"L'étoile de Noël"

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J
Merci, cette histoire de Noël est émouvante ; notamment en ce qu’elle rappelle que tous les êtres sont faits pour leur Créateur (cf Col 1, 16). <br /> Moi non plus, je ne connaissais pas cette plante, et je rejoins Joseph quant à ce qu’il fait remarquer sur la boussole des rois mages ! Il est intéressant de bien distinguer fleur et feuilles, en effet ; dans ce sens, je me ferai plus attentif à l’hortensia, selon l’information donnée par Christine.<br /> J’aime beaucoup ce que Jeanne écrit : « ‘‘Les collines du Mexique se couvrent de fleurs d’un rouge ardent’’ : que ce doit être beau à voir ! Je suis touchée de constater les signes dans la Création du Sang du Christ. Je trouve fort que le lien entre les mystères de la Nativité, de la Passion et la mort de Jésus soit autant explicite grâce à l’étendue de la couleur rouge que porte cette fleur dans le paysage. C’est beau que les missionnaires franciscains ce soient servis de cette fleur familière aux populations pour leur parler à partir de ce qu’ils connaissaient, du mystère de Dieu. Je trouve d’autant plus beau que ce soit des disciples de saint François, lui qui a vécu la Fraternité avec les créatures. Je me suis dit que c’était en quelque sorte un bel ‘‘échange’’ entre les créatures : ‘‘sœur’’ fleur s’est mise au service des frères franciscains pour qu’à travers elle ils témoignent du mystère de Noël, et les frères franciscains ont été au service de cette « sœur » pour qu’à travers sa beauté, Dieu, l’Auteur de toute beauté, soit loué. »
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M
Merci Lucie pour le partage avec nous de ce conte et de cette fleur que je ne connaissais pas. J’aime beaucoup cette couleur vive et la forme donnée par les bractées (mot que j’apprends, merci) toutes deux allant effectivement très bien avec Noël, le rouge et l’étoile. Je trouve intéressant d’apprendre son importance au Mexique quant aux traditions de Noël, et que pour les Aztèques elle symbolisait la pureté. Pour le conte je retiens surtout cette phrase : « Ne t’inquiète pas : quoi que tu donnes, l’Enfant-Jésus en sera très heureux et l’aimera, parce que ce sera un cadeau venu de ton cœur. » J’ai aussi pensé à un ange qui porterait ce message à Pepita, mais dirait-on « un homme, bien étrange » ? Peut-être. <br /> Merci Frantz pour ce que tu écris sur la manière dont Dieu aime agir.<br /> Merci pour ce que tu rapportes sur les bractées Christine et pour ce si profond texte de Marie-Noël !
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J
Merci pour la découverte de cette fleur, dont je ne me souviens pas avoir jamais vu d’image, qui me fait penser à une rose des vents, avec son « architecture » précise. Et c’est bien justement une étoile qui a été la boussole des Saints Rois Mages ! Merci surtout pour la découverte de ce très beau récit, rempli du véritable esprit de Noël, où la pauvreté de cœur est glorifiée par Dieu Lui-même, contre les arrogants grognons. J’ai repensé en lisant l’histoire de Pepita, à ces mots de saint Paul dans la Bible : <br /> « Vous connaissez en effet le don généreux de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. » (2ème Lettre aux Corinthiens, chapitre 8, verset 9). <br /> Je trouve très belle aussi l’évocation du sang par la couleur de la pointsettia, qui rappelle le prix de cette générosité de Dieu. <br /> Merci Christine pour ce texte de Marie Noël, déjà rencontré sur Que j’éveille l’Aurore ! Avec le temps, il me semble que seules les grandes âmes passionnément dévouées à Dieu et aux autres peuvent écrire et comprendre ces mots sans risque de confusion avec notre tiédeur à nous ; en ce sens, je suis touché de voir toute la bonne volonté de Pepita qui « voulut continuer le travail »…
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C
Merci, Lucie, pour cette "étoile de Noël".<br /> Je connaissais le poinssetia, -que je n'aimais pas trop, lui préférant la rose de Noël ou le houx-, mais ce nouveau nom et ce conte l'enveloppent pour moi de clarté.<br /> J'ai aimé observer son architecture, et réaliser que ce rouge ardent n'est pas de fleurs mais de feuilles; j'ai pu découvrir qu'il en est de même pour les bractées de l'hortensia! et que l'une des fonctions principales des bractées est celle de la protection du bouton floral central.<br /> J'ai aimé ce conte avec ce si beau thème du cadeau à l'Enfant Jésus qui court dans de nombreux contes de Noël où le chagrin du pauvre qui n'a rien à offrir que sa pauvreté fait soudainement merveille; car Dieu "renvoie les riches les mains vides"( Magnificat de la Vierge Marie).<br /> Souvent la somptuosité de la Création supplée notre indigence, les pauvres fils emmêlés de notre existence, elle transforme les larmes en émerveillement.: c'est aussi une leçon de ce beau conte. <br /> <br /> A la lecture de ce conte est revenu à mon cœur ce texte si émouvant de Marie Noël: <br /> "Vous voilà, mon Dieu. Vous me cherchiez ?<br /> Que me voulez‐vous ? Je n'ai rien à vous donner.<br /> Depuis notre dernière rencontre, je n'ai rien mis de côté pour vous.<br /> Rien... pas une bonne action. J'étais trop lasse.<br /> Rien... pas une bonne parole. J'étais trop triste.<br /> Rien que le dégoût de vivre, l'ennui, la stérilité.<br /> -­‐ Donne !<br /> -­‐ La hâte, chaque jour, de voir la journée finie, sans servir à rien.Le désir de repos loin du devoir et des œuvres,<br /> le détachement du bien à faire,le dégoût de Vous, ô mon Dieu !<br /> -­‐ Donne !<br /> -­‐ La torpeur de l'âme, le remords de ma mollesse et la mollesse plus forte que le remords...<br /> -­‐ Donne !<br /> -­‐ Le besoin d'être heureuse, la tendresse qui brise, la douleur d'être moi sans secours...<br /> -­‐ Donne !<br /> -­‐ Des troubles, des épouvantes, des doutes...<br /> -­‐ Donne !<br /> -­‐ Seigneur ! Voilà que, comme un chiffonnier, Vous allez ramassant des déchets, des immondices.<br /> Qu'en voulez‐vous faire, Seigneur ?<br /> -­‐ Le Royaume des Cieux."
