Poésie de la charpente

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J
Merci Jean pour ton commentaire qui donne à méditer, avec ton observation sur le travail reçu, et merci de souligner ce si beau vers, oui, programme de vie.
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J
Merci Jean de souligner le travail reçu de son père et non pas choisi du Christ, ainsi que le vers que tu relèves à la fin de ton commentaire.
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M
Merci Jean pour ton commentaire. Ce que tu dis sur le métier reçu du père et cet horizon pour toi de ces lignes de Péguy.
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J
Merci, Joseph, de partager avec nous ton émerveillement. Ce langage « fleuri » est poétique, oui ! Comme toi, « j’admire dans la charpenterie l’alliance du labeur physique avec la précision du calcul, pour que les angles correspondent et que les pièces s’emboîtent comme sans effort ». Je trouve particulièrement beau le détail de charpente qui apparaît sur la deuxième photo. Et je suis évidemment époustouflé par celle de l’église Saint-Girons…<br /> Plus profondément, la remarque de ce charpentier dont tu nous fais part conduit effectivement à contempler le travail de la Rédemption : « caché, qui soutient tout ». J’ajouterais cependant qu’il ne me semble pas que le Christ ait « choisi » son métier manuel. Il l’a reçu de son père.<br /> Et finalement, ce qui me touche le plus dans ton article est ce vers de Péguy, ligne d’horizon pour moi : « Il avait même été un bon ouvrier<br /> Comme il avait été un bon tout. »
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J
Oui Frantz, Péguy imagine ici le Christ sur la Croix repensant à son travail de charpentier.
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C
Merci Joseph de nous avoir introduit à ce lexique si poétique: que de mots nouveaux, étonnants, très beaux souvent! La richesse du vocabulaire reflète toujours la richesse de la réalité...Cela m'a enchantée.<br /> J'ai beaucoup aimé cette notion d'"univers caché", et de "travail caché qui soutient tout": la charpenterie m'émerveille par cette alliance de force et d'humilité...Comment s'étonner alors que Joseph et Jésus furent charpentiers?<br /> J'aime aussi penser que la charpente conserve l'esprit de la forêt, son parfum, ses couleurs , son souffle, son mystère; et que, sous les charpentes de nos maisons, nous sommes les hôtes de cet univers...<br /> Merci pour les très belles photos; en découvrant la dernière, m'est venu à l'esprit, instantanément, ce néologisme cher à Claire de Castelbajac: "c'est cathédralesque"!<br /> Enfin merci pour les magnifiques vers de Péguy; j'ai été particulièrement saisie par cette définition du métier de charpentier:<br /> "le métier des berceaux et des cercueils<br /> qui se ressemblent tant"<br /> Un métier au service de la vie, de toute la vie.
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M
Merci Joseph de nous parler de la poésie de la charpente et pour les découvertes : l’« arbalétrier de noue », la « volige »… Quelle riche et belle langue avec ces mots « très précis, où les termes techniques permettent de bien se comprendre, de désigner le bon élément ».<br /> Merci pour les photos. Ces charpentes tout de bois comme tu nous les présentes, excluant toute ferraille ou tout autre matière, sont vraiment belles et impressionnantes ! J’aime la couleur et les nœuds du bois, c'est tellement plus appréciable, agréable et réjouissant que les meubles en plastique…<br /> Je trouve cela beau aussi quand le bois est coupé en sorte de s’adapter, comme dans la troisième photo à la pierre. C’est vrai qu’en voyant la photo de l’église saint Girons, on se croirait presque en forêt. <br /> Les angles et les découpes parfaits sont très impressionnants. C’est tellement précis et régulier. Cela doit être très agréable dans le travail d’avoir la satisfaction d’un morceau de bois qui colle ou qui s’emboite exactement là où c’est prévu, après l’effort du calcul et de la coupe.<br /> Merci pour ces mots : « tandis que la charpente reste un ouvrage un peu secret, dans l’ombre. Ce travail caché, qui soutient tout… Est-ce pour cela que le Christ a choisi ce métier entre tous les autres ? »<br /> Merci aussi pour le poème de Charles Péguy.<br /> Me frappent particulièrement ces mots : <br /> « Il avait même été un bon ouvrier<br /> Comme il avait été un bon tout. »<br /> « Comme il avait aimé le travail bien fait<br /> L’ouvrage bien faite »<br /> Le titre de l’ouvrage en lien avec ce texte m’interpelle…
