L'arbre vert

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Publié dans Littérature

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J
Merci beaucoup, Christine ; je suis très touché de ta confiance en nous livrant ces vers si intimes...<br /> Je trouve que Lucie les commente bien : « dans une plus profonde lucidité qu’elle n’est rien, et presque indécente, devant la réalité de l’inconstance qui lui succède. Il me semble qu’elle en devient une offrande de plus en plus humble. Celui qui offre ces brins ne se replie pas sur lui-même, dégoûté d’avoir raté. Il continue à porter son offrande, son arbre mort qu’il présente à Jésus. »<br /> Depuis que le Sang du Christ a baigné l’arbre sec de la Croix pour le transformer en Arbre de Vie, rien ne sera plus comme avant pour ceux qui espèrent en lui.<br /> Alors, je voudrais joindre mes indignes acclamations, non à celles de la foule des Rameaux, mais à celles de mes frères les arbres, selon les si touchantes paroles des psaumes cités.<br /> Oui, les créatures végétales nous enseignent, comme le rappelle le pape François ici : http://jean1314.over-blog.com/2020/05/carnets-de-rome.html (Carnet de Rome du 24 septembre au 1er octobre 2022).<br /> Merci aussi pour les jolies photos.
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M
Merci Christine pour ce que tu partages avec nous et particulièrement pour ces quelques vers de ta composition !<br /> J’ai aimé la répétition « pour Toi », ces vers : « mais au soir me déroberai ; », « mais à la nuit te renierai ; », « mais à l’aube t’abandonnerai ; » qui m’ont fait penser à cette parole de la Bible : « car le juste tombe sept fois et se relève » (Livre des Proverbes chapitre 24 verset 16) et à la condition de pécheur de l’homme qui est incapable du bien sans Dieu, et qui malgré le désir d’aimer qu’il peut avoir, a un cœur compliqué et malade. Mais il y a ces vers : « mais Tu me sauves par Ton Aurore,/toi l’arbre vert, moi l’arbre mort. » !<br /> Lorsque le vent fait chanter les feuilles des arbres, j’aime penser à cette belle parole du livre d’Isaïe que tu cites.<br /> Merci Joseph pour ce que tu soulignes sur le caractère éphémère des acclamations avec les mots relevés.
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F
Merci pour la méditation proposée sur le Christ crucifié, « seul arbre vert ». Merci pour la joie de lire ton poème, qui me touche beaucoup, en ce qu’il me renvoie à des versets de la Bible que je trouve extrêmement fortes, en particulier le passage de l’Apocalypse de saint Jean qui évoque l’arbre de vie (le Christ), qui « donne des fruits douze fois : chaque mois il produit son fruit ; et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations » (Apocalypse, chapitre 22, verset 2). Cet arbre est fécond bien au-delà de toutes nos conceptions de la fécondité ! Et je pense également à cette parole que Jésus adresse à chacun : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Évangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 5). Je trouve très fort du coup ce que tu écris : « Toi l’arbre vert, moi l’arbre mort ». En effet, sans lui, nous ne sommes morts et incapables de porter un bon fruit, comme le disent tes mots : « mon pauvre amour si futile », « mais à la nuit te renierai », « mais à l’aube t’abandonnerai ».
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L
Merci Christine de nous emmener avec toi dans ce cortège acclamant le Roi des rois. Merci pour le paradoxe douloureux qui habite ton poème. Je trouve cela à la fois triste, par la réalité de l’infidélité humaine, et beau, parce que par trois fois l’offrande de ces quelques branches d’arbre recommence dans une plus profonde lucidité qu’elle n’est rien, et presque indécente, devant la réalité de l’inconstance qui lui succède. Il me semble qu’elle en devient une offrande de plus en plus humble. Celui qui offre ces brins ne se replie pas sur lui-même, dégoûté d’avoir raté. Il continue à porter son offrande, son arbre mort qu’il présente à Jésus. Je trouve que ce mouvement est très touchant et très beau. Merci.<br /> J’aime de manière particulière la deuxième strophe touchant à l’ouïe, et cette image de la girouette grinçante.
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J
Merci pour cette belle méditation sur l’Arbre vert. Merci de rappeler cette réalité si belle et si profonde choisie par le Christ Lui-même. En te lisant, je me redisais l’inouï de cet « échange » quand Jésus se laisse clouer à l’arbre sec de la Croix, de la mort, pour la vivifier. Je repense à cette belle symbolique de la sève, communiquée alors par Jésus pour redonner vie au bois mort. Merci pour la joie de lire tes vers, que j’ai beaucoup aimés, avec (il me semble) une certaine familiarité d’esprit avec Marie Noël (poétesse du 20ème siècle). J’aime cette manière musicale d’associer les éléments de la nature aux mouvements de l’âme. Merci de souligner par ce poème le grand paradoxe de la célébration des Rameaux, et grâce aux images poétiques de ces « branches », de souligner le caractère très éphémère de ces acclamations humaines. En ce sens, j’ai été très frappé par les mots : « futile », « tournoyante », « inconstante »… <br /> Je retiens aussi spécialement, comme une mise en garde :<br /> « Auront manqué le précieux temps<br /> De ton ensevelissement. »<br /> Ton poème célèbre cette vérité que le Sauveur n’attend pas nos bouquets extérieurs mais la remise de notre cœur en bois mort, qu’Il pourra lui ressusciter. <br /> Merci enfin pour le rappel de ce verset d’Isaïe, si grand poète : « Les arbres des champs battront des mains », que je trouve tellement réjouissant. Voilà bien un événement que j’aimerais ne pas manquer !
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J
Merci Christine pour la poésie de ton article. J’ai aimé tes mots : « Que ces rameaux ne nous leurrent pas ; nous, chrétiens, croyons que le Christ crucifié est le seul arbre vert ; sans Lui, loin de Lui, coupés de Lui, nous ne sommes que des arbres secs ». Je trouve beau de lire l’adjectif « bienheureux » donné à l’Arbre dans l’hymne latine que tu cites. Merci beaucoup d’offrir un poème que tu as écrit. Je suis touchée dans tes vers par le cheminement d’acceptation contrite et grave du mal fait à Jésus. J’ai aimé ainsi parcourir ce chemin avec le bouquet (de buis) qui devient une feuille (de palmier), puis se concentre en quelques brins (d’olivier). Merci pour l’hommage et l’exclamation de tes vers devant le Salut donné sans aucun mérite. J’aime le rythme et les répétions « Pour Toi » et « Mais » avec surtout le très beau « Mais » final : <br /> « Mais Tu me sauves par Ton Aurore,<br /> Toi l’arbre vert, moi l’arbre mort. ».
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