''La prière des enfants souffrant de la teigne''

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M
Merci beaucoup Jean pour ton si beau commentaire ! Pour cette dénonciation de ce temps révolu, et particulièrement lorsque tu écris : « où on respectait le droit fondamental de l’enfance à la prière, à la vie spirituelle… ». De relever qu’il existe, ici ou là, des signes de résistance. Merci pour ces mots : « mais une éducation par l’exemple de l’immersion dans une relation vivante – « par attraction », » ainsi que ceux-ci : « arrimée fermement des deux mains à l’autel ». Et merci beaucoup pour tout ce que tu as su voir et partages avec nous sur cet enfant délivré de son infirmité et cette interrogation que tu offres !!
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C
Merci pour ton bouleversant commentaire, Jean; et celui de Joseph qui le prolonge.<br /> Puissions-nous garder vive l'Espérance que se multiplient (mais peut-être sous une forme nouvelle...) ces îlots de prière et de bonté dont notre monde a tant besoin!
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J
Merci, Joseph, pour tout ton commentaire.
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J
Oui pour les yeux rougis, Lucie, c'est tout à fait cela.<br /> Merci, Joseph, pour la manière dont tu exprimes ta propre gratitude.
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J
Merci profondément, Jean, pour ce magnifique commentaire ! Déjà, pour l’expression de ta reconnaissance envers Monsieur Pils en lui faisant ce très beau compliment « d’admirant ». J’ai aimé penser un instant que, là où il était, ce peintre devait certainement remercier qu’il y ait eu cet accueil que tu partages avec nous pour ce qu’il a cherché à transmettre à travers son tableau. Merci pour la force de ton hommage écrit pour ce temps si beau, fondateur – révolu – de cette filiation : « où la France, fille aînée de l’Église, était portée à bout de bras bénévolement par sa Mère » ; « où on laissait œuvrer Dieu à travers les personnes consacrées à Lui, où on estimait Dieu et où on Lui « savait gré », en elles… ». <br /> Oh combien je remercie ceux qui ont le grand courage de travailler, durement, fidèlement, à ceci : « Pourtant, demeurent, ici ou là, quelques îlots de résistance ; d’ESPÉRANCE ! » !<br /> Merci, merci pour ce petit délivré que tu nous fais rencontrer silencieusement. Merci pour tes mots : « cette admirable amie de Dieu, sa mère spirituelle. ». Enfin, merci pour la question que tu transmets de la part du Crucifié et de l’enfant : « Et toi ? Qu’en est-il de ta gratitude ? ». Merci pour tout
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J
Quelle grâce… d’être ainsi conduit à notre tour dans cette école de prière et de vie consacrée grâce à toi, Jean. <br /> MERCI pour ton commentaire.<br /> Merci d’avoir pu entendre, non sans émotion, ton indignation aimante, en forme d’élégie, qui secoue, quant au temps « révolu » où la France vivait son identité.<br /> Merci aussi pour le refus courageux contre l’amertume, pourtant bien légitime, avec ces mots qui communiquent ce qu’ils expriment : « Pourtant, demeurent, ici ou là, quelques îlots de résistance ; d’ESPÉRANCE ! »<br /> Un désir naît alors : que d’autres naufragés puissent rejoindre ces îlots. <br /> Merci pour ton regard si profond sur le petit garçon, exemple de gratitude : « Cependant, loin de partir (partir pour ne plus avoir à se rappeler la honte de sa teigne), il se blottit au contraire au plus près de celle qui l’a soigné et guéri, cette admirable amie de Dieu, sa mère spirituelle. <br /> Et, ce faisant, il devient aussi le plus proche du Crucifié, suspendu au beau chapelet. » <br /> Merci de montrer cette attitude essentielle, la seule qui vaille finalement, de se « blottir » près de ceux qui nous portent le Salut ; alors, oui, nous aurions la meilleure place : « le plus proche du Crucifié ».<br /> Que c’est beau et grand ce mystère de l’incarnation de Dieu en ses vrais amis, au point de pouvoir les « confondre »…<br /> Merci aussi de rappeler aussi le secret de tous les vrais éducateurs d’âme : « une éducation par l’exemple de l’immersion dans une relation vivante – « par attraction », dirait le Saint-Père François qui sait lui-même si bien faire prier les enfants. »<br /> Mais quel fléau de ne plus laisser faire les professionnels de la prière… <br /> Merci de montrer que tout ici est une affaire de confiance, la confiance des petits en la Mère, qui elle-même vit la confiance, « arrimée fermement des deux mains à l’autel ».<br /> Enfin, merci pour cette dernière phrase, là encore très poignante, autant que le regard du petit garçon uni au Crucifié : « Tous deux, alors, l’enfant et le Crucifié, semblent murmurer silencieusement au spectateur : <br /> « Et toi ? Qu’en est-il de ta gratitude ? »
