''Alors jaillira votre lumière comme l'aurore''

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Publié dans Musique, Danse

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J
Merci pour cette découverte. J’avoue que j’ai de la peine à apprécier, surtout pour quelque chose de spirituel, ce genre de musique romantique allemande, très chargé, mais je rends grâce pour ce compositeur qui a voulu traduire avec foi l’Histoire Sainte.
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M
Merci Frantz de me permettre de découvrir cet oratorio et pour tout ce que tu expliques. C’est vrai que la musique et la manière dont est chantée la première phrase sont très impressionnantes et évoquent bien alors ce que tu expliques sur cela. Alors que l’on aurait pu attendre je trouve bien autre chose, et peut-être même le contraire pour