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J
Merci pour les découvertes que je fais grâce à ton article. Je te rejoins dans l’expression de ton admiration « J’admire dans la charpenterie l’alliance du labeur physique avec la précision du calcul, pour que les angles correspondent et que les pièces s’emboîtent comme sans effort. » « Je retrouve cette poésie dans l’univers caché sous les toits, où l’on retrouve quelque chose de l’esprit de la forêt, me semble-t-il. » Je trouve intéressant de retrouver jusque dans son langage la discipline et la précision nécessaires à la charpente avec ce que tu écris aussi : « les termes techniques permettent de bien se comprendre, de désigner le bon élément ». Je trouve épatant en regardant les photos l’alliance présente dans l’assemblage de poutres entre l’élégance avec notamment les courbes et les pointes (comme sur la 2e photo) et l’aspect pratique. J’ai aimé sensibiliser mon regard à cette dimension cachée qui soutient tout le reste. Merci de partager avec nous le beau poème de Péguy. J’ai aimé penser au Christ comme ouvrier. C’est beau de lire à travers ces vers la connaissance et la familiarité du charpentier avec tous les éléments du bois, les outils, l’odeur du bois, etc. J’aime particulièrement en ce sens ces vers en pensant au travailleur parfaitement incarné qu’était Jésus. <br /> « Comme il aimait son métier<br /> Il était fait pour ce métier-là,<br /> Sûrement.<br /> Le métier des berceaux et des cercueils »<br /> « Comme il avait aimé le travail bien fait »
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F
Merci Joseph pour ce voyage dans l’univers poétique de la charpente ! J’ai tout d’abord aimé lire et découvrir tous ces mots fleuris, ce vocabulaire si riche, qui fait bien sentir la complexité et la précision de cet artisanat si ancien (merci pour la citation de Viollet-le-Duc !)<br /> J’ai ensuite beaucoup aimé les photographies, particulièrement la dernière, qui suscite en moi l’admiration : l’alignement géométrique parfait témoigne d’une si grande précision dans la découpe, la pose et l’assemblage de toutes ces pièces entre elles ! J’imagine un peu le temps que doit exiger un tel travail… J’aime aussi beaucoup les jeux d’ombres et de lumières grâce à l’éclairage très judicieux.<br /> Merci pour le poème de Péguy. Me touche particulièrement : « Et aussi des autres meubles, / De tous les meubles / Car il ne faut oublier personne / Il ne faut décourager personne ». Et « Comme il avait aimé le travail bien fait ».<br /> Peut-être est-ce évident, mais Péguy parle-t-il ici du Christ ?
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L
Merci Joseph d’avoir su écouter la poésie de ces mots (j’ai aimé les découvrir, les écouter), et pour l’admiration que tu partages avec nous. Je m’associe à celle que tu exprimes si bien devant « l’alliance du labeur physique avec la précision du calcul ». Dans ce sens je trouve très représentative la troisième photo où l’on voit que les découpes dans les poutres verticales sont réalisées avec une très grande précision pour accueillir celles légèrement obliques. Les deux poutres qui forment le haut du toit se croissent aussi avec une grande précision, l’ensemble étant pourtant bien massif !<br /> J’ai aimé ce que tu dis sur le choix de ce métier par le Christ pour rester cacher et soutenir tout. C’est si beau, merci ! <br /> Merci pour le poème de Charles Péguy. J’ai été interpelée par cette insistance de la première partie, que je trouve belle, sur le terme « charpente » avec tant de déclinaisons et de répétitions. Ces trois vers aussi me touchent, au cœur de tes extraits : « Comme il aimait ce métier-là /L’écorce qui a une si bonne couleur, une si bonne odeur. /Comme il aimait son métier ».<br /> Merci pour les photos, en particulier la deuxième, pour la beauté de la finition et des courbes, et la quatrième qui m’impressionne beaucoup !
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