Tombeaux

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I
Merci Joseph de me donner à penser à nos premiers parents. C’est en effet très touchant de voir leurs efforts pour honorer les morts. Je trouve cela très beau et tellement à l'opposer de la conception que certaines personnes se font du corps (dans le journal Ouest France, un article parlait des Américains qui réfléchiraient à transformer les corps humains en compost...). Aujourd’hui, il me semble que la mort fait peur aux hommes, ils ne veulent pas en entendre parler. Mais il n’en était pas ainsi il y a encore quelques années : ma voisine de 83 ans me disait l’autre jour que lorsqu’elle était petite, la mort faisait partie de la vie, les gens mourraient chez eux et tout le monde se rassemblait dans la maison du défunt pour prier ensemble. <br /> Merci pour les belles photos, particulièrement celle du cairn de Gavrinis !
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M
Merci Joseph pour ton partage. Ce que tu as remarqué sur le merle et l’oisillon mort est très beau, et comme tu l’écris, donne à réfléchir.<br /> Merci pour tout ce que tu exprimes de ton émerveillement concernant nos premiers parents. Ce qui me touche le plus c’est cette conscience qu’ils avaient que la vie sur terre n’est qu’une simple étape sur leur chemin et la mort, qu’un passage. Ce désir de Dieu inscrit dans le cœur de l’homme comme le dit le Catéchisme de l’Eglise catholique dans le passage que tu partages Jean, merci.<br /> Le soin qu’ils m’étaient autour de leurs défunts est bouleversant, exprimant alors une si grande espérance en ce qui est à vivre par la suite.<br /> Merci pour les photos très belles que tu partages également et pour les vers de Baudelaire.
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F
Merci Jean pour ta réaction par rapport aux égyptiens : cela fait effectivement une grande différence!
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L
Merci Joseph de me communiquer ton admiration et ton émerveillement devant la grandeur d’âme de nos premiers ancêtres qui avaient une conscience bien plus grande de l’au-delà que beaucoup de personnes dans notre monde contemporain. Cela nous remet à notre place !! Je trouve aussi très interpelant ce que fit le merle. Cela me rappelle une parole biblique, dans l’Évangile de Luc (ch. 19, verset 40) : « Je vous le dis, s'ils se taisent, les pierres crieront! ». Il me semble qu’il s’agit de ce cri, de ce témoignage que nous livre l’histoire (par les pierres), et la nature ; pour nous appeler à nous tourner d’avantage vers l’invisible, vers l’au-delà, vers le divin.
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J
Merci Jeanne pour cette belle expression de « testament ».<br /> Frantz, je vois pour ma part une réelle différence de nature entre ces humbles, quoique impressionnantes, demeures posthumes, et les pyramides, bâties par les pharaons eux-mêmes de leur vivant (et sur le sang des esclaves) pour célébrer leur propre gloire en idolâtrie d’eux-mêmes, puisqu’ils se considéraient comme dieux...
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J
Merci pour le partage de ce que cette découverte animale que je n’aurais jamais imaginé exister, t’a amené à réfléchir. L’énergie déployée dans ces édifications est incroyable, et je me dis que ces tombeaux sont un témoignage bien ancré dans nos paysages, de la crainte que devaient avoir nos ancêtres face à cet au-delà inconnu. C’est vraiment beau de regarder ces sépultures comme un testament qu’ils nous laissent nous rappelant alors l’attirance de l’homme vers le divin. Les photos avec la lumière qui percute la pierre, sont très belles et « parlent » de la gratuité et du silence de l’au-delà, loin de toute agitation humaine qui passe.
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C
Merci, Joseph, pour cet article, pour l'histoire de l'oisillon, pour les photos de "ces édifices qui sont un témoignage", pour ce que tu partages sur les rites d'ensevelissement, pour les vers de Baudelaire. Tout parle d'une immense dignité…<br /> Comme tu le dis si bien, "le Voyage ne s'arrête pas"...<br /> Je pense à la petite Antigone, obstinée à recouvrir le cadavre de son frère laissé à pourrir en plein soleil pour devenir la proie de bêtes sauvages,-châtiment suprême-. Choisissant de désobéir, et donc d'être punie de mort, plutôt que de laisser son frère sans sépulture. Je me souviens du débat avec mes élèves de première à ce sujet , de l'incompréhension de certains, mais plus encore de l'admiration de beaucoup…<br /> Je pense aussi aux fleurs sur les tombes, à la Toussaint, plus éphémères que tous les magnifiques tombeaux qui traversent les siècles, mais qui viennent chanter, à leur manière, la foi dans l'au-delà et la Joie du Ciel .<br /> Au matin de Pâques, le tombeau vide, avec le Suaire et les linges, nous dit l'inouïe puissance, l'inouïe présence de Celui qu'il a abrité!
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F
Merci pour cet article très intéressant. Le déploiement d’une telle énergie pour offrir aux morts une demeure, avec tous les rites qui disent bien le sens spirituel des premiers hommes, est très impressionnant. Et d’ailleurs, le fait qu’une énergie bien plus grande que pour les maisons ordinaires soit déployée pour des tombeaux montre, me semble-t-il, que la mort et ce qu’il y avait au-delà, avait pour ces hommes une plus grande importance. Pour moi c’est le signe que ce que dit l’Église dans le passage du catéchisme que tu cites, Jean, est très clair, et même évident. <br /> Je pense à une autre civilisation qui a bâti des monuments colossaux pour les morts : l’Égypte antique. Quand on voit la pyramide de Khéops, qui mesurait initialement pas loin de 150m de haut, véritable prodige architectural, on ne peut que rester sans voix… <br /> Merci pour les vers de Baudelaire, que je trouve très beaux !
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J
Merci pour ce bel article. Ce que tu as observé suite à la mort de cet oisillon est très interpelant... Dans les sépultures humaines, la différence est, comme tu le soulignes par ailleurs, ces rites associés (je pense aussi à l’antique tradition de la pièce pour Charon). Cela montre bien l’aspiration profonde de l’homme au spirituel, au divin, si bien célébrée par les très beaux vers de Baudelaire que tu nous partages !<br /> Cela m’évoque ce passage du Catéchisme de l’Eglise catholique :<br /> « Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu. […] De multiples manières, dans leur Histoire, et jusqu’à aujourd’hui, les hommes ont donné expression à leur quête de Dieu par leur croyances et leurs comportements religieux (prières, sacrifices, cultes, méditations, etc.). Malgré les ambiguïtés qu’elles peuvent comporter, ces formes d’expression sont si universelles que l’on peut appeler l’homme un être religieux » (articles 27 et 28). Oui, quelle « dignité » (un bien beau mot) !<br /> De manière générale, j’apprécie énormément toute cette architecture religieuse mégalithique, qui force en effet l’admiration (certaines pierres de la Roche-aux-Fées pèsent jusqu’à 40 000 kg !) mais j’aime vraiment beaucoup cette photographie en particulier, j’y ressens une robustesse sereine, avec cette alliance des couleurs grise et verte que l’on retrouve si souvent en Bretagne. Cette force, cette paix, me parle bien sûr moi aussi du Tombeau ouvert du Christ ressuscité.
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