L'énergique clavecin

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Publié dans Musique, Danse

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J
Je te libère de grand cœur, pour ma part, de ta mortification : le peu que j’ai dit du clavecin dans mon commentaire sous l’article dont il est question (« sa sonorité propre à laquelle je suis généralement peu sensible, mais c’est accessoire ») précédait celui-ci, et survit à celui-là. Certes, c’est une autre manière de jouer ; électrique et tumultueuse, je ne peux qu’adhérer : il faudrait donc aimer l’électricité et le tumulte (qui ne sont, j’ose l’espérer, Lucie, pas des attributs féminins !!!)<br /> En tout cas, cela ne m’empêche pas de saluer Scarlatti et sa sonate !
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M
Merci Frantz de présenter le clavecin sous un nouveau jour, il ne me semble pas l’avoir déjà entendu d’une manière si énergique. J’ai aimé le découvrir comme cela, cependant personnellement j’aime entendre le clavecin en général dans les pièces baroques et comme ce « timide instrument de salon » si certains le qualifie donc comme cela… J’aime beaucoup ce son « électrique » pour reprendre le terme que tu utilises et qui je crois décris ce que je veux dire. Donc, grand perdant de ce précédent article que tu cites peut être, mais tout de même tout à fait apprécié ! J’ai trouvé intéressante cette énergie (en particulier ce qui est joué à partir de 1,16’) mais me demande tout de même, n’y connaissant rien, si c’est vraiment là le talent et « l’identité principale" du clavecin ?
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J
Merci pour cet article qui m’offre de découvrir une facette du clavecin qui m’était inconnue, spécialement ce son électronique qui m’a surpris, en me demandant s’il était lié à l’instrument particulier de l’interprète. J’ai été frappé par le caractère « énervé » de l’interprétation, au premier sens du terme, qui dévoile bien le système des cordes pincées. Merci de nous redonner ces si belles citations bibliques de saint Paul, qui m’évoquent aussitôt Vivaldi et l’énergie limpide et nuancée des violons. C’est peut-être cette impression saccadée et pincée que je sais moins apprécier ici, mais qui ne saurait, par contre, me faire oublier cette admirable sonate de Scarlatti, dont j’aime beaucoup le thème, la vitalité, et comme cette « poursuite » entre les deux mains, pleine de virtuosité, à la fois très ordonnée et enlevée.
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J
Merci pour la présentation de cet instrument. Je dois dire que je n’aurais pas pensé relier le clavecin à cette énergie divine, notamment parce que je trouve qu’il demeure un aspect un peu « saccadé », mais je trouve que c’est intéressant. Je te rejoins quant à deux adjectifs choisis pour définir le clavecin : « Électrique, tumultueux ». J’apprécie la complémentarité du jeu des deux mains jusqu’à 0, 20 min entre les touches aigües et graves ; ainsi que la montée en puissance à 0, 44min. Pour ce qui est de l’idée de l’énergie et du foisonnement divin, je préfère toutefois ceux exprimés à travers l’œuvre grandiose de Vivaldi, bien que je n’en connaisse vraiment pas grand-chose, dans « Les quatre saisons ».
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C
Merci , Frantz, pour ce bel hommage au clavecin (en réparation d'un manque d'estime!).<br /> J'ai aimé écouter cet instrument en soliste, non pas comme "un instrument de salon" (j'avoue que j'avais tendance à le réduire un peu à cela...) mais dans son énergie propre.<br /> Peut-être est- ce cette énergie que tu décris si bien comme tumultueuse et un peu violente qui me fait considérer le clavecin comme un instrument fatigant; j'ai du mal à aimer son côté métallique, le martèlement continu: oui, il ne me laisse pas tranquille!<br /> Je pense au néologisme assez à la mode, "intranquillité": le clavecin en serait l'instrument, comme pour nous sortir d'un endormissement, d'une fausse paix. Je comprends alors le rapprochement que tu fais avec les mots de Saint Paul sur la vigueur de Dieu...<br /> Merci au clavecin d'être ce qu'il est, voix unique dans la famille des instruments , et de savoir tenir sa place combattante et exaltée!
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L
Merci beaucoup Frantz de nous proposer de découvrir ainsi le clavecin en complément de ton article précédent. J’ai apprécié l’énergie de cet instrument sollicite. Je n’y aurais jamais pensé de moi-même, mais j’ai bien aimé réécouter ce que tu compares à la mitraillette et aux coups de marteau, même si personnellement, dans l’impression général, j’ai du mal à l’entendre comme un instrument guerrier. Malgré l’énergie et la forme de violence que tu soulignes, ces notes électriques, aiguës, me renvoient plutôt à quelque chose de féminin.<br /> Merci pour les citations de saint Paul et pour le parallèle avec l’énergie créatrice de Dieu.
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