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F
Merci, profondément, Jean, pour ton commentaire qui me touche plus que je n’arriverais à le dire ! Merci pour ton regard de vérité sur le passé de la France – « temps révolu » – qui te conduit, non pas au « déclinisme » et à « l’amertume », mais à l’action de grâce pour les « quelques îlots de résistance », gratitude en laquelle je veux te suivre ! Merci pour ce que tu écris sur « l’éducation par l’exemple », et sur « la prière experte de cette âme consacrée ». Je ne vais pas citer davantage ce que tu écris, mais tout me touche profondément ! Mais surtout, merci pour ce que tu as vu de cet enfant qui « loin de partir (partir pour ne plus avoir à se rappeler la honte de sa teigne), […] se blottit au contraire au plus près de celle qui l’a soigné et guéri, cette admirable amie de Dieu, sa mère spirituelle. » Et merci pour la question que nous posent l’enfant et le Crucifié, et dont tu te fais le relai : « Et toi ? Qu’en est-il de ta gratitude ? »
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L
Merci Jean pour la magnifique leçon que tu as su nous transmettre en regardant cet enfant guéri : « Tous deux, alors, l’enfant et le Crucifié, semblent murmurer silencieusement au spectateur : « Et toi ? Qu’en est-il de ta gratitude ? » » ! <br /> Je n’avais rien vu de ce message… et il me touche beaucoup. Je comprends alors que, peut-être, les yeux rougis de cet enfant sont signes, ou bien qu’il a beaucoup pleuré plein de gratitude et d’émerveillement d’avoir été soigné et guéri, ou bien que ce sont nos ingratitudes qui l’on tant fait pleurer… <br /> Merci aussi pour ce que tu écris au début de ton commentaire, dans un mouvement habité d’espérance, sur la beauté de ce temps révolu. Me touche en particulier le premier et le dernier point : cette Mère aimante, qui a bout de bras, bénévolement, portait la France ; et cette petite expression que je trouve très belle sur la reconnaissance pour Dieu et les personnes consacrées : « où on Lui « savait gré », en elles… ».
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J
Merci, Jeanne, pour la découverte de cette œuvre si profonde, dont je salue avec reconnaissance l’auteur, l’admirant, et admirable pour son talent, Monsieur Pils.<br /> <br /> Qu’il était beau, et touchant au sens le plus noble du terme, ce temps – révolu – où la France, fille aînée de l’Église, était portée à bout de bras bénévolement par sa Mère, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’enseignement, de l’assistance sociale…<br /> Qu’il était beau, ce temps – révolu –, où on considérait comme au moins aussi importants, et en tout cas, inséparables, le soin de l’âme et celui du corps…<br /> Qu’il était beau, ce temps – révolu –, où on respectait le droit fondamental de l’enfance à la prière, à la vie spirituelle…<br /> Qu’il était beau, ce temps – révolu –, où on laissait œuvrer Dieu à travers les personnes consacrées à Lui, où on estimait Dieu et où on Lui « savait gré », en elles…<br /> Oui, tout cela est bel et bien révolu, y compris dans l’esprit de nombre de « catholiques pratiquants ».<br /> Pourtant, demeurent, ici ou là, quelques îlots de résistance ; d’ESPÉRANCE !<br /> Pour ceux-ci, je rends grâce, loin donc de tout déclinisme et amertume, avec ces bouleversants petits écoliers de la prière et de la vie consacrée (on s’imagine sans effort que plusieurs embrasseront cette sainte vocation !).