« Noblesse du cœur »

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J
Merci Jean pour ton beau commentaire, spécialement pour ce que tu écris au sujet de l'inventivité de l'amour. Tes mots me font repenser à ces paroles du Saint-Père François du 12 février dernier : "L’amour vrai n’est jamais jusqu’à un certain point et ne se sent jamais « comme il faut » ; l’amour va toujours au-delà, il ne peut s’en empêcher." (http://jean1314.over-blog.com/2020/05/carnets-de-rome.html). Merci pour avoir vu les têtes de lion, car je ne les avais pas remarquées.
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L
Merci beaucoup Jean pour ton commentaire, en particulier pour ce que tu dis sur l’étymologie du mot chapelle et sur le glaive qui tranche au nom de la charité.
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J
Merci pour la découverte de cette magnifique statue, œuvre encore d’un « anonyme » (que serait l’art sans cette héroïque générosité ?) <br /> Ce que tu perçois d’une différence entre le cavalier et sa monture est intéressant. Superbe cheval, oui, en tout cas ; dont je ne peux m’empêcher de noter qu’il est caparaçonné de têtes de lions… et qu’il est parfaitement en harmonie avec son maître, puisque celui-ci peut même lâcher les rênes. <br /> Je trouve aussi très beau le glaive (« épée de service », comme dit Joseph), qui tranche au nom de la charité, tel celui de la Lettre aux Hébreux, chapitre 4, verset 12.<br /> Quant à l’instructive étymologie du mot chapelle, elle est pour moi très évocatrice de l’indissolubilité de la charité et de la prière…<br /> Saint Martin aurait pu se dire qu’il avait déjà tout donné sa solde, qu’il avait fait sa part… et qui eut pu y contrevenir, ou même en dire autant ? Mais non, il a cherché. C’est l’inventivité, autre vertu de l’amour. Merci Frantz et Joseph d’en ajouter deux encore : le royal naturel et l’intégrité.
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M
Merci Lucie de partager avec nous cette représentation de saint Martin et les quelques lignes de cet épisode de sa vie. Je suis frappée par son âge, et la précision aussi qu’il offre son manteau parce qu’il n’avait « déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. ». <br /> Merci pour ce que tu dis sur l’artiste qui aurait particulièrement soigné le cheval pour évoquer la noblesse du cœur de saint Martin tout en pouvant manifester son humilité. <br /> Je suis émerveillée par les détails de cette sculpture : les rênes, les plis des vêtements, la végétation près des sabots. Le cheval semble sourire.<br /> Merci pour l’illustration de cette vertu !<br /> Merci Jeanne pour ce que tu écris par rapport à la doublure.
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F
Merci Jeanne pour ce que tu dis sur le fait que le geste restera caché puisque la doublure ne se voit pas : je n'y avais pas pensé...
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J
Merci Lucie pour ce que tu as relevé de beau au sujet de la « Noblesse du cœur » chez ce saint. En lisant le « détail » que c’est la doublure du manteau que saint Martin donne, je me suis dit que son humilité et sa noblesse n’en sont qu’augmentées. En effet, puisqu’une doublure par définition ne se voit pas son geste restera caché aux yeux des autres soldats qui n’auront pas remarqué qu’il manquait quelque chose à son manteau. C’est une affaire entre lui, Dieu et le pauvre (qui n’étaient peut-être qu’un selon cet extrait de l’Évangile : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » saint Mathieu, chapitre 25, verset 40). J’apprécie découvrir l’origine des mots, car c’est toujours très intéressant. Merci Christine de relever combien le don que ce pauvre reçoit le fait tenir debout. Merci Joseph pour ce que tu as remarqué de son attitude d'abandon et de la juste intégrité.
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J
Merci pour la découverte de cette statue, qui rend spécialement bien le mouvement de la scène. J’ai trouvé très beau que saint Martin soit représenté comme ayant totalement lâché les rênes, laissant sa monture avancer, comme dans une attitude d’abandon, et tout affairé à son service, et à cet homme qui le supplie du regard (si bien fait !). Merci aussi de rappeler son histoire si édifiante. Je trouve très beau qu’à la générosité, saint Martin ajoute la juste intégrité : il ne donne pas ce qui ne lui appartient pas, avec une forme d’insouciance. Non, mais ce qu’il a, cette doublure, il la donne totalement, avec son épée qui prend toute sa place d’arme de service. Oui, quel noble cœur !
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F
Quelle belle découverte ! Merci pour la joie d’admirer cette œuvre remarquable, tant dans le détail sculptural que dans l’évocation de cet épisode qui a tant marqué l’histoire de la sainteté ! J’aime déjà ce que tu relèves, cette noblesse qui se dégage, mais je trouve pour ma part que la monture n’est pas la seule concernée : saint Martin, ne serait-ce que par le geste qu’il est en train de poser, témoigne d’une profonde noblesse. Bien qu’il le fasse du haut de son cheval, il le fait sans mépris, en témoigne ce beau regard ni dur ni compassé. Comme tu le dis, ce n’est pas un visage très expressif, et c’est vrai que saint Martin semble trouver ce geste si naturel : pas de grandiloquence, pas de mise en scène de soi-même, et aucune trace de centrement sur soi ! J’aime beaucoup le mendiant, très bien fait. Les sangles du cheval sont vraiment remarquables avec leurs motifs finement réalisés. J’ai aussi apprécié les fleurs parsemant le sentier, le petit arbuste, et m’a également intrigué la salamandre surmontée d’une couronne : grâce aux quelques repères historiques qu’on m’a patiemment inculqués, j’ai aussitôt pensé à François Ier, dont c’était le symbole, et comme la date de la sculpture se situe durant son règne (1515-1547) et fut réalisée dans la vallée de la Loire, j’ai pensé que peut-être l’œuvre avait été commandée par François Ier. Que ce soit le cas ou non, comment ne pas comprendre alors que cette scène fameuse symbolise la véritable royauté qui donne généreusement, protège le pauvre et répartit justement le bien commun ? C’est en tout cas ce que je comprends.
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C
Merci Lucie pour cet article autour de Saint Martin.<br /> J'ai été, tout d'abord, très surprise et intéressée par l'origine du mot chapelle: que cette relique de la cape, d'une fraction du manteau d'officier de Saint Martin, ait eu dans notre langue une telle postérité montre son importance et la vénération qu'on lui portait.<br /> Ce qui me frappe beaucoup dans cette représentation, c'est le pauvre: un estropié, semble-t-il, amputé de la jambe et appuyé sur une béquille. Il tient comme en équilibre pour prendre , de sa main droite, le pan de cape que Saint Martin tranche de son épée. Il contraste tellement avec la vigueur du cheval et de son cavalier! C'est ce partage qui le fait tenir debout, c'est ce don qui l'empêche de s'effondrer; Je trouve cela très beau.
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