Fragments d'Ile II

Publié le

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
Merci Anne pour ce si bel article. J'ai été touchée par ce que tu exprimes sur l'entraide des femmes dans les champs. Merci pour ce texte si poétique. J'ai également retenue "pêchées dans les casiers profonds de l’âme" et je suis impressionnée de voir un lien si grand entre les odeurs, les parfums qui nous sont donnés et ce que cela suscite au plus profond de nous. Je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous avez écrit, pour vos commentaires magnifiques.
Répondre
A
Merci pour vos si beaux commentaires!
Répondre
M
Merci beaucoup Anne pour ces partages de l'île d'Ouessant, oui très poétique!<br /> J'aime beaucoup cette belle photo que tu as prise du bourdon sur la bruyère. Et aussi l'autre, par ses couleurs que j'aime beaucoup. C'est paisible.<br /> Moi aussi j'ai été frappée par ces mots "pêchées dans les casiers profonds de l’âme".<br /> Et aussi ces mots : "nécessaire", "familière à l’âme", en parlant de cette beauté sauvage.<br /> Ne m'étant jamais posé la question, je ne sais pas vraiment si j'aimerais ou non garder les odeurs. Je suis évidemment d'accord avec ce que vous dites sur la beauté de recevoir une odeur gratuitement. Et c'est alors un cadeau plus appréciable et une porte ouverte à l'action de grâce plus que si nous avions la main dessus et le contrôle sur cette odeur. Mais je me demande alors, en quoi est-ce vraiment différent des photos de paysages, de lieux ? Mais que ce soit pour la photo, ou si nous pouvions capter une odeur, évidemment, rien ne remplace la joie et la grâce du moment présent.
Répondre
J
Oui, merci pour ce très beau commentaire ! Je relève aussi ceci : "Captif d'un flacon, le parfum n'existe que s'il se répand et se donne..."
Répondre
J
"Merci, Anne, d'avoir brisé pour nous un flacon de ta joie!" : que c'est beau, ce que tu as écrit là!
Répondre
C
Merci, Anne, pour cette nouvelle promenade si vivifiante...<br /> J'aime ces deux adjectifs associés à "senteurs": "vibrantes" et "sans prix"; je pense au "parfum d'un grand prix" de Marie-Madeleine; un parfum est toujours quelque chose qui se répand, se diffuse, un épanchement; cela a à voir avec le don gratuit.<br /> Et je trouve très beaux et profonds tous vos commentaires sur les parfums: le lien avec la mémoire, l'exhortation à ne pas vouloir tout garder, le côté évanescent des odeurs qui les rend encore plus précieuses, l'enthousiasme pour la distillation (moi aussi, Frantz, qui ai passé de nombreuses vacances de Pâques à Grasse, ville des parfums, j'ai toujours été fascinée par ce processus; et toutes ces senteurs de fleurs qui montaient des parfumeries de la ville sont indissociablement liées pour moi à la joie de Pâques!)…<br /> Captif d'un flacon, le parfum n'existe que s'il se répand et se donne...<br /> Merci, Anne, d'avoir brisé pour nous un flacon de ta joie!<br /> Et pour tout ce que tu pêches dans les casiers de ton âme!
Répondre
F
Merci beaucoup Anne pour ce beau partage qui sent la paix et les souvenirs concrets : c'est vrai que les odeurs évoquées nous transportent encore plus que les photos, je trouve, dans cet endroit que tu décris pourtant en peu de mots. J'ai moi aussi beaucoup aimé l'expression "pêchées dans les casiers profonds de l’âme".<br /> Pour ma part, j'avoue que la conservation des odeurs est quelque chose que j'aimerais faire depuis longtemps, en fait depuis mes premières distillations en cours de chimie. A l'époque c'était le clou de girofle qu'on distillait, mais c'est vrai qu'un petit rêve qui me reste, c'est de distiller certaines fleurs (la glycine et le mimosa en particulier!). Et puis essayer de mélanger les essences entre elles, j'avoue que ça me plairait énormément! Après, je suis d'accord sur le caractère passager des odeurs, qui doivent rester insaisissables pour continuer à nous surprendre, au gré des lieux et des saisons, et faire remonter d'un coup des souvenirs qu'on croyait évanouis. Mais pour moi l'un n'empêche pas l'autre. J'admire ceux qui ont l'art de conserver les senteurs afin d'en produire d'autres par de savants mélanges. Je trouve que c'est un art étonnant, complexe, et que ce serait dommage de ne pas avoir.
Répondre
L
Oui, merci Joseph pour ce que tu écris sur l'odeur qui ne se laisse pas capter, garder, mais qui reste libre. L'idée de la photo était pour moi plutôt une manière de pouvoir partager à d'autres avec plus de précision ce qui est senti, mais au fond je trouve bien plus beau ce que vous dites... Merci !<br /> <br /> Merci aussi Jean et Joseph sur ce que vous partagez sur cette phrase d'Anne et sur l'inspiration. Je trouve ça très beau de vous lire, et ça me réjouis de découvrir ces "portes" qui s'ouvrent l'une derrière l'autre à partir du même vers. Merci !
Répondre
J
Oui je suis d'accord avec toi Jean, et d'ailleurs je trouve que c'est une belle leçon des fleurs par exemple de ne pas sentir très bon - je trouve, en tous cas bien moins - quand elles sont séchées, comme si c'était vraiment comme une petite exhortation à ne pas toujours vouloir garder, capter. D'ailleurs pour moi les parfums sont dans la mémoire d'une manière très forte. Est-ce que ça n'est pas beau d'ailleurs ce côté de liberté qu'on ne peut pas saisir ?
Répondre
J
Je ne pense pas moi non plus que j'aimerais garder les odeurs parce qu'elles ramènent à un souvenir en général, et c'est plus appréciable quand elles se laissent sentir dans un lieu/une circonstance particulière... Je n'aimerais pas par exemple sentir "l'odeur de Noël" toute l'année.
Répondre
J
Pour répondre à Lucie, je ne suis pas bien sûr que j'aimerais "garder des odeurs comme des photos". Qu'en pensez-vous?<br /> J'ai trouvé très belle Joseph cette image que tu as eue, qui m'a fait à mon tour penser à l'inspiration que l'on prendrait avant de descendre dans l'océan chercher les casiers.
Répondre
J
Merci Anne pour ton beau partage et pour ce que tu écris et nous partages de ces parfums. Merci particulièrement pour la photo du champ de bruyères.
Répondre
J
Merci Anne pour ce beau partage poétique, pour la joie d'imaginer les parfums que tu décris. Oui merci pour tes textes très beaux, qui expriment bien pour moi à la fois la douceur et la vie portée dans les paysages d'océan; j'ai relevé la même expression que Jean, vraiment très belle, qui m'évoque le geste physique que l'on fait en fermant les yeux et en prenant une grande respiration, pour s'emplir en profondeur de ces parfums. J'aime beaucoup la bruyère - sans parler du miel qui en est issu :) -, une petite fleur bien résistante !
Répondre
L
Merci Anne pour le partage de ton émerveillement. Merci pour ton attention à ces odeurs et pour la manière dont tu en parles ! J'essayais de les imaginer (ce serait beau de pouvoir en garder comme on fait pour des photos...).
Répondre
J
Merci Anne. Tes textes sont très poétiques, j'ai énormément aimé la métaphore "pêchées dans les casiers profonds de l’âme".<br /> J'aime aussi l'insecte bourdon, qui me fait penser... au bourdon de la cloche du premier fragment!
Répondre