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J
Merci pour ton article qui m’a permis d’approfondir l’histoire de cette fleur dont je ne connaissais vaguement que l’aspect et le nom. En regardant la première photographie, j’ai été intriguée par ce que je pensais être peut-être les pétales mais sans toutefois en être convaincue, car je trouvais qu’ils avaient tout de même beaucoup l’apparence de feuilles. Merci alors pour l’explication donnée à travers le conte et les informations rapportées qui corrige mon incertitude. Dans ce conte de Noël, je trouve touchant le bon cœur de Pepita. Elle a fait ce qu’elle pouvait pour apporter un cadeau à l’Enfant Jésus, et cette gerbe de branches qui pour certains est « choquant », ne l’est en fait en aucune façon ! Bien au contraire, ce présent plaît beaucoup à l’Enfant, contrairement aux méchancetés (très blessantes pour le cœur d’un enfant) que les villageois marmonnent lorsqu’ils voient la fille arriver. Néanmoins, je prends pour ma part la leçon de ne jamais s’arrêter à l’apparence des « mauvaises herbes ». J’ai beaucoup aimé l’extrait qui parle de la Bonté de l’Enfant Jésus dont témoigne le dit « homme, bien étrange » (serait-ce un ange ?) : « Ne t’inquiète pas : quoi que tu donnes, l’Enfant-Jésus en sera très heureux et l’aimera, parce que ce sera un cadeau venu de ton coeur. » « Depuis lors, chaque année, dans les semaines précédant Noël, les collines du Mexique se couvrent de fleurs d’un rouge ardent » : que ce doit être beau à voir ! Je suis touchée de constater les signes dans la Création du Sang du Christ. Je trouve fort que le lien entre les mystères de la Nativité, de la Passion et la mort de Jésus soit autant explicite grâce à l’étendue de la couleur rouge que porte cette fleur dans le paysage. C’est beau que les missionnaires franciscains ce soient servis de cette fleur familière aux populations pour leur parler à partir de ce qu’ils connaissaient, du mystère de Dieu. Je trouve d’autant plus beau que ce soit des disciples de saint François, lui qui a vécu la Fraternité avec les créatures. Je me suis dit que c’était en quelque sorte un bel « échange » entre les créatures : « sœur » fleur s’est mise au service des frères franciscains pour qu’à travers elle ils témoignent du mystère de Noël, et les frères franciscains ont été au service de cette « sœur » pour qu’à travers sa beauté, Dieu, l’Auteur de toute beauté, soit loué.
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F
Merci pour la découverte de cette fleur, dont je trouve les feuilles vraiment très belles, tant par leur rouge vif que par leur forme étoilée. Que ce doit être beau de voir ce poinsettia tout fleuri ! <br /> Merci aussi et surtout pour le conte, que je trouve riche de symboles et de leçons importantes. Entre autres choses, je trouve touchante l’intention d’offrir une couverture à l’Enfant-Jésus, par souci bien concret pour ce petit Enfant né dans le dénuement. La parole sur le cadeau qui plaît à Jésus (« quoi que tu donnes, l’Enfant-Jésus en sera très heureux et l’aimera, parce que ce sera un cadeau venu de ton cœur ») est une belle exhortation à s’interroger sur la manière dont on offre quelque chose. Mais surtout, je trouve particulièrement belle la symbolique de la branche presque nue (vue d’ailleurs, par le regard mauvais des villageois déformant la réalité, comme « des mauvaises herbes »…), branche rendue miraculeusement féconde et belle. C’est toute une parabole sur la manière dont Dieu aime agir : enrichir ce qui est pauvre, féconder ce qui est stérile, embellir ce qui est sans éclat… à condition d’accepter d’offrir cette pauvreté, comme le fait très simplement et docilement la Pepita du conte. C’est très beau, aussi, que le miracle ne se limite pas à la branche apportée par la jeune fille, mais se propage, comme une bonne nouvelle, à toutes les plantes de la même espèce.<br /> Enfin, je trouve très intéressant le fait que les Aztèques reliaient la pureté au sang versé au combat : je ne trouve pas cela forcément instinctif, mais très juste, dans le sens où celui qui est capable de mourir pour son peuple ou sa foi est nécessairement celui qui a un cœur entier, unifié par un objectif, et donc pur au sens de « non mélangé ».
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