"Quand arrivèrent les jours..."

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Publié dans Dessin et peinture

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M
Merci Jean pour ce que tu dis sur la confiance, merci pour tes mots « à l’aveugle pourtant… ».
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C
Oui, merci Jean, pour la confiance, première, devant la vigilance...
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L
Merci Jean pour ce que tu écris sur l'âne et le bœuf dans la première peinture ; et que la confiance est première. Cela est très beau, merci !
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J
Merci Jean pour ton beau commentaire sur l’âne et le bœuf, ce qu’ils symbolisent, et sur la prééminence de la confiance dans la route à suivre.
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J
Merci Jean pour ton commentaire sur la confiance, et pour "Jésus caché vient au milieu du monde que Dieu aime, pour le sauver"
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F
Merci pour vos commentaires, particulièrement ce que tu dis, Jean, sur ce que symbolisent l'âne et le bœuf dans la première peinture, et sur la confiance qui est première. Cela me touche.
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J
Je lis ton commentaire, Joseph, et je vois que tu rejoins mon ressenti quant à la seconde peinture. Merci pour la citation et pour l’observation sur la scie que je partage.
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J
Dans la première peinture, il me semble que l’âne aux paupières fermées symbolise la confiance de Marie, et le bœuf, avec ses yeux grands ouverts, la prudente vigilance de Joseph. Pourtant, c’est l’âne qui est devant, comme pour dire que c’est la confiance qui est première, qui guide, à l’aveugle pourtant…<br /> J’aime beaucoup le second tableau. Je n’y ressens pas, pour ma part, d’hostilité. J’aime cette vie trépidante, qui montre que Jésus caché vient au milieu du monde que Dieu aime, pour le sauver. Et je m’imagine facilement que Joseph et Marie sont bien soulagés d’être arrivés… A droite, la ruine symbolise un monde qui meurt. Le monde nouveau est du côté du soleil, et de l’église !<br /> Je trouve moi aussi étonnante cette présence du bœuf.
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C
Merci, Joseph, pour cette citation d'Origène que je ne connaissais pas et pour le bel éclairage reçu.<br /> Je voulais souligner, en référence à un projet de loi actuel, que la vie d'un petit pèse bien peu avant sa naissance puisqu'on propose de justifier son élimination en cas de "détresse psycho-sociale": dans ce contexte là, une vie avant la naissance n'a aucun statut et ne peut être recensée.
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M
Merci Christine de partager avec nous ces tableaux et pour tes mots, particulièrement : « mais ils font bloc eux aussi : la sollicitude et la délicatesse de saint Joseph forment un rempart » et « ce soir-là, le Créateur des galaxies se fait le tout-petit de Marie ; ce soir de solitude, Dieu vient demeurer parmi nous. » Ce qui me frappe dans le tableau de Van der Goes c’est comme tu le dis l’extrême fatigue de la Vierge Marie et l’extrême tendresse de saint Joseph. J’aime aussi cet âne qui suit docilement, fidèlement. Dans le tableau de Brueghel est tellement bien rendue l’agitation de tous ces gens et l’indifférence totale pour la sainte Famille. Merci pour ce que tu relèves sur la Vierge Marie, je suis touchée aussi par saint Joseph qui porte tant de responsabilités et qui conduit les choses, au mieux, selon les circonstances qui leurs sont imposées. Il semble pressé, mais c’est parce qu’il sait, lui, ce qui va bientôt se passer…<br /> Merci Frantz d’avoir remarqué cet homme dans sa cabane et la croix, le contraste avec les autres bâtisses est saisissant.
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J
Merci pour la découverte de ces deux tableaux, très originaux, et la méditation sur ce voyage vers Bethléem. Dans le premier, on dirait que saint Joseph montre à la Vierge Marie où poser le pied, avec une grande délicatesse. Est-ce un pont trop étroit ? En tous cas, l’âne semble lui aussi bien confiant en ce passeur qui ouvre la voie. Dans les deux tableaux, la figure chevaleresque de saint Joseph me touche beaucoup : chez Brueghel, ses outils au côté me font penser à une épée au fourreau ; chez Van der Goes, cette scie portée à l’épaule a vraiment l’allure d’une « claymore » (épée longue des Hautes Terres d'Écosse). En tous les cas, voici un garde-corps sûr et rassurant ! En revanche, je ne comprends pas pourquoi tu dis que l’Enfant-Jésus « ne sera pas compté ; il n’a aucun poids, aucune identité ». En effet, j’avais été très touché par une citation du théologien Origène faite par le Pape saint Jean-Paul II dans son encyclique sur saint Joseph : « Il a fallu que le Christ aussi fût recensé dans ce dénombrement de l'univers, parce qu'il voulait être inscrit avec tous pour sanctifier tous les hommes, et être mentionné sur le registre avec le monde entier pour offrir à l'univers de vivre en communion avec lui; il voulait, après ce recensement, recenser tous les hommes avec lui sur « le livre des vivants », et tous ceux qui auront cru en lui les « inscrire dans les cieux... » (Origène, Homélie XI in Lucam). Et c’est ce qui me touche dans ce tableau, qui exprime avec beaucoup de simplicité le grand mystère où Dieu vient parmi les hommes, se fait l’un de nous, « Emmanuel », « Dieu avec nous », dans l’humble quotidien, dans les villes et les occupations de ces personnages affairés, qui ne se doutent pas de l’événement inouï qui va se produire, comme tu l’écris bien à la fin. Bien sûr, il y a toujours le grand risque de ne pas Le reconnaître dans cette agitation, et cette phrase de la Bible résonne, comme un avertissement : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » (Jn 1, 11).
