Patriarche intérieur

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J
Merci pour cette contemplation !<br /> La si belle photographie, « instant recueilli de la rencontre entre la pierre, la lumière et saint Joseph », comme l’écrit Jeanne… J’aimerais beaucoup le voir de mes yeux !<br /> Tes mots si adroits : « Cette alliance du granit et de la lumière me parle si bien de saint Joseph ; en son bloc de pierre, robuste, imperturbable, il est, en même temps totalement remis à la lumière et embrasé. Sculpté en “Kersanton” de la rade de Brest, cette roche magmatique unique au monde qui s’est formée dans les profondeurs de la Terre, il dit le mystère des origines. »<br /> Deux phrases de Claudel : « Pour que sa lumière ne soit pas éteinte par notre lampe et sa parole par le bruit que nous faisons » ; « Joseph est avec Marie et Marie est avec le Père. »
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J
Merci Christine de partager avec nous ce bel instant recueilli de la rencontre entre la pierre, la lumière et saint Joseph. Ce n’est pas « À l’orée de ce nouvel Avent », mais à l’orée de ce nouveau Noël que je découvre pour ma part ton bel article. J’ai de la gratitude envers le grand saint Joseph qui invite par son exemple à se mettre à son école de silence (notamment grâce à l’hommage à « Saint Joseph, le premier des chevaliers du Christ » que tu cites, aux paroles du Saint-Père François que Marguerite rapporte dans son commentaire, et au maître-mot de ton article). Merci pour la belle photo. Je trouve beau le visage illuminé et souriant de ce patriarche. J’aime la présence du lichen sur le granit qui me donne l’impression que des flocons de neige (n’est-il pas justement au chevet de la Vierge Maie dont un des vocables est Notre-Dame des Neiges ?) se posent sur lui et sur ses vêtements. J’aime son cœur éveillé même dans son sommeil avec sa main gauche sous sa tête et la droite sur son genou comme pour se relever prêt à répondre au moindre appel. Merci pour le poème partagé avec nous de Paul Claudel que je découvre. J’ai spécialement aimé ces vers. : « Ce n’est pas en un seul jour qu’il a appris à ne plus être seul. Une femme a conquis chaque partie de ce cœur maintenant prudent et paternel » ; « Pour que sa lumière ne soit pas éteinte par notre lampe et sa parole par le bruit que nous faisons ». Dans le premier vers cité, je trouve magnifique la si grande humilité de saint Joseph qui est devenu le maître remarquable parce qu’il a appris en disciple le silence dans la fidélité et la patience. Et son Epouse la Vierge Marie tient un grand rôle dans l’homme qu’a été saint Joseph. Penser un instant à leur communion laisse dans un grand silence d’admiration et de crainte… Dans le second vers cité, je pense à l’humilité folle de Dieu : la Parole se fait Enfant et choisit de ne pas pouvoir « parler ». Là encore, ça m’invite au silence devant la vulnérabilité de l’Enfant de la Crèche, Jésus, et en pensant au pouvoir glaçant de faire taire Dieu par le bruit.
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L
Merci Christine pour ton partage. Je suis particulièrement touchée par le sourire qui se dessine sur le visage de saint Joseph. Il y transparait une grande douceur, une telle confiance et un profond apaisement. Il me semble exprimer la paix sereine du devoir accomplit. Merci pour ce que tu exprimes sur l’« alliance du granit et de la lumière », je trouve cela très beau.<br /> Du poème de Paul Claudel je retiens en particulier ces vers : « Joseph entre dans la conversation de Dieu » ; et « Pour que la mer s’apaise et pour que Marie commence, / Celle qui a la meilleure part et qui de l’antique Israël consomme la résistance ». Merci pour cet appel au silence, à demander comme un trésor.<br /> Enfin, ce vers m’a intrigué : « Ce n’est pas en un seul jour qu’il a appris à ne plus être seul ». Je n’avais, je crois, jamais songé à cette solitude de saint Joseph avant d’épouser la Vierge Marie, et au déplacement que cela lui a demandé d’assumer la présence de Marie et de l’Enfant-Jésus. J’ai aimé en ce sens ces mots : « ce cœur maintenant prudent et paternel », qui nous parlent d’un cœur qui s’est laissé façonner par le Père du Ciel, et par la délicate présence de la Vierge Marie.
