"À la France"

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M
Merci Jeanne partager avec nous ce poème de Victor Hugo que je découvre. Les mots sont forts et beaux notamment dans sa déclaration d’amour à la France « Ma patrie et ma gloire et mon unique amour ! ». Ce poème évoque pour moi l’ingratitude et la violence contre notre pays que l’on trouve malheureusement aujourd’hui dans notre société. Ces mots me frappent « Personne pour toi. Tous sont d’accord. » / « N’importe ! pas un d’eux ne te connaît », et je pense à certaines idéologies qui matraquent et imposent leurs idées à l’esprit de tous qui pour beaucoup n’ont pas les armes suffisantes pour une vraie réflexion personnelle et pour prendre du recul parce qu’ils ne connaissent pas la France effectivement, la grande Histoire de France…<br /> Merci de nous partager cet hommage à notre chère et belle patrie !<br /> Merci Frantz et Joseph pour vos commentaires.
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J
J'étais bien loin de me douter du message de fond donné par l’auteur dans son poème, alors merci beaucoup pour vos commentaires qui m’ont éclairée
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C
Merci Jeanne pour ce poème et le souffle toujours si vaste de Hugo.<br /> "Ce front qui rayonna" me touche beaucoup ici, au Rwanda où la France et le français demeurent des références très fortes pour les chrétiens; c'est sans doute là, et non dans les "lumières", bien sûr, que le rayonnement de la France perdure et qu'un hommage de gratitude peut être rendu .
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J
Je salue le patriotisme d’Hugo (bien que je n’utiliserais certainement pas son expression « mon unique amour »), mais je partage entièrement la réflexion de Joseph et Frantz ; il ne me reste donc plus grand-chose à dire, si ce n’est que l’ingratitude envers la France et son reniement me semblent bien plus forts aujourd’hui qu’à la fin du XIXe.
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J
J’ai rédigé mon commentaire en même temps que toi Frantz : je partage ton sentiment de malaise !
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J
Merci pour ce partage. Ce que je trouve beau, au-delà de la forme poétique qui est ici, il me semble, plutôt un moyen pamphlétaire qu’un poème de contemplation, c’est l’amour indigné de Victor Hugo pour sa Patrie, en vrai fils de France. Par contre, je me suis demandé si l’on ne pouvait pas songer avec amertume au retour de bâton reçu par la France, après la prétendue « illumination » du monde par l’idéologie révolutionnaire (cf. « Sois puissante, Amérique ! »). En faisant des recherches sur le contexte de cette « Année terrible », j’ai découvert ce petit texte qui m’a semblé très intéressant : « Deux ans plus tard, l'Assemblée nationale vote la construction sur la butte d'une basilique consacrée au Sacré-Cœur de Jésus, en expiation des péchés dont la France s'est rendue coupable depuis 1789 - au premier rang desquels, bien sûr, la furie révolutionnaire du printemps de l'année passée. » (Jean-Michel Demetz, L’Express).<br /> Une autre pensée me frappe : aujourd’hui, la peine me semble plus grande et plus dure en ce qui concerne la France, en ce sens qu’Hugo évoque surtout des ennemis extérieurs à la Patrie, même si sont dénoncés aussi les fils ingrats ; mais aujourd’hui, c’est la France elle-même qui semble bien renier sa vocation.<br /> Enfin, je retiens ce vers : « se montrer ingrats, c’est se prouver petits ».
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F
Merci Jeanne pour la découverte de ce poème. Je salue avec toujours autant d’admiration la plume de Victor Hugo, ainsi que son amour manifeste pour la France. Toutefois, j’avoue n’être pas très à l’aise avec ce qu’il exprime dans ce poème. Ce serait très beau de comparer la France au Christ si, ici, la cause de son « martyre » était sa foi chrétienne, sa mission de défendre l’Église, ou son service de la défense des pauvres. Mais là, Hugo le dit clairement, la France de 1871 (en tout cas pour lui, si je comprends bien) souffre parce qu’elle a voulu enseigner aux autres nations « ces mots divins : Joie et Paix ! », « Espérance ! Allégresse ! », et qu’elle leur a donné « son or », « son sang », et « à toutes la lumière ». Peut-être que je me trompe, mais je comprends ici l’héritage des Lumières du 18ème siècle (il me semble que c’est confirmé par ces vers : « Tu défendis le droit des hommes, coutumière / De tous les dévouements et de tous les devoirs »), ce qui n’a rien de positif, vu toutes les atrocités qu’on causées ces « Lumières »… Du coup, parler de martyre me semble déplacé. D’ailleurs, j’ai lu rapidement (peut-être ai-je mal compris, dans ce cas, merci de me corriger !) que la construction de la basilique de Montmartre répondait à un vœu de 1871, exprimant la volonté de faire pénitence pour les maux dont les évènements de ces années sont vus par certains comme une punition. En tout cas, il semble qu’il y ait deux visions : celle, dans laquelle se range manifestement Victor Hugo, qui considère la France injustement outragée et blessée, et celle qui dit que la France récolte les conséquences de ses mauvais choix et des atrocités commises au nom des « Lumières ». Je trouve très noble l’attachement de Victor Hugo envers la France, mais je ne me reconnais pas personnellement dans les raisons de cet attachement, en tout cas pas dans ceux exprimés ici…
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L
Merci Jeanne pour la découverte de ce magnifique poème. Cela nourrit la fierté d’être français avec le rappel en arrière fond, et malgré les violentes bourrasques de surface, de tout ce que cette nation a été pour les autres : <br /> « Tu vins / Vers celles qui pleuraient » ; <br /> « Tu criais : — Espérance ! Allégresse ! / Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce ! / L’Italie était grande ; elle doit l’être encor. »<br /> « grande sœur redoutable, / De toi qui protégeas, de toi qui combattis. »<br /> Je retiens en particulier ce vers que je trouve très beau, rappelant l’exigence de tout être noble : « coutumière / De tous les dévouements et de tous les devoirs. ». <br /> La finale est également magnifique !<br /> <br /> Mais en vis-à-vis est aussi saisissante la violence de ceux qui l’outrage sans répit et sans en être rassasiés ; il semble que jamais ce flot ne s’apaisera ! : « pas un / Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ». Cela m’interpelle beaucoup. <br /> <br /> Me frappe également les références explicites au supplice du Christ sur la Croix ; et celles à la Crèche. Cela me rappelle simplement la place particulière de la France dans l’Église : « Fille aînée » ; qui doit donc désirer emprunter un chemin similaire à celui de Jésus.
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