Phaéton au désastre et à la mort, son attachement au regard des autres (« qui se vante auprès de ses camarades d’être le fils de Phébus » et « Vexé qu’on ne le croie pas »). Ce besoin de reconnaissance, d’être considéré par les autres, source de toute cette catastrophe, est loin d’être étranger au cœur de l’homme.<br /> Merci Jean pour cet éclair que tu as repéré et pour ce que tu écris sur la faute originelle qu’est la gravité.
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J
merci Joseph pour le commentaire écrit sur la manière d'accueillir selon la vision de Dieu les évènements vus comme négatifs, de nos vies, comme des mains tendues de Dieu pour revenir à lui. Merci Jean pour ce que tu écris sur l'absence de gravité.
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J
Merci Jean pour ton commentaire sur la gravité
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J
Merci pour cette belle découverte intéressante et instructive. Je trouve que l’exercice du poème symphonique est un bel ouvrage d’interprétation, et la musique est particulièrement évocatrice du mythe ici. J’ai été frappé en effet par son caractère nonchalant ; c’est vraiment ce sentiment qui m’interpelle : la gravité de la nonchalance qui conduit au désastre, et le fait que ce désastre ne soit pas seulement personnel, mais touche aussi les autres. Merci pour ta belle comparaison avec la parabole du fils prodigue. Ce qui me frappe chez Phaéton, c’est que jamais il n’appelle au secours ; peut-être est-ce là la faute la plus grave ? Et une autre chose m’interpelle, dans cette liberté laissée par le père, il y a quand même, pour Phaéton ou le fils prodigue, un événement négatif qui n’est pas définitif, comme une main tendue, une intervention pour tirer de cette autonomie destructrice : je pense à cette famine dans l’Évangile, qui va finalement sauver le fils prodigue de sa suffisance. Cela me fait méditer sur les événements négatifs de nos vies, ou plutôt que nous croyons comme tels, alors que ce sont peut-être des chances de salut.
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J
Merci Frantz de me faire découvrir par ton article l’existence des poèmes symphoniques. Je trouve cette idée de mettre en parallèle deux arts qui se font écho, très intéressante. C’est l’orgueil de Phaéton concrétisé par son manque de confiance, qui m’a particulièrement interpelée, parce qu’en réalité il n’était pas du tout ouvert à la moindre remise en question de son père qui semble avoir pourtant déployé beaucoup d’énergie pour détourner son fils de son idée. Je suis frappée de voir que Phaéton n’attendait qu’une toute petite ouverture du père pour prouver aux autres qui il pensait être, mais surtout pour se prouver à lui-même de quoi il pensait être capable. Je trouve ce mythe alors fort pour parler aussi des conséquences désastreuses que peut avoir la volonté de s’accomplir, de correspondre à l’image que l’on veut se donner et donner aux autres, pouvant aller jusqu’à la destruction de ce qui lui est le plus cher. J’ai aimé écouter cette musique en ayant à l’esprit l’histoire de ce mythe et la leçon qui est à en tirer.
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C
Merci, Frantz, pour toutes ces explications, cette initiation à l'écoute et la joie de décrypter et de comprendre, donc d'apprécier. Je ne savais pas ce qu'était un poème symphonique et pour moi qui aime la poésie, cela a été une belle découverte.<br /> Ce thème de Phaéton est très riche mais ce que la musique de Saint-Saëns exprime parfaitement, je trouve, c'est la façon dont insensiblement il s'écarte du chemin et commence à se perdre; j'entends entre les minutes 3 et 4 la décomposition de l'arrogance, l'effritement des certitudes, la perte des repères: la pente douce de la perdition. Je trouve très forte cette expression de l'avant désastre; merci pour l'attention attirée sur le violon incisif et comme prémonitoire.<br /> Tout cela aide à méditer sur nos vies, l'insensible déviation, la pente douce des présomptions…<br /> Et sur ce désastre de l'orgueil qui mène au chaos pour nous-même, et dont les conséquences rejaillissent sur le monde.<br /> Mais l'Antiquité s'arrête tragiquement là où la rédemption par le Christ et en Lui va faire toute chose nouvelle.
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L
Merci Jean pour ce que tu as noté sur l'absence de gravité, et pour l'éclair repéré.
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L
Merci Frantz pour ce partage et pour la découverte de ce mythe. J’ai été frappée par la ressemblance de ce que tu décris des conséquences sur la terre, avec la réalité de ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde : « les glaciers fondent, les fleuves s'assèchent, les mers se réchauffent et leur niveau baisse, découvrant des îles nouvelles. ». Le lien est frappant avec ces attitudes de présomption, d’indépendance, de volonté de faire les choses par soi-même, qui sont actuellement si présentes dans nos sociétés occidentales. Il y a également l’orgueil de ne pas suivre les conseils paternels, que l’on peut lier au rejet de Dieu de nos jours ; et le fait de se croire capable d’actions divines comme lorsque l’homme contemporain cherche à maîtriser la vie et la mort. Mais tout ceci me renvoie surtout à ma responsabilité personnelle, et aux fois où j’agis comme Phaéton…<br /> Merci pour ce que tu soulignes sur le fait que cette descente n’arrive pas tout d’un coup, mais presque imperceptiblement au début.<br /> Merci également pour tes indications pour l’écoute de l’œuvre qui personnellement m’aide à entrer davantage dans ce que l’artiste souhaite dire et transmettre.
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J
Merci pour cet article très intéressant et le commentaire que tu en fais. Quelle profondeur dans ces mythes antiques, quelle leçon de vie ! Mais, comme tu le dis, sans la dimension espérante amenée par l’Evangile, avec lequel le parallèle possible est en effet saisissant. Même si, comme tu l’expliques très bien, cette espérance n’est en rien une garantie contre la bête autonomie de l’homme… Autonomie d’ailleurs pas si autonome, car comme le montre ce mythe en effet, l’erreur de l’un entraîne la destruction de beaucoup…<br /> Dans ce sens, ce qui me frappe particulièrement est que la faute originelle me paraît être l’absence de gravité, au sens propre (« déstabilisés par le poids trop faible du conducteur ») comme au sens figuré : superficialité, légèreté ; que l’on retrouve, il me semble, dans la première partie musicale que tu suggères.<br /> A ce propos, merci pour le minutage qui permet d’évoluer plus aisément dans la musique de Saint-Saëns, que je connais très mal et trouve ici très intéressante. <br /> Si cela vous intéresse, en écoutant plusieurs fois j'ai fini par remarquer à 6, 42 un "trait" de violon aigu qui m'a fait penser à l'éclair, avant le tonnerre qui intervient quelques secondes plus tard en effet.
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