La garde du silence

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Publié dans Dessin et peinture

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C
Merci, Jean, pour la si belle collecte, et le psaume cité; et pour ton amour contagieux de Saint Joseph.
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M
Merci Jean pour ton commentaire notamment pour ce que tu dis sur le silence suppléant des âmes données à Dieu qui "filtrent" les nuisances sonores du Monde. Et la citation de cette collecte !
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J
Merci Jean pour ce que tu soulignes sur l’importance du sommeil pour accueillir le songe, fruit du « dévouement » et du « labeur » de saint Joseph. Et merci pour la phrase si profonde sur la charge des silencieux suppléants avec cette si belle collecte.
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F
Merci, Jean, pour ce que tu dis sur " le silence suppléant des âmes données à Dieu qui « filtrent » les nuisances sonores du Monde" ! Quelle grâce pour tous, ces âmes ! Et merci pour la collecte, si belle, que tu cites ensuite. J'ai beaucoup aimé lire la suite de ton commentaire : "N’enlevons pas à ce travailleur acharné, modèle de dévouement et de labeur, la grâce de ce sommeil qui l’a surpris à son corps défendant !", et l'expression que tu écris : "ce bref repos habité".
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J
Merci Jean pour l’évocation de ce mystère si profond, admirable, qui m’impose le respect, la crainte, et… le silence : « elles m’évoquent le silence suppléant des âmes données à Dieu qui « filtrent » les nuisances sonores du Monde : « Laisse monter vers toi, Seigneur, le bruit de notre terre pour l’accueillir dans ton silence, et fais descendre sur nous ta paix, Jésus, ton Fils, Dieu à jamais » (Liturgie des Heures, collecte du mardi III à Vêpres). » MERCI à ces âmes ! <br /> Merci pour l’expression de ta délicatesse que j’ai beaucoup aimé lire, envers saint Joseph dans la fin de ton commentaire.
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L
Merci Jean pour ce que tu écris, en particulier ce que tu dis sur « le silence suppléant des âmes données à Dieu qui « filtrent » les nuisances sonores du Monde » ; et pour la fin de ton commentaire !
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J
Admirable duo des Georges ! Je rends particulièrement grâce pour les paroles tellement justes, profondes et belles de Bernanos. Par delà la capacité à l’écoute dans la relation humaine, elles m’évoquent le silence suppléant des âmes données à Dieu qui « filtrent » les nuisances sonores du Monde : « Laisse monter vers toi, Seigneur, le bruit de notre terre pour l’accueillir dans ton silence, et fais descendre sur nous ta paix, Jésus, ton Fils, Dieu à jamais » (Liturgie des Heures, collecte du mardi III à Vêpres).<br /> Merci aussi, Jeanne, pour la citation du Cantique des cantiques, si à propos (la main de l’ange n’est-elle pas tendue vers ce cœur ?)<br /> En ce qui concerne l’interprétation du tableau, vous me comprendrez si je fais silence en m’en tenant à ce que dit l’indépassable texte sacré : saint Joseph accueille les visitations angéliques par des songes, dans son sommeil.<br /> N’enlevons pas à ce travailleur acharné, modèle de dévouement et de labeur, la grâce de ce sommeil qui l’a surpris à son corps défendant ! Laissons-le donc dormir, puisqu’il recevra dans ce bref repos habité le message de Dieu (« la bouche grande ouverte, j’aspire, assoiffé de tes volontés » Ps 118, 131), et la force de revenir nous servir ! Chut ! Retirons-nous sur la pointe des pieds.
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M
Merci Joseph de partager avec nous une de ces merveilleuses œuvres de Georges de la Tour. Comme c’est beau ! Cette lumière, ces visages… J’aime particulièrement cet ange, j’ai cru un petit instant qu’il s’agissait de l’Enfant-Jésus surprenant saint Joseph. Je suis émerveillée par son beau et doux visage, ses yeux, sa délicate main gauche, mais aussi par ses précieux vêtements, et je pense alors à mon bon ange gardien toujours à mes côtés peut-être comme un si bel ange semblable à celui-ci.<br /> Merci Joseph d’avoir su accueillir ce nouveau regard sur ce tableau, de le partager avec nous, il vient bien évidemment enrichir le mien qui était semblable à ton premier. Je suis frappée en particulier par ceci : « Non, la joue n’est pas plissée, et c’est plutôt l’attitude de celui qui cherche à ouvrir plus grande encore son oreille, pour se faire toute réception du divin message ». Je trouve beau de voir saint Joseph tenir fermement ce livre de la Parole de Dieu, et qui évoque son désir profond de la lire, relire et de s’en imprégner, ainsi que d’y puiser la vérité et le chemin à suivre dans le questionnement qui était le sien, humblement. Enfin merci beaucoup pour ces mots de Bernanos avec lesquels tu conclus que je trouve magnifiques ! Tout me touche mais peut-être surtout ces mots : « Hélas ! je ne puis leur offrir qu’un refuge précaire ! Mais j’imagine le silence de certaines âmes comme d’immenses lieux d’asile. » Comme c’est beau, comme c’est grand, réjouissant !<br /> Merci Lucie pour ta phrase : « ne plus voir le fait de se taire comme un effort que l’on ferait pour d’autres, mais avant tout comme un cadeau que l’on reçoit ! ».<br /> Merci Jeanne d’avoir relevé la légère fumée de la flamme.