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L
Merci Christine pour ce partage. Ce qui me touche d’abord est le lien que tu fais entre ces deux œuvres comme « deux visages de la solitude ». La première solitude, assumée, est en effet moins violente que la seconde ; elle révèle une grande tendresse, à la fois de saint Joseph et aussi il me semble, dans la présence du bœuf et de l’âne. En bas à gauche, la présence d’un petit buisson d’épines me renvoie au manteau rouge vif posé sur l’âne, et annonce déjà les souffrances que Jésus subira plus tard. Peut être que l’artiste a voulu par cela montrer que la Vierge Marie était déjà associée aux souffrances que son fils assumera par amour des hommes. <br /> Dans le second tableau deux choses me frappent d’abord : l’attroupement pour le recensement et l’agitation de tous les autres qui s’activent de toute part plus ou moins utilement.<br /> J’ai été étonnée par le nombre d’enfants et de jeunes représentés ; et aussi par les formes rondes très présentes : des dos, des carrioles et des maisons. Je me suis demandé quel pouvait-être cet autre attroupement dans le fond : peut-être un autre point de recensement, mais les bâtons levés m’ont fait penser à des armes…<br /> Finalement, la joie de cette contemplation est de retenir que le brouhaha ou la solitude ne ternissent en rien la beauté de l’œuvre que Dieu accomplit. Oui, « Ce soir-là, c’est Noël ! »
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F
Merci beaucoup Christine pour ces deux peintures, très belles, qui m’ont surtout frappé par ce qui me semble leur point commun : la dimension cachée de la venue au monde de Jésus, et de la vie de la Sainte Famille plus largement. Dans le tableau de Van der Goes, quelle intimité ! Il semble que rien ne puisse troubler cette marche où saint Joseph se montre si attentif envers Marie qu’il n’en regarde même plus la route. L’âne aussi ferme les yeux, tandis que la Sainte Vierge est toute recueillie par le mystère qui l’habite. On le comprend : nul besoin de se soucier de là où Dieu les conduit, puisque c’est Lui qui les guide et qu’Il prend soin d’eux. Comme cette confiance est belle ! Dans le tableau de Brueghel, il est frappant de constater qu’absolument personne ne remarque la présence de Joseph, Marie, et bien-sûr encore moins de Jésus : on ne peut d’ailleurs même pas deviner que Marie est enceinte, couverte qu’elle est de son grand manteau bleu. Ils passent complètement inaperçus, et même presque à nos yeux de spectateurs qui sont d’emblée plutôt attirés par tous les mouvements qui animent la scène ici et là : entre ce groupement bruyant au premier plan, les enfants qui font de la luge sur l’eau gelée, les jeunes gens au centre bien occupés par une bataille de boules de neige… Il n’y a en fait qu’un seul personnage, je trouve, qui passe presqu’aussi inaperçu que la Sainte Famille : cette personne pauvre dans sa maison délabrée, prête à s’écrouler, mais dont le toit est orné d’une croix. Non seulement on l’ignore, mais en plus on dirait qu’une femme lui vole les quelques plantations du carré de terre qui lui sert de potager, et que le froid n’a pas détruit. Peut-être que Jésus ira naître dans cette humble demeure ? Merci en tout cas pour ces découvertes, et pour les mots qui terminent ton article, que je trouve très beaux et saisissants !
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J
Merci Christine de me faire découvrir grâce à ces deux peintures que j’ai beaucoup aimé, le voyage de saint Joseph et de la Vierge Marie vers Bethléem.<br /> J’ai aimé dans la peinture de Van der Goes le pied avancé de saint Joseph comme un signe qu’il est éclaireur et que Marie n’a rien à craindre près de lui. J’aime l’attitude de l’âne avec ses oreilles légèrement penchées en arrière, qui se tient prêt au moindre signe de son maître Joseph pour adoucir une éventuelle chute de la Vierge Marie épuisée. A gauche, je trouve les arbres gracieux et encourageants envers les voyageurs. <br /> Dans la peinture de Brueghel, il y a tellement de personnages en activité que j’ai mis du temps avant de trouver la Sainte Famille. J’ai aimé la fine épaisseur de neige sur la couronne de sapin à l’entrée de l’auberge, ou encore sur les branches coupées dans la carriole. A l’inverse de la première peinture, je trouve les arbres grands et caducs, imposants, et les oiseaux noirs accentuent cet effet. C’est très beau d’avoir représenté la Sainte Famille dans ce paysage enneigé. J’ai aimé voir au loin à gauche le soleil couchant (mais j’ai aimé penser qu’il était déjà levant comme une annonce du Soleil qu’est Jésus qui va se lever dans quelques heures et faire fondre toute la neige). « ce soir-là, le Créateur des galaxies se fait le tout-petit de Marie » : cette réalité que tu rappelles est tellement insensée et folle, tellement belle !<br /> J'ai été intriguée de voir dans ces peintures flamandes le bœuf présent à ce moment en le pensant plutôt déjà à son poste dans l’étable qui accueillera la Sainte Famille.
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