L'homme qui voulait toucher le soleil

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M
Merci Frantz pour ce que tu partages avec nous, pour la découverte de cette sculpture. J’aime beaucoup ce mouvement du corps soulevé par la vague ainsi que les ailes.<br /> Lire ces mots dans ton partage : « et pour que nous ne soyons pas brûlés par sa splendeur et sa lumière, Il s’est fait l’un de nous », « des hommes ont touché le Soleil, et ils n’ont pas été brûlés ! Ils l’ont contemplé face à face, et leurs yeux sont restés intacts ! », m’a réjouie. Quel extraordinaire témoignage d’amour Dieu nous donne en s’abaissant jusqu’à nous en allant jusqu’à se faire l’un de nous ! <br /> Merci pour les si beaux mots de Léo Pastór que tu cites.<br /> Merci Lucie pour ton commentaire.
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J
Contrairement à vous, je l’ai tout de suite vu mort. C’est d’ailleurs ce que dit le mythe. <br /> J’aime beaucoup l’angle de la première photographie. Sur celle-ci, on dirait que la vague -admirablement sculptée- et les plumes caressent ce corps avec compassion.<br /> La petitesse des dimensions de cette sculpture me rend encore plus admiratif. Merci pour cette découverte.
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C
Merci Frantz pour cet article et le lien saisissant fait entre Icare qui s'est perdu en voulant atteindre le soleil et ceux qui ont trouvé la vraie vie en désirant toucher le vrai Soleil, l'Astre d'en haut venu nous visiter et que nous avons fêté à Noël; et la figure de Jean-Baptiste , "l'humble Icare victorieux" que nous avons rencontré tout dernièrement grâce à Léo Pastór, nous ouvre le chemin. Le marbre a figé la chute , tout l'élan est brisé , les plumes des ailes sont comme empesées : la matière même crie la défaite. Mais s'élancer vers le Soleil resplendissant qu'est le Christ n'est pas présomptueux et nous assure la victoire sur la mort. Tout cet article éloigne des vaines gloires et transmet l'espérance.
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J
Encore une fois je trouve magnifique la technique de la sculpture sur marbre. Je trouve fort le mouvement rendu d’Icare qui se contorsionne de douleurs et d’impuissance. La douleur de ses yeux brûlés par le soleil est si bien rendue sur la troisième photo avec aussi les plis de son front. J’ai été interpellée par cette sorte de vague de la mer qui vient lécher le corps d’Icare. J’ai pensé que cela pouvait peut-être symboliser le péché d’orgueil dans lequel Icare est tombé et qui l’a perdu. Cette œuvre illustre de manière très forte je trouve la leçon dramatique du mythe pour montrer combien la désobéissance ainsi que le manque de confiance envers les recommandations de son père, conduisent Icare à sa perte. Mais en regardant cette sculpture, j’ai aussi pensé à la lamentation intérieure d’Icare devant son égoïsme. Peut-être pense-t-il à son père Dédale qui espérait savoir son fils sauvé et avait tout fait pour. Je suis très touchée de lire à la fin de cet article le si beau titre donné par Léo Pastór à saint Jean-Baptiste pour célébrer son humilité.
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L
Merci Frantz pour ton partage. Dans l’histoire d’Icare je suis frappée par l’orgueil et la suffisance de ce personnage qui non seulement vise très haut, mais s’imagine pouvoir y arriver par lui-même, riche de ce qu’il a reçu de son père. Il ne doute de rien et se joue même de l’avertissement paternel ! Je trouve saisissant le parallèle avec notre société qui s’imagine pouvoir atteindre le soleil par elle-même riche de « progrès » techniques dont elle hérite, tout en rejetant massivement toute la sagesse ancestrale et les avertissements.<br /> Quelle joie cependant de poursuivre la lecture, d’accueillir le parallèle que tu fais avec la venue de Jésus sur la terre, et de reconnaître que Noël est une réponse au si grand désir de tous les hommes : toucher le Soleil (mais non par ses propres forces) ! Ce qui me touche de manière particulière est la citation de la Première Lettre de saint Jean et ce que tu dis ensuite : « Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons » ; « Des hommes ont touché le Soleil, et ils n’ont pas été brûlés ! Ils l’ont contemplé face à face, et leurs yeux sont restés intacts ! » Quelle joie ! <br /> Je trouve très belle la sculpture et ce que tu en décris, en particulier les mouvements d’épuisement des bras et la bouche entrouverte.
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J
Merci pour la joie de pouvoir méditer avec ton article en ces heures de Noël. Je trouve très fort ce qu’exprime ce mythe, avec la soif de rejoindre le divin. Mais je trouve encore plus forte la réalité inouïe de la Bonne Nouvelle chrétienne, que tu décris bien dans ton partage, comme réponse inimaginable au grand désir du cœur de l’homme, le renversement complet des perspectives, et la trouée dans l’impasse de la faiblesse de l’homme : Dieu vient habiter sa chair ! C’est bouleversant de songer à cette Miséricorde infinie de Dieu qui s’abaisse jusqu’à nous. <br /> Je suis aussi frappé par l’expression d’anéantissement d’Icare : c’est la déconvenue totale, amère. Et face à cet anéantissement, je pense à un autre anéantissement, comme en miroir, qui vient l’en délivrer : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. » (Bible, Lettre aux Philippiens, chapitre 2, versets 6 et 7). C’est extraordinaire de ressaisir que la foi en Jésus vrai Dieu et vrai Homme vient illuminer toutes les aspirations antiques, et les accomplit totalement. En ce sens, je pense aussi à un autre passage de la Bible qui me touche profondément, pour parler du Fils : « Resplendissement de la gloire de Dieu, effigie de sa substance » (Lettre aux Hébreux, chapitre 1, verset 3) : oui, par et dans le tout-petit Enfant-Dieu de la Crèche de Bethléem, nous avons accès auprès du « Créateur des mondes » ! C’est tellement beau ! <br /> J’ai aussi été frappé par les deux ailes de la statue d’Icare, qui m’ont fait repenser à une célèbre expression du Pape saint Jean-Paul II : « La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. » (Lettre encyclique Fides et ratio). <br /> Enfin, merci de rappeler le si beau titre poétique donné à saint Jean-Baptiste par Léo Pastór, qui me rappelle la condition pour accéder au Soleil : l’humilité.
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I
Merci Frantz pour la beauté de cette sculpture, la finesse des détails des ailes, de la main... Et merci de nous rappeler le Vrai Soleil et son abaissement pour nous rejoindre, pour nous unir à Lui.
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