<br /> <br /> Me touchent en particulier ceux qui, de chaque côté du tableau, veulent voir ! <br /> Voir cette vraie leçon de prière : pas un théâtre « catéchétique » où « l’animateur » s’écoute multiplier les recommandations et considérations spirituelles aux enfants en les empêchant de se recueillir ; mais une éducation par l’exemple de l’immersion dans une relation vivante – « par attraction », dirait le Saint-Père François qui sait lui-même si bien faire prier les enfants.<br /> Ceux de gauche semblent comme s’abriter à l’ombre de la prière experte de cette âme consacrée ; arrimée fermement des deux mains à l’autel comme à la confiance qu’on peut lire dans son regard…<br /> <br /> Merci d’ailleurs, Joseph, pour ce que tu écris : « Il n’y a en fait que la Mère qui le regarde. Tous les autres ont plutôt l’air groupés autour de cette religieuse, avec même deux d’entre eux qui sont dans la “mauvaise” direction, dont l’un semble plein d’admiration. J’ai trouvé très touchant et profond le fait que cette croix de chapelet s’offre aux enfants, davantage à portée, comme si le grand crucifix s’était abaissé à eux par le biais de la Mère… Cela me parle de la médiation des priants. » <br /> <br /> Mais, bien sûr, celui qui m’émeut le plus est celui qui nous scrute. <br /> <br /> Comme on peut le voir à l’absence de bandages et à la repousse des cheveux, il a été délivré de son infirmité. Cependant, loin de partir (partir pour ne plus avoir à se rappeler la honte de sa teigne), il se blottit au contraire au plus près de celle qui l’a soigné et guéri, cette admirable amie de Dieu, sa mère spirituelle. <br /> Et, ce faisant, il devient aussi le plus proche du Crucifié, suspendu au beau chapelet.<br /> <br /> Tous deux, alors, l’enfant et le Crucifié, semblent murmurer silencieusement au spectateur : <br /> « Et toi ? Qu’en est-il de ta gratitude ? »
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L
Merci Christine pour le parallèle que tu fais entre la guimpe des religieuses et le bandage des enfants et ce que tu en déduis : « en épousant le sort de ces enfants par amour du Christ, elles épousent leurs maux ». C’est très beau !
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C
Merci, Jeanne, pour le partage de ce tableau et pour vos commentaires.<br /> Ce qui me frappe, c'est que tout ce qui pourrait être sinistre et désespérant (la teigne est une maladie honteuse et difficile à éradiquer...) est baigné dans la lumière et la paix de la prière. Rien de rigide dans cette prière: les différentes attitudes des enfants, sans aucune uniformité sévère, montrent que ce qui compte pour le petit troupeau, c'est de se blottir dans la prière des sœurs. Et chacun doit s'y sentir bien, doit s'y sentir mieux.<br /> J'aime le contraste entre les noirs, bruns, gris et bistres et la blancheur: celle des bandages sur les têtes des petits malades renvoie à celle des robes des religieuses mais surtout à celle de la guimpe qui enserre leur visage; en épousant le sort de ces enfants par amour du Christ, elles épousent leurs maux: ce parallèle me saisit.<br /> Enfin, le petit qui nous regarde, tout proche de la croix du chapelet, et qui est manifestement guéri, semble me dire combien est puissant le chapelet...Son visage si pâle, ses traits tirés, ses yeux rougis m'invitent à remettre toute épreuve à l'Amour crucifié et vainqueur.
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M
Merci Jeanne pour la découverte de ce tableau de Isidore Pils qui illustre cette réalité si belle des religieux et religieuses qui ont donné (et donnent) leur vie au service des malades (et tant d’autres œuvres de charité !) pour l’amour de Dieu. Comme c’est admirable ! Sur cette scène je suis d’abord frappée par la religieuse plus âgée, son regard fixé sur le Christ en croix, ses mains jointes, son visage fatigué, entièrement engagée dans sa supplication présentant profondément tous ces enfants à Dieu! Je suis impressionnée par ce beau rosaire et le crucifix le long de son habit. J’aime aussi voir cette novice bien concentrée pour aider cet enfant lui-même très présent à la prière semble t’il, celui à droite qui se penche pour pouvoir apercevoir quelque chose et le jeune garçon à gauche qui regarde avec admiration la religieuse prier. Merci de souligner aussi le rôle de transmission que ces hommes et ces femmes ont eu !<br /> Merci Frantz et Joseph pour vos commentaires !
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J
Merci pour la découverte de ce très beau tableau, très inspirant, et de ce peintre, très inspiré. Dès le premier regard, quelque chose m’a frappé : l’objectif du tableau, et de la prière de cette petite école - c’est-à-dire le crucifix -, il n’y a en fait que la Mère qui le regarde. Tous les autres ont plutôt l’air groupés autour de cette religieuse, avec même deux d’entre eux qui sont dans la « mauvaise » direction, dont l’un semble plein d’admiration. J’ai trouvé très touchant et profond le fait que cette croix de chapelet s’offre aux enfants, davantage à portée, comme si le grand crucifix s’était abaissé à eux par le biais de la Mère, au regard si habité, dans le mystère qu’elle vit avec le Crucifié. Cela me parle de la médiation des priants qui sont comme un pont, une chaîne, entre Dieu et les hommes. J’ai aimé aussi le réalisme de cette scène, mêlée de simplicité, de compréhension enfantine que quelque chose d’important est en train de se passer. J’aime l’attitude du petit enfant de droite qui cherche absolument à voir, le sérieux du lecteur et du petit « novice » bien encadré par la novice. <br /> Et puis, il y a, bien sûr, ce petit garçon, dont le regard ne laisse pas indemne, avec ses yeux rougis, et cette gravité bien prématurée, qui nous prend à témoin. Ce que je trouve très fort, c’est que face à la souffrance de ces petits, sans aucun apitoiement, on est poussé à ressentir – à un degré bien relatif malheureusement – quelque chose de la tendresse envers ceux qui sont « les plus chers au Seigneur » comme l’enseignait le Pape François, il y a quelques temps (cf. Carnets de Rome du 25 octobre au 5 novembre 2023 : http://jean1314.over-blog.com/2020/05/carnets-de-rome.html). Et l’on aimerait bien, je trouve, être accueilli parmi cette troupe des petits du Seigneur, si cela ne dérange pas trop leur simplicité…
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L
Merci Jeanne pour la présentation de ce tableau. Ce que j’ai aimé d’abord, c’est la simplicité et le réalisme de ce qui y est peint, et la vérité de cet amour que les deux religieuses, et Jésus, ont pour ces enfants. Je trouve qu’il y a beaucoup de calme dans cette scène, non que les enfants ne soient pas dissipés, mais il y a du calme et de la profondeur parce que les deux femmes ne sont pas là pour faire une représentation (comme si elle mimait aux enfants pour leur expliquer), mais elles vivent la prière et y introduisent les plus jeunes. On ressent, je trouve, la fatigue de la maladie sur les visages des petits (celui qui nous regarde semble avoir même pleuré), mais ils trouvent là, entourant leur Mère religieuse aux pieds de Jésus, le silence, la paix et le calme.<br /> Je trouve très beau le visage et le regard de la religieuse au centre du tableau, et sa manière de fixer le crucifix. Le fait qu’elle soit tout près de lui augmente cette impression d’une grande proximité avec Jésus. Dans son regard il me semble voir de la supplication et de la confiance paisible.<br /> L’enfant qui m’a tout de suite impressionnée et marquée, est le plus âgé, adossé contre le mur du fond, il semble épuisé, à bout de souffle. Mais il a tenu à venir lui aussi.
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F
Merci pour la découverte de ce tableau que j’ai énormément aimé ! Déjà, même si ce n’est pas le plus important, dans le style, qui est vraiment celui que je préfère. Je trouve la composition extrêmement réussie, les jeux de lumière me laissent admiratif, le travail par le peintre des différentes physionomies est remarquable, la palette de couleurs, bien que réduite et plutôt terne, est si réaliste… Voilà pour l’aspect technique. Pour ce qui est du message, je suis encore plus convaincu et saisi : je trouve très forte, et si bien rendue, l’attitude de la religieuse en prière au pied du crucifix. Le regard est bouleversant, et l’on comprend immédiatement qu’on est là devant un dialogue engagé entre le Bon Dieu et une amie chère, qui use de ce privilège pour implorer des grâces pour toute cette petite troupe d’enfants malades qu’elle a regroupée autour d’elle, comme pour appuyer sa demande, car elle sait combien son Maître aime les petits, en plus que pour apprendre à prier à ces jeunes âmes qui lui sont confiées, comme tu le dis bien. En ce sens, j’aime beaucoup moi aussi la novice, qui seconde parfaitement son aînée dans sa charge. Je trouve plusieurs enfants très touchants, en particulier celui au foulard rouge, avec son air grave, et celui qui nous regarde, que je trouve saisissant. En plongeant mon regard dans le sien, je me dis qu’il attend quelque chose de nous : peut-être que, nous aussi, nous nous mettions à genoux pour demander la guérison des innocents malades ; peut-être pour nous rappeler que la Providence de Dieu choisit de passer par les actes charitables de hommes, et que nous pouvons faire quelque chose ; peut-être aussi pour nous dire que nous sommes frères, lui et nous, puisque nous avons tous nos maladies de l’âme ou du corps… Bref, un regard qui m’inspire beaucoup de choses.
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