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F
Merci beaucoup pour ce partage qui, de concert avec Léo Pastór, nous attire à saint Joseph ! J’aime énormément cette statue, et suis très touché par ce que tu en dis : « en son bloc de pierre, robuste, imperturbable, il est, en même temps totalement remis à la lumière et embrasé ». Oui, un homme à la fois si fort et si perméable à la grâce, quel exemple ! quel modèle ! J’aime à penser que depuis 1450, ce sourire de saint Joseph a guidé de nombreux cœurs à écouter Dieu, à Lui faire confiance et à s’abandonner en silence à son bon Vouloir.<br /> Merci pour le très beau poème de Claudel ! Je suis particulièrement touché par ces mots : « Comme jadis quand il était jeune garçon et qu’il commençait à faire trop sombre pour lire, / Joseph entre dans la conversation de Dieu avec un grand soupir. » « Une femme a conquis chaque partie de ce cœur maintenant prudent et paternel ». Et puis surtout « Joseph est avec Marie et Marie est avec le Père » : c’est bouleversant… Je suis également touché par les derniers vers, avec ce désir que Dieu prenne toute la place et ne soit gêné par rien en nous (« Pour que sa lumière ne soit pas éteinte par notre lampe et sa parole par le bruit que nous faisons / Pour que l’homme cesse, et pour que votre Règne arrive et pour que votre Volonté s’accomplisse »).<br /> Je trouve que se dégage de ce poème l’image d’un saint Joseph empli de gratitude et d’émerveillement devant la beauté des Cadeaux que Dieu lui a faits, en même temps que la gravité et le dévouement avec lesquels il les a protégés du mal. Merci Christine, merci Paul Claudel, et merci à l’anonyme qui, il y a six siècles, a gravé dans le roc la gratitude de saint Joseph !
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M
Merci Christine pour ce partage sur la figure de saint Joseph, et l’invitation à lui demander de nous enseigner le silence. <br /> Merci pour cette belle photo du calvaire de Tronoën que je ne connais pas. Comme tu l’écris il y a une belle alliance de la lumière avec le granit, et j’aime ce sourire qui se dessine sur ses lèvres et ce visage paisible. Mais bien en train de veiller, la main sur le bâton.<br /> Merci pour les vers de Paul Claudel.<br /> Ce que tu partages fait justement écho à ce qu’a dit le Pape François très récemment sur le silence et l’exemple de saint Joseph (http://jean1314.over-blog.com/2020/05/carnets-de-rome.html. 15 décembre 2021) J’en partage une phrase : « la profondeur du cœur croît avec le silence, un silence qui n’est pas mutisme, comme je l’ai dit, mais qui laisse place à la sagesse, à la réflexion et à l’Esprit Saint. »
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J
Merci pour ce beau partage sur saint Joseph, en écho avec l’ouvrage d’art dont tu parles, à découvrir absolument ! Merci pour la joie de redécouvrir cette statue, selon ton regard, spécialement tes mots ici : <br /> « sculpté en « kersanton » de la rade de Brest, cette roche magmatique unique au monde qui s’est formée dans les profondeurs de la terre, il dit le mystère des origines et la puissance de la foi ».<br /> Oui, le granit convient si bien à l’identité de saint Joseph, à sa solidité et sa fidélité. C’est très beau qu’il soit ainsi comme une sentinelle « en ce bout du monde du Finistère ». Je trouve beau aussi que saint Joseph ait sa place sur ce calvaire, ce qui me semble assez rare.<br /> J’aime beaucoup la confiance joyeuse émanant de son visage, son corps charpenté, sa main énorme, comme au « toujours prêt ! », et ce sourire et cette expression presque enfantines. J’aime à voir ici saint Joseph comme patriarche mais aussi comme fils du Père du Ciel, dans cette double identité qu’il a vécue de manière unique. J’aime cette expression de Claudel : « Joseph entre dans la conversation de Dieu… ». C’est ce que je crois voir aussi dans cette statue : un homme profondément à l’écoute de la voix de Dieu.<br /> Ce qui me touche le plus dans le poème de Claudel sont ces mots, tout simples, mais qui disent une réalité inouïe : « Joseph est avec Marie et Marie est avec le Père. »<br /> Cela enflamme le désir encore d’être avec notre si bon Père du Ciel, en étant avec Marie et Joseph, parce qu’eux sont avec Lui…<br /> Enfin, cette statue m’évoque ces mots du Pape François qui m’avaient beaucoup touché : <br /> « Il est grand ce charpentier ! Un homme « gardien du rêve de Dieu » de « nous sauver tous ». « Et cet homme, ce rêveur est capable d’accepter ce devoir [de prendre Marie et l’enfant chez lui], ce devoir grave et qui a tant à nous dire en ce temps où règne un fort sentiment d’être orphelins. Et ainsi cet homme prend la promesse de Dieu et la poursuit en silence avec force, la poursuit pour que ce que Dieu veut soit accompli ». (20 mars 2017)
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