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J
Merci pour le sujet si beau de ton article. Que ce tableau est beau et combien est belle cette tâche de Georges de la Tour de « nous plonger dans le silence contemplatif » ! J’ai aimé le mot « attentif » que tu as choisi, car même si je trouve qu’il semble ici plongé dans un profond sommeil, saint Joseph incarnerait cette parole du Cantique des cantiques : « Je dors, mais mon cœur veille… » (Chapitre 5, verset 2). Sa bouche ouverte me fait penser qu’il murmure peut-être quelques mots. J’ai aimé la main droite de l’ange, car les différents plans me donnent l’impression que cette petite main va toucher doucement et respectueusement le poignet de saint Joseph comme pour le réveiller délicatement. La lumière est remarquable : celle qui arrive jusqu’à la barbe de saint Joseph ainsi qu’au foulard dont l’ange est ceint ; la légère fumée de la flamme ; les reflets sur le chandelier ; les écritures de la page du livre encore maintenue en l’air par la main de saint Joseph ; etc.<br /> Je trouve que la citation de Bernanos montre combien le silence n’est pas à comprendre à l’envers selon l’idée qui le présenterait comme un sacrifice alors qu’en réalité il est un grand don reçu. Merci particulièrement pour le magnifique extrait de Bernanos. Que c’est beau ce silence intérieur qui n’isole pas pour au contraire laisser la place à l’autre, qui devient un « refuge », « lieux d’asile » dans lequel les autres se déchargent de leur fardeau pour repartir en paix. Penser à cette vocation donne beaucoup de crainte.
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C
Merci, Joseph, de nous donner ensemble un texte et un tableau magnifiques qui s'éclairent mutuellement, et que tes mots à toi aussi éclairent.<br /> "Le silence nous garde": c'est le sentiment d'entrer dans un abri d'intimité lumineuse qui me saisit quand je contemple ce tableau de Georges de la Tour; la disponibilité intérieure de Saint Joseph, que tu décris si bien, lui permet d'accueillir ce secret comme une clarté, une révélation limpide et sûre, alors qu'il traversait sûrement un ravin de ténèbres.<br /> Décrire le silence comme un espace,-lieu de lumière, puits de lumière-, me semble être un magnifique hommage au silence: dans le silence, je ne suis plus prisonnière; le silence me libère de mes liens, me met en route, m'ouvre un chemin...<br /> Moi aussi je rends grâce pour ces immenses lieux d'asile et de réconfort que sont les âmes de silence...
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L
Merci Joseph pour cette contemplation du silence. Ton introduction et ta conclusion avec Bernanos me touchent beaucoup. Je trouve magnifique cette œuvre du silence, qui, ainsi que le chien ou le bon ange d’un article précédent (cf. http://www.qja.fr/2022/10/le-chien-aile-du-bon-dieu.html), nous garde. Ce renversement du regard est très enthousiasment je trouve : ne plus voir le fait de se taire comme un effort que l’on ferait pour d’autres, mais avant tout comme un cadeau que l’on reçoit ! J’aime aussi énormément ce qu’écrit Bernanos sur le silence comme lieu d’asile.<br /> Merci pour cette rencontre avec saint Joseph. Ce que je retiens particulièrement est sa manière de « boire à la Source », « à ce silence lumineux », avec la bouche entrouverte, et tant de paix sur son visage. Je me suis aussi arrêtée sur la main tendue de l’ange qui, par l’effet de la perspective, semble ici comme soutenir la main de saint Joseph qu’il porte à son oreille. Je ne sais pas tellement interpréter cela, mais il me semble que c’est un très beau geste. L’autre main de l’ange m’apparait presque dansante, peut-être comme la manifestation de la joie que l’ange a à porter cette voix du Ciel !
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F
Merci Joseph pour cette méditation sur la vertu de silence, avec l’extraordinaire message donné par Georges de la Tour et que tu as su voir et transcrire avec tes mots. Avec cette clé de lecture, je suis frappé, et même profondément touché, par ce visage de saint Joseph marqué par un certain tourment : son écoute n’est manifestement pas une attitude passive, mais un désir ardent, peut-être douloureux, de discerner la volonté de Dieu et de l’accomplir. Sa bouche ouverte, signe d’une soif, d’une attente du Souffle divin, me remplit d’admiration. Voilà le silence qu’à la suite de saint Joseph je désire vivre ! Et quelle joie de contempler la réponse de Dieu à travers son ange lumineux qui indique la route à suivre. Sans doute la suite des évènements n’est pas un long fleuve tranquille, mais il y a la paix, pour le cœur qui a écouté et désiré en silence, la paix de faire ce que Dieu veut. <br /> Merci également pour le magnifique texte de Georges Bernanos (décidément, les Georges sont à l’honneur !), dont on comprend bien qu’il s’agit là, non seulement d’une attitude de cœur, mais plus encore d’une vocation certes invisible (« et repartent consolés sans garder aucun souvenir du grand temple invisible où ils ont déposé un moment leur fardeau ») mais essentielle. Je suis saisi de gratitude en pensant à toutes ces personnes qui, par leur silence intérieur, sont pour les autres des « immenses lieux d’asile » !
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