Notre frère le sel

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M
Merci Jean pour ton dernier commentaire sur la vision encore utilitariste et égoïste.
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J
Non, Frantz. Il ne faut pas prendre soin de l’océan (d’ailleurs, il n’a pas besoin qu’on prenne « soin de lui », mais seulement qu’on le laisse tranquille !) parce que le contraire aurait des conséquences négatives pour l’humanité : c’est encore et toujours la même vision utilitariste et égoïste. La Création n’est pas un objet, elle a une valeur en elle-même !
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M
Merci Joseph pour les citations bibliques que tu donnes, merci Frantz pour ton interrogation quant à la Parole de Jésus et merci Jean pour l’expression de ta préoccupation.
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J
Merci Jean pour l’expression de ta préoccupation. Merci Frantz d’avoir mis en relief le verset sur le « sel de la terre ». Merci Jeanne pour ton expression des « frères-sel ».
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J
Merci, Jean, pour l'expression de ta préoccupation. Merci, Joseph, pour la citation de saint Paul et pour ton commentaire que Jean relève.
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F
Merci à chacun pour son commentaire, en particulier Jean, ton rappel sur le dramatique saccage des océans : l'homme contemporain d'il y a quelques décennies pensait sûrement que ce n'était pas bien grave, puisqu'on ne vit pas dans la mer, mais quand on voit les conséquences en chaîne, cela montre combien la vie de l'océan est essentielle et qu'il faut en prendre soin ! <br /> Et merci à toi Joseph pour les deux versets bibliques que tu rapportes.
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L
Merci Jeanne pour ce que tu écrits : « Je remercie aussi pour ceux qui sont des « frères-sel » pour les autres. » et Joseph : « j’ai repensé combien le sel peut être présent dans la vraie pratique liturgique et autres prières, en étant un signe efficace de la force de Dieu qui purifie ! ». Merci aussi Jean de partager ta préoccupation concernant le saccage des océans...
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J
Merci, Joseph, pour ce que tu écris dans ton commentaire : « Ce que je trouve particulièrement interpelant, c’est que le sel puisse être aussi bien une marque et un élément de vie essentiel, qu’un signe d’infertilité et une cause de mort. Tout dépend de l’équilibre et des proportions, comme bien souvent… » ; ainsi que pour les références bibliques et liturgique.<br /> Merci aussi à Frantz : « Je trouve beau que des personnes veuillent recueillir et garder ce “patrimoine immatériel”, et travailler selon la tradition, sans machine. En lisant ce que tu décris, je me dis que c’est un beau métier, en ce qu’il oblige à avoir une relation authentique et docile à la Création : il faut accueillir l’absence de soleil, les pluies trop abondantes, et composer avec tout cela sans vouloir plier le réel dans le sens d’une productivité rigide et avide… » ; « Je me suis demandé si Jésus parlait, quand il dit “Vous êtes le sel de la terre”, du sel provenant des gisements dans la croûte terrestre, et non du sel provenant directement de la mer. Ce serait fort, car alors, cela signifierait que ce sel que nous sommes appelés à être nécessite une très forte concentration (symbole de l’accueil de Dieu dans sa vie, à haute dose !), et beaucoup de temps pour le processus de fossilisation, ce qui renvoie à la patience de Dieu dans nos vies… »<br /> Et enfin à Jeanne : « Une chose m’interpelle : la fragilité du sel qu’une pluie peut faire fondre » ; « Je remercie pour ceux qui sont des “frères-sel” pour les autres. »
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J
Merci pour ce partage du fruit de ton petit séjour dans les marais salants guérandais ! <br /> Tout d’abord, les paroles du Christ, bien sûr, sont si belles, et exhortantes comme tu le soulignes. <br /> Par ailleurs, cela m’a vraiment intéressé d’en savoir davantage sur les paludiers, en particulier la précarité de leur travail. Je trouve aussi très intéressantes plusieurs informations que tu donnes : l’impressionnant nombre estimé de 60 mètres de croûte de sel ; la concentration en sel des cellules de notre organisme qui doit être maintenue, faute de quoi on meurt ; le sel terrestre dû au recul marin (qu’il est beau, le gisement de sel rose de l’Himalaya !).<br /> Tout cela rejoint une préoccupation qui m’habite beaucoup en ce moment avec l’actualité : le saccage des océans.
