Sentinelle du devoir

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci Jean pour ces très belles pensées partagées
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J
Merci beaucoup Jean pour tes deux pensées partagées avec nous que je trouve magnifiques et très enthousiasmantes. Je reconnais que ta deuxième pensée me donne de la crainte devant le mystère soulevé
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F
Merci Jean pour les deux pensées que tu nous livres, et qui font réfléchir sur la relation entre l’allumeur et la lumière, relation qui dépasse même le devoir de répandre cette lumière, et qui le précède.
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J
Merci, Joseph, pour ce bel article. J’ai apprécié la photo, ainsi que les informations très intéressantes. Je retiens la pénibilité de cet emploi, son côté éternel, si j’ose dire (« l’Allumeur ne connaît ni dimanche ni morte-saison »), et aussi le fait qu’il n’était qu’une tâche parmi d’autres pour ces travailleurs.<br /> J’aime beaucoup le tableau d’Henningsen, et j’y ai surtout vu comme toi le fait que, bien que tout dépende de cet homme qui donne la lumière, personne ne paraît s’intéresser à lui. Il semble d’ailleurs éperdument s’en moquer, concentré qu’il est sur sa seule lumière, par laquelle il se laisse éblouir (c’est comme cela, pour ma part, que je vois plutôt l’expression de son visage).<br /> Deux pensées me viennent :<br /> S’il peut allumer la lumière, c’est qu’il l’a déjà avec lui.<br /> Il ne serait rien sans la lumière, mais la lumière, mystérieusement, ne serait pas sans lui.<br /> Comment enfin ne pas être reconnaissant à Saint-Exupéry pour ses si beaux mots : <br /> « C’est pourquoi ce que j’appellerai devoir, qui est nœud divin qui noue les choses, ne te construira ton empire, ton temple, ou ton domaine que s’il se montre à toi comme absolue nécessité et non comme jeu dont les règles seraient changeantes. »<br /> « Je les sauve par ma rigueur. »<br /> Merci, Jeanne, pour ton beau commentaire.
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M
Merci Joseph pour ton partage très intéressant, pour tout ce que j’apprends sur le métier de falotier, « tâche pénible en hiver » et j’imagine un peu l’appréhension et la difficulté qui pouvaient être rencontrées dans certaines conditions avec l’exigence d’avoir absolument « terminé sur tous les points en quarante minutes, vingt minutes au plus après l’heure déterminée par le préfet ». <br /> Merci pour le tableau de Henningsen, j’aime beaucoup l’attitude que tu décris très bien de cet homme à la conscience professionnelle. Et l’on retrouve bien cette attention et cette concentration sur la photo du journal « le Matin » je trouve, ainsi que la totale abstraction des personnes qui l’entourent sur le trottoir.<br /> J’aime le soin que prend cet ouvrier sur le tableau et son visage entièrement éclairé par sa flamme. Cela devait être une grande satisfaction de voir tous ces réverbères allumés sur son chemin, fruit du travail accompli, comme ça peut l’être pour bien des tâches qui peuvent être les nôtres, comme tu l’écris si bien, merci pour ce que tu dis : « J’aime à songer ainsi à ces sentinelles du devoir qui, chacune à leur degré, portent cette flamme de la persévérance : … (et toute la suite) » <br /> J’aime aussi beaucoup les couleurs du ciel et les branches nues de cet arbre, ainsi que les deux petites étoiles que l’on aperçoit.<br /> Merci beaucoup pour ces extraits de Citadelle de Saint-Exupéry qui sont très beaux, très profonds et très entrainants !<br /> Merci Frantz pour ton commentaire de la seconde citation de Saint-Exupéry, Lucie pour que tu exprimes sur la gratuité et Jeanne pour le lien que tu donnes avec un sens chrétien.
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C
Merci, Joseph , pour cet article si poétique et si instructif!<br /> J'ai aimé redécouvrir toutes ces étapes de l'éclairage urbain avant l'arrivée de la "fée électricité", réaliser à nouveau que, certes, l'éclairage électrique demande moins de travail quotidien (le côté magique remplace le côté laborieux) mais qu'il a perdu le charme si chaud et vivant de la flamme entretenue comme un trésor.<br /> L'allumeur de réverbères du Petit Prince était bien présent à mon esprit pendant la lecture de ton article, et j'entendais son "c'est la consigne!", expression d'une humble fidélité sans faille qu'on appelle conscience professionnelle.<br /> Ponctualité, humilité,fierté du devoir accompli: beauté du travail humain!<br /> Et quelle symbolique! allumer, repousser la nuit, donner à voir, guider les pas! merci pour ces expressions d'"ouvrier de la lumière" et de "sentinelle du devoir".<br /> J'ai beaucoup aimé le tableau d'Henningsen, l'atmosphère si bien rendue de début de soirée, de tombée de la nuit, où chacun vaque à ses occupations et se hâte de terminer sa journée: l'allumeur commence où les autres finissent...Son visage est à hauteur de la lumière, nimbé de la clarté qu'il procure à ses semblables; il en est illuminé, au sens propre bien sûr, mais au figuré aussi tant se lit de joie simple dans son léger sourire!
