Notre-Dame de Paris

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I
Merci Jean pour tes mots qui nous portent à l'essentiel de cet évènement. J'ai une pensée pour tous ces hommes qui ont participé à l'édification de Notre-Dame de Paris et j'espère que nous aurons la grâce de la rebâtir avec le même esprit. Merci pour ce magnifique poème. J’ai beaucoup aimé le lire ! Comme c’est beau de voir le monde à travers les yeux d’un poète. Ce vers me plait particulièrement : « Aux caresses du soir, dont l'or te damasquine, » Cela m’évoque la participation, si je puis dire, du Créateur qui continue le travail d’embellissement de l’édifice à travers la lumière du soir.
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M
Merci Jean pour cet hommage à Notre-Dame de Paris. Effectivement l’association des mots de Victor Hugo avec la photo que tu partages de ce drame est saisissante.<br /> J’ai moi-même pu constater lors d’une visite d’une dame dans un hôpital cet « élan de tristesse qui a fait frissonner la France » et c’est quelque chose de très touchant, comme ces images des français bouleversés par ce qui arrivait. Mais comme plusieurs l’expriment, pour être véritablement touchant, il est nécessaire que cet élan porte véritablement du fruit dans la vie de ces personnes.<br /> Merci pour tes mots « A ce moment, chacun avait l’occasion de se souvenir qu’il avait des racines ; qu’il avait une âme ; qu’il avait un Dieu. ».<br /> Merci aussi pour ces strophes de Théophile Gautier, ces vers me touchent plus particulièrement :<br /> « Semblent les deux grands bras que la ville en prière, <br /> Avant de s'endormir, élève vers son Dieu »<br /> « Et le Seigneur habite en toi »<br /> « Comme sous un dais pourpre un immense ostensoir »<br /> Merci Frantz pour ce que tu partages sur le lien entre Notre-Dame et la Vierge Marie.
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F
Merci beaucoup, Jean, pour ce partage qui me touche profondément. C’est vrai que, plus encore que l’incendie de la cathédrale (bien que ce soit déjà quelque chose qui secoue violemment !), cette réaction, cet « immense élan de tristesse et de ferveur qui a fait frissonner la France et le monde », est un choc. L’incendie fut un choc douloureux, mais cette réaction un choc plein d’espérance : « à ce moment, chacun avait l’occasion de se souvenir qu’il avait des racines ; qu’il avait une âme ; qu’il avait un Dieu ». Ce qui me touche profondément, c’est que Dieu donne cette occasion. Et c’est très interpellant, ce mot que tu emploies, car l’occasion laisse libre. Libre de réagir superficiellement, puis d’oublier ce qu’a réveillé cet évènement en France, mais libre aussi d’en tirer les conséquences, de reconnaître que la France a oublié Dieu… Je prie donc que cette réaction de tant de Français ne soit pas un feu de paille (sans mauvais jeu de mot…), mais une réflexion profonde et réelle sur l’identité de la France. Dieu a donné l’occasion…<br /> La seconde chose qui me touche énormément dans ce qu’est cette cathédrale, c’est le lien entre la France et la Vierge Marie. En ce sens, je trouve les vers de Théophile Gautier bouleversants : « Et les jumelles tours, ces cantiques de pierre, Semblent les deux grands bras que la ville en prière, Avant de s'endormir, élève vers son Dieu ». Je trouve que cela dit bien la prière que Notre-Dame élève sans cesse pour la France (pays qu’Elle aime manifestement beaucoup…). D’ailleurs, les deux tours sont toujours debout ! La prière de Marie pour le peuple de France ne s’arrête pas, malgré que de son côté, il ait oublié sa vocation, son identité… Et puis le vers « Et le Seigneur habite en toi » rend frappante, je trouve, l’assimilation entre la cathédrale et la Vierge Marie, comme si c’était la même réalité.
