Les cannes sculptées

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J
Merci Christine de partager ton émerveillement. J’ai bien aimé dans le poème la répétition du poète, adressée à son bâton de houx. On sent combien c’était un compagnonnage jusqu’à être marqués l’un et l’autre des blessures du temps.
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J
Émouvante, cette personnification et même identification, dans cette ballade, du marcheur avec son bâton. En mémoire de ma passion historique pour la Belle Époque et sa distinction, j’ai moi-même une canne, mais dont je ne me sers pas (pour l’instant…).<br /> J’ai aimé tes mots : « sa frêle silhouette en recevait une nouvelle dignité » ; « Ainsi les cannes sculptées, usées par la sueur de la main et les vicissitudes du chemin, peuvent-elles témoigner de la beauté d’une vie ». Je partage dans ce sens ce que tu écris, Lucie, sur la beauté de la canne comme témoin.<br /> Merci pour l’anecdote drôle concernant Toutânkhamon.
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L
Merci Christine. Je suis heureuse de m’arrêter un instant avec toi pour découvrir la beauté de ces humbles « bouts de bois ». Ce qui m’interpelle encore une fois, c’est de voir que ce qui hier encore avait de l’importance, par attachement à l’héritage d’une tradition, semble n’en avoir plus aujourd’hui… Cela donne aussi le désir de retrouver le sens profond des choses, bien au-delà de l’efficacité ou de l’utilité de celles-ci ; de découvrir leurs sens poétiques.<br /> Ce qui me touche dans l’histoire de ces cannes, en particulier dans les vers de Frédéric Soutras, c’est la notion de fidélité : que ce bâton, soit devenu, au fil du temps, témoin de l’histoire d’un homme ; qu’il partage ses usures et fatigues du chemin : « Maintenant, plus d’une blessure / Marque ma chair, marque ton bois ». Je pense qu’il doit être magnifique de recevoir de son aïeul un tel trésor, et d’hériter ainsi du témoignage de ses accrocs, plaies et déformations du temps : devenir détenteur craintif et respectueux de ses secrets.
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F
Merci Christine pour toute cette réflexion sur ce qu’est le bâton pour l’homme. J’aime beaucoup le poème de Frédéric Soutras, ce compagnonnage qu’il chante si bien. Je trouve particulièrement belle la dernière strophe, où l’on sent que le bâton a comme donné à l’homme l’élan et la force de courir jusqu’au bout, alors que la fatigue pourrait se faire sentir. À cet égard, je pense au bâton qu’utilisait cet infatigable pèlerin que fut saint Louis-Marie de Montfort : il l’avait surmonté d’un crucifix, signifiant ainsi que son compagnon de route, celui sur qui il pouvait toujours s’appuyer, celui qui lui donnerait la force d’aller de l’avant, c’était Jésus-Christ. Je m’imagine alors très bien le Père de Montfort chanter ces vers de Soutras !<br /> Merci pour les photos de cannes sculptées, en particulier la troisième qui a dû demander un travail patient et minutieux !
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M
Merci Christine de nous parler de ce compagnonnage, je suis allée voir des images de ces cannes éventail, boussole ou encore jumelles, c’est intéressant et ingénieux. Merci de partager avec nous les vers de Frédéric Soutras. J’ai particulièrement aimé : « Fiers et confiants, nous allons », « Brave l’effort du temps jaloux », « Solide et fort comme l’acier / Tu m’as soutenu sur la crête / Ou sur les pentes du glacier ». Dans ce poème la dimension d’amitié et de soutient fidèle est forte je trouve.<br /> Merci Joseph de rappeler l’expression « Bâton de la Croix ».<br /> Merci Lucie pour ce que tu écris sur la transmission.
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J
Merci pour ce bel article sur la canne, le bâton comme « compagnon fidèle ». Je trouve émouvant le poème de Frédéric Soutras, avec la noble affection ressentie, et qui exprime bien comment le bâton dit quelque chose de celui qui le tient, témoigne de son vécu intérieur :<br /> « Maintenant, plus d’une blessure<br /> Marque ma chair, marque ton bois ». <br /> Et plus émouvant encore ce que tu rappelles de la bénédiction de Jacob. J’ai toujours particulièrement aimé cet outil-compagnon, que j’admirais particulièrement dans les mains des bergers. Je trouve que c’est une très belle image – et réalité – du soutien, de l’alliance même. Et j’aime beaucoup l’expression « Bâton de la Croix » qui récapitule et dépasse la portée symbolique de ce simple objet de bois.
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