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J
Merci pour cet article qui renouvelle l’émerveillement pour la créature du sel. J’ai été étonné par les proportions très impressionnantes de quantité de sel sur la Terre, mais aussi dans notre corps. Ce que je trouve particulièrement interpellant, c’est que le sel puisse être aussi bien une marque et un élément de vie essentiel, qu’un signe d’infertilité et une cause de mort. Tout dépend de l’équilibre et des proportions, comme bien souvent…<br /> J’ai aimé découvrir les gisements de sel gemme de sel rose de l’Himalaya, dans cette lumière rose incroyable, ainsi que tout ce savoir-faire artisanal, avec son vocabulaire spécifique, et qui échappe à l’hégémonie technologique. <br /> J’ai aussi aimé repenser à deux autres passages de la Bible qui montrent le caractère sacré du sel :<br /> « Tu saleras toute oblation que tu offriras et tu ne manqueras pas de mettre sur ton oblation le sel de l'alliance de ton Dieu; à toute offrande tu joindras une offrande de sel à ton Dieu. » (Livre du Lévitique, chapitre 2, verset 13) ;<br /> « Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. » (Lettre de saint Paul aux Colossiens, chapitre 4, verset 6).<br /> Et j’ai repensé combien le sel peut être présent dans la vraie pratique liturgique et autres prières, en étant un signe efficace de la force de Dieu qui purifie !
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M
Merci Christine de partager avec nous le fruit de ta rencontre avec les paludiers et ce qui t’a émerveillé. J’ai aimé découvrir le lexique de ce « patrimoine immatériel de l’humanité », d’autant plus qu’il fait partie de l’un de ces métiers encore « transmis de génération en génération, sans recours aux machines » ce qui le rend d’autant plus intéressant. Cela devait être aussi quelque chose à l’époque de voir les femmes porter le sel en équilibre sur leur tête (et c’est tout de même impressionnant de penser aux femmes africaines qui sont capables de porter jusqu’à 70% de leur poids). J’espère que les conditions météorologiques ne leurs seront pas défavorables cette année…<br /> Merci aussi pour la photo qui illustre le sel rose de l’Himalaya, c’est blocs de sel rayonnant à la lumière ont l’air très impressionnants. Impressionnant aussi d’essayer d’imaginer ces 60 mètres de croûte de sel que laisserait l’assèchement de tous les océans. Et pour les citations de la Parole de Dieu avec ce que tu en dis, en particulier ce point : « Il nous est demandé de répandre une saveur dans le monde pour que ceux qui nous entourent ne perdent pas le goût de vivre ».
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F
Merci pour la découverte de ce métier de paludier, avec tout ce vocabulaire qui témoigne d’un savoir-faire développé et affiné (c’est le cas de le dire) de génération en génération et soigneusement transmis. Je trouve beau que des personnes veuillent recueillir et garder ce « patrimoine immatériel », et travailler selon la tradition, sans machine. En lisant ce que tu décris, je me dis que c’est un beau métier, en ce qu’il oblige à avoir une relation authentique et docile à la Création : il faut accueillir l’absence de soleil, les pluies trop abondantes, et composer avec tout cela sans vouloir plier le réel dans le sens d’une productivité rigide et avide…<br /> Je trouve très intéressant que le sel soit indispensable à la vie, et en même temps je me rappelle qu’une trop forte concentration empêche la fécondité (je pense à la Mer Morte, dont la concentration en sel est de 27,5 %, contre 2 à 4% dans les autres eaux de mer).<br /> J’ai aimé apprendre comment se formaient les gisements de sel, et voir la couleur de ce beau sel rose de l’Himalaya.<br /> Je retiens des versets de l’Évangile que tu cites l’appel à ne pas être fade, « insipide ».<br /> En reliant tout ce que tu écris, je me suis demandé si Jésus parlait, quand il dit « Vous êtes le sel de la terre », du sel provenant des gisements dans la croûte terrestre, et non du sel provenant directement de la mer. Ce serait fort, car alors, cela signifierait que ce sel que nous sommes appelés à être nécessite une très forte concentration (symbole de l’accueil de Dieu dans sa vie, à haute dose !), et beaucoup de temps pour le processus de fossilisation, ce qui renvoie à la patience de Dieu dans nos vies…
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L
Merci Christine pour ce beau partage sur le sel. J’ai aimé découvrir le vocabulaire propre au travail dans les marais salants et aussi apprendre que la récolte du sel dépendait fortement du climat et des intempéries (réalités que je n’associais qu’essentiellement aux cultures agricoles). Merci pour ta description que je trouve belle : « miroirs en quadrillage du ciel, limpides ou enflammés selon les heures du jour ».<br /> J’ai aimé aussi découvrir la photographie du gisement de sel rose de l’Himalaya. La présence des hommes permet de se rendre compte de la taille, très impressionnante, de certains blocs de sel. Je trouve très beau la manière dont ils laissent passer la lumière, révélant des reflets orange et jaunes. Mais je pense aussi au travail, sans doute arasant, d’extraction…<br /> Merci pour les deux citations de l’Évangile et pour ta conclusion, en particulier ces deux appels : « répandre une saveur dans le monde pour que ceux qui nous entourent ne perdent pas le goût de vivre » et « que nos existences ne soient pas insipides ».
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J
Merci, Christine, pour ton article que j’ai trouvé très intéressant, et au moyen duquel j’ai aimé apprendre à connaître davantage cette créature qu’est le sel, créé par Dieu. Merci pour cette information rapportée qui m’aide à réaliser, un tout petit peu, la quantité de sel sur la planète dont j’étais bien loin de me douter : « l’assèchement de tous les océans laisserait une croûte de sel de 60 mètres de profondeur environ et qui recouvrirait 60 % de la surface de la Terre ! » : incroyable ! D’autre part, j’étais très loin de soupçonner l’existence de ces gisements de sel rose avec l’illustration de cette information par la photographie. C’est important que soit recueilli le témoignage de ces travailleurs ! Par ton retour, je comprends qu’ils vivent leur artisanat dans le respect du savoir-faire d’autrefois, sans toute la mécanisation qui a, dans bien d’autres domaines, remplacé toute forme de savoir-faire traditionnel. Ça m’a plu de lire cela : « transmis de génération en génération, sans recours aux machines ». J’ai apprécié découvrir les termes avec leurs descriptifs dont je ne connais absolument rien, du matériel nécessaire aux paludiers. J’ai trouvé joli que le « nectar des marais » porte le nom de « fleur » et que tu emploies le verbe cueillir pour parler de sa récolte. Une chose m’interpelle : la fragilité du sel qu’une pluie peut faire fondre. Ton article et, surtout, une autre leçon reçue continuent à me remettre en cause sur l’esprit de consommation dans lequel je serais et dont on me sort, quant au rapport à ce bien offert par Dieu. J’ai trouvé très intéressant que Jésus parle dans le même temps du sel en soi et de la paix. Doit-on comprendre qu’il ne peut y avoir de paix sans ce sel ? Enfin, merci de relever du devoir à remplir pour : « que ceux qui nous entourent ne perdent pas le goût de vivre ». Avec toi, je rends grâce pour le frère sel. Je remercie aussi pour ceux qui sont des « frères-sel » pour les autres.
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