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L
Merci Jean pour le partage de cet article et pour ce désir de souligner le bien qui peut sortir de tout mal et de toute mort ! Cela est un témoignage très important ; ainsi que ce que tu partages Joseph… Les mots de Victor Hugo sont saisissants, et j’ai cru évidement qu’il parlait d’un incendie. <br /> Merci pour tes mots : « A ce moment, chacun avait l’occasion de se souvenir qu’il avait des racines; qu’il avait une âme ; qu’il avait un Dieu. »<br /> « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église » : Ce qui est frappant est cette unité devant la catastrophe, le regard fixé sur la même réalité, sur des questions profondes au cœur de chaque homme, la question de la présence de Dieu, de notre identité, de notre héritage, …<br /> Merci pour le poème magnifique de Théophile Gautier. Ces deux vers particulièrement le touchent : « Semblent les deux grands bras que la ville en prière, Avant de s'endormir, élève vers son Dieu », et, « A regarder d'en bas ce sublime spectacle, On croit qu'entre tes tours, par un soudain miracle, Dans le triangle saint Dieu se va faire voir. »
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J
Merci Jean pour ton très bel article. C’est si fort de voir et c’est appuyé par les vers que tu as mis en gras, combien dans cet évènement, du bien peut-être tiré d’un mal et que cette forme de « mort » avec ce qui a été brûlé de la cathédrale dans l’incendie, ravive les racines chrétiennes qu’aucun français ne peut nier, faisant parties de son identité. Les photos partagées m’ont aidée pour mieux lire les textes notamment pour ce qui est à se représenter de la lumière sur la cathédrale. Un grand merci pour les strophes partagées du poème de Théophile Gautier que j’ai trouvé magnifique et dans ses vers, cet édifice semble être une véritable représentante de Dieu, conduisant à lui. En ce sens, j’ai trouvé si beaux ces vers voyant Notre-Dame de Paris comme une personne qui intercède pour la ville, et plus largement pour la France toute entière : <br /> « Semblent les deux grands bras que la ville en prière, <br /> Avant de s'endormir, élève vers son Dieu. ». <br /> Par ce vers si beau, je suis émerveillée de voir combien sa beauté, sa présence, mais aussi son emplacement, montrent et rappellent la présence d’un Dieu qui se fait proche et qui veut demeurer parmi nous : « On croit qu'entre tes tours, par un soudain miracle, <br /> Dans le triangle saint Dieu se va faire voir. » Et en lisant ce vers : « Et le Seigneur habite en toi. » je me dis combien est grand le rayonnement de la présence de Dieu dans nos églises qui va au-delà des murs. <br /> Cet évènement me fait aussi m’arrêter davantage sur le nom que la cathédrale porte : « Notre-Dame de Paris » et de voir combien à la fois Dieu a posté la Vierge Marie comme protectrice de Paris, mais aussi combien les bâtisseurs de cette cathédrale ont voulu se mettre sous la protection de celle-ci.
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J
Merci beaucoup pour cet article sur Notre-Dame de Paris, avec l’expression notre "chère cathédrale", et spécialement ce que tu exprimes ici : "A ce moment, chacun avait l’occasion de se souvenir qu’il avait des racines ; qu’il avait une âme ; qu’il avait un Dieu." C'est exactement l'expérience que j'ai faite dans mon milieu professionnel, auprès de personnes non croyantes en apparence, et qui m'ont précisément exprimé cela, selon les très beaux vers de Théophile Gauthier mis en gras: cela m'a profondément touché de voir leur bouleversement sincère, comme si c’était leur maison qui était en flammes – et c’était bien cela au fond. Pour moi, c’était comme une victoire d'espérance dans une catastrophe lourde de symbole en ces temps troublés pour l'Eglise, et un enseignement sur le plus grand bien tiré d'un mal. En effet, il y a eu une communion étonnante, à laquelle je ne m’attendais pas, autour de nos racines, souvent bien étouffées mais irréductibles tout de même. Cet article et cet événement me frappent en ce qu'ils me montrent aussi le profond lien entre la réalité invisible exprimée par le visible, l'identité de l'Eglise exprimée - en partie - par l'église-bâtiment : la pierre angulaire qu'est le Christ demeure, les flammes du mal n’ont pas le dernier mot. Et d’ailleurs, la consolation est encore plus profonde : quand bien même tout se serait écroulé, nous avons bien senti que l’élan provoqué, celui-là, était inattaquable. Cela donne beaucoup de gratitude pour les bâtisseurs de cathédrales qui ont su transmettre ce trésor de la foi d’une manière aussi profonde. Cela me rappelle ce très beau passage de la première lettre de saint Pierre qui s’adresse à tous les croyants : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle. » (Chapitre 2, verset 5). Mais un défi se pose pour moi : comment faire vivre cette identité qui n’est pas éteinte dans le cœur de nos compatriotes, cette « mèche qui fume encore », selon la belle expression biblique ? De passer de l’émotion – et qu’elle est digne ! – à cette vie de « pierre vivante » dans la Maison de Dieu ? Certainement, la mémoire personnelle est le premier devoir, en faisant brûler en soi cette lumière autant que possible… Et je me réjouis pour cet article qui en alimente la flamme.
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C
Merci, Jean, pour cet article qui me touche infiniment.<br /> Alors que s'ouvrait la Semaine Sainte, des millions de cœurs se sont mis à battre; alors que s'ouvrait la Semaine Sainte, des millions de regards se sont tournés vers le Ciel; alors que s'ouvrait la Semaine Sainte, des millions d'êtres humains ont été bouleversés aux entrailles, comme si était menacé de destruction le meilleur d'eux-mêmes…<br /> Phénomène purement médiatique? Sûrement pas.<br /> Merci pour tes mots sur "l’immense élan de tristesse et de ferveur qui a fait frissonner la France et le monde, courant aussi rapidement que la flamme dans la « forêt » de 1300 chênes vieux de plus de 700 années.<br /> A ce moment, chacun avait l’occasion de se souvenir qu’il avait des racines ; qu’il avait une âme ; qu’il avait un Dieu."<br /> Merci pour les mots de Victor Hugo, mais plus encore pour les vers magnifiques de Théophile Gautier en si vibrant hommage à Notre-Dame.
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