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J
Merci Joseph pour ton article qui m’a beaucoup plu aussi bien dans sa forme que dans le message de fond qui est enthousiasmant. J’ai aimé ton commentaire avec la découverte progressive de ce métier et la vertu que tu as souhaité développer. <br /> J’apprécie beaucoup ce tableau avec la lumière paisible de cette soirée hivernale, l’effet de la lumière du réverbère sur le visage et le buste de l’ouvrier, ainsi que le réalisme de la scène d’un humble quotidien citadin. <br /> Ce qui me plait particulièrement c’est que cet ouvrier à qui personne ne semble faire attention, n’a pas l’air de mal s’en porter (comme en témoigne le fin sourire de son visage). Il est tout simplement concentré sur la tâche qui lui a été confiée et il ne semble pas chercher d’autre reconnaissance que celle de savoir son devoir accompli. J’aime l’écho de lumières entre celle du réverbère qui ne va pas tarder à être éteinte, et celle de la maison à gauche qui prend son relais. J’apprécie la rigueur de la tenue de l’allumeur avec sa casquette comme tu le relèves Joseph, mais également le tablier grâce auquel il garde ses vêtements de travail soignés. <br /> Je trouve que le réverbère en lui-même est un objet élégant. J’ai eu plaisir à lire la description d’Émile de La Bédollière. J’ai beaucoup apprécié la figure de style (je me tente à la deviner, est-ce un oxymore ?) de son ouverture : « L’Allumeur commence sa journée par éteindre ». Je trouve que ce geste, un des premiers de la journée de l’allumeur, porte une belle symbolique si on lui donne un sens chrétien : passer le relais à la Lumière du Jour qui ne finit pas, le Christ. Enfin, j’ai particulièrement aimé la conclusion et la droiture honorable de l’esprit de devoir « L’Allumeur ne connaît ni dimanche ni morte-saison : rien ne le détourne de sa promenade quotidienne, car ce n’est pas lui qui, dans les fêtes publiques, allume les lampions de l’allégresse et les verres de couleur de l’enthousiasme unanime. Il est voué exclusivement aux réverbères, et marche en tout temps… ». En ce sens, j’ai aimé ta belle expression : « Voici un professionnel de la répétition ». <br /> Merci pour les très beaux extraits de Citadelle. Je suis touchée par le lien fait entre le devoir et les termes « temple », « empire », « domaine » qui soulignent très clairement combien le devoir réglé et qui dure dans la rigueur,produit une forme de force dont ces trois mots cités m’amènent à l’idée de rempart.
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L
Merci Joseph pour cette belle leçon d’humilité que nous offrent les falotiers. Leçon d’humilité et de persévérance. J’aime la manière dont tu décris cet homme en plein travail représenté sur la peinture d’Henningsen, et en particulier ce titre : « professionnel de la répétition ». Cette répétition fidèle, cette assiduité au devoir, semble transformer toute tâche, aussi simple puise-t-elle paraître, en ouvrage de grande valeur, digne d’une profonde admiration ! Merci pour l’élargissement que tu proposes à toutes les personnes fidèles, au delà de l’adversité, aux devoirs d’état qui sont les leurs.<br /> J’aime en particulier dans ton partage la notion de gratuité dans l’accomplissement du devoir. Sur le tableau et la photo il est frappant de voir que l’ouvrier est l’ignoré ; et dans tous les exemples que tu donnes il y a également cette notion d’un travail accomplit pour d’autres, avec gratuité. Mais gratuité et fierté du devoir accomplit ne s’opposent pas, au contraire ! En ce sens j’ai bien aimé lire ta phrase : « ce métier de falotier, bien que précaire et très insolite, constitua une vraie fierté pour ceux qui l’exerçaient ». Je regarde ces hommes et femmes joyeux d’avoir accomplit fièrement leur devoir comme de vrais témoins, nous rappelant le sens et la valeur des choses. Merci également pour les mots de Saint-Exupéry.
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F
Merci Joseph pour ce très bel article ! Déjà, j’étais content d’en savoir davantage sur ce métier de falotier. J’ai apprécié lire la description qu’en fait monsieur de La Bédollière, et qui montre bien les difficultés d’un tel métier. Ensuite, j’ai beaucoup aimé le tableau d’Henningsen : les nuances du ciel s’obscurcissant, ce dégradé si subtil entre l’horizon encore légèrement jauni par les derniers rayons du soleil et le bleu nuit gagnant peu à peu du terrain. On voit même une étoile pointer timidement entre les branches de l’arbre nu. Le caractère qui ressort de chaque personnage, par sa posture, ses attitudes, ses vêtements… Et puis surtout cet allumeur de réverbère, dont j’ai aimé l’étreinte avec la flamme, son visage illuminé par elle. Merci pour tout ton commentaire sur la « conscience professionnelle » : en effet, quelle belle leçon reçue de ces travailleurs fidèles à leur poste, endurants et tenaces, quoi qu’il arrive. Parmi les différents exemples que tu donnes, on comprend bien la force de caractère indispensable pour accomplir le devoir quotidien avec FIDÉLITÉ. Merci particulièrement, en ce sens, pour la seconde citation de Saint-Exupéry, qui m’a vraiment touché : « J’oblige mes sentinelles à faire les cent pas sous peine de mort, sinon les voilà mortes d’elles-mêmes ». Oui, sans le devoir quotidien, on s’enlise dans la médiocrité, l’égoïsme, l’indifférence, et c’est la mort, peu à peu. On voit aussi, à travers tout ton article, la condition indiscutable pour faire partie de ces « sentinelles du devoir » : accepter de ne pas voir le fruit de son travail (en tout cas n’en voir qu’une petite partie), et d’œuvrer dans l’ombre, car c’est là qu’il y a besoin d’allumer les réverbères de la qualité, qualité sans laquelle l’humanité dépérit.
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