La vache et le vacher

Publié le

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Un bien beau récit, et empreint de poésie. Là se trouve une part de la vraie vie. Merci, Joseph.<br /> Comment ne pas faire le lien entre l’affection attentive de cet éleveur pour sa fille vache, et « l’amical salut de la main et le bon sourire » qu’il t’adressa comme frère humain ?<br /> Avec toi, je rends grâce pour les mots si puissants et profonds du grand théologien (n’en déplaise aux tout petits esprits) qu’est le Saint-Père François.<br /> Enfin, je rejoins Jeanne dans son exclamation : « Ces paysages font parti[e] de l’identité de la France ! » Ma France.
Répondre
C
Merci Joseph pour la profondeur de cet article sur une anecdote qui aurait pu te laisser indifférent ou, pire, t'impatienter...<br /> Merci pour ton insistance sur la grâce de ralentir: c'est bien dans ce ralentissement de nos vies que peut naître la contemplation.<br /> Merci de nous montrer que c'est la lenteur qui permet l'affection véritable, la juste estime et la fraternité.<br /> Il y a dans cette petite transhumance quotidienne, de la ferme aux pâtures, des prés à l'étable, comme un rite sacré ; j'aime beaucoup en cela le mot "cortège" employé par Jeanne.<br /> J'aime ce tableau de Constant Troyon, bien représentatif de cette école de Barbizon déjà évoquée dans certains de nos articles : le clair obscur à la fois enveloppe et épure les silhouettes, rendant la présence des êtres à la fois plus douce et plus intense.<br /> Enfin, merci pour les paroles du Pape François qui donnent une magnifique portée spirituelle à cette scène partagée: immense responsabilité de "reconduire toutes les créatures à leur Créateur". "Elles avancent toutes avec nous et par nous jusqu'au terme commun qui est Dieu."
Répondre
M
Merci Joseph pour le partage de cet extraordinaire moment que tu as pu vivre l’espace de quelques minutes. Il est très touchant de savoir que des bergers accompagnants leur troupeau, prenant le temps et avec soin, existe encore… Merci pour cette « bien belle image d’une fraternité profonde ». Je trouve le tableau de Constant Troyon très beau dans sa simplicité. J’aime les couleurs dans le ciel au soleil couchant, la vache devant qui conduit le troupeau et celle au côté de la fermière qui semble lui parler, le chien tout près de sa maîtresse ainsi que la présence du mouton noir. Merci aussi pour les mots si beaux et si profonds du Pape François.
Répondre
J
Merci Joseph pour le témoignage de cette belle expérience. J’ai particulièrement apprécié lire tes mots (« Ce matin-là, point de suprématie de la technique, point de volonté de rentabilité, d’exploitation, mais la marche flegmatique de ces Bretonnes pie noir et ce petit temps de grâce offert, obligeant à quitter un moment le temps pressé des hommes, pour assister à une scène aussi simple qu’émouvante. »), ainsi que la description du vacher avec sa vache. Je rends grâce avec toi pour ces petits lieux de nos campagnes encore préservés de la mécanisation et de la productivité, pour les pâtures dans lesquelles de belles vaches broutent encore de l’herbe, pour les fermiers qui ont encore le courage d’aller à contre-courant (car ils font comme ils peuvent avec les moyens qu’ils ont). Ces paysages font partis de l’identité de la France ! J’ai aimé ce tableau de Constant Troyon avec les tons du soir tombant, le calme de la scène, le mouvement. Tout cela est paisible et chaleureux. J’ai aimé aussi voir la vache en tête de fil suivie des moutons, puis les deux vaches qui ferment la marche, tout ce beau monde accompagné de la fermière et de son chien. Ce cortège semble bien ordonné. Merci pour les magnifiques paroles du Saint-Père citées. Je trouve qu’on perçoit tellement de crainte et de respect dans ses mots. « La fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. » Cette vérité me rappelle combien si l’homme (et moi-même à ma mesure), l’oublions, c’est la porte ouverte à toute sorte d’abus des dons reçus et des êtres. Au contraire, que c’est beau de penser à l’identité de créature que l’homme reçoit de son Créateur si bon, d’être une créature parmi d’autres, de s’inscrire dans la dépendance et le service mutuel entre les différentes créatures. Je trouve très forte cette responsabilité de l’homme, et dès lors, la confiance que Dieu lui fait pour le sauver de l’orgueil : « appelé à reconduire toutes les créatures à leur Créateur ».
Répondre
F
Merci pour le partage de cette « belle marche fraternelle » qui m’a réjoui ! Comme c’est beau, un homme en harmonie avec les animaux qui lui sont confiés, un homme qui éprouve pour ses bêtes « à la fois de la tendresse et de la fierté », un homme qui connaît chaque tête de son troupeau, qui prend soin des plus lentes, qui sait comment leur témoigner « une énergique affection »… On ne voit plus beaucoup ce genre de spectacle, et pourtant ce que tu décris est si important aujourd’hui, alors que, comme tu le dis par ailleurs, l’homme est trop souvent pour l’animal un dangereux prédateur. M’ont profondément touché les mots du Saint-Père François : quelle grande responsabilité nous avons là, de « reconduire toutes les créatures à Dieu » ! Et le plus fort, je trouve, est ceci : « elles avancent toutes, avec nous et par nous » : oui, comme ce vacher au milieu de son troupeau. Lui a compris que c’était là sa place… Merci également pour le tableau de Constant Troyon, que j’apprécie vraiment : paisible lumière d’une fin de journée de travail, où la fermière s’en retourne au milieu de ses vaches, ses brebis et son chien, longeant la rangée d’arbres, en terre familière où tout respire l’harmonie, le respect du rythme naturel des choses.
Répondre
L
Merci Joseph de partager ainsi avec nous les « cinq bonnes minutes » de ta contemplation admirative devant « cette belle marche fraternelle », « aussi simple qu’émouvante ». J’ai aimé, en particulier, ta description des gestes aimants du berger en faveur de la plus lente de ses vaches. C’est très émouvant, en effet, cette communion, simple et vraie, avec les créatures de Dieu dans le profond respect.<br /> Merci de redonner cette parole du Pape François qui est tellement belle et remet au centre ce qui doit l’être (et non pas l’homme : « La fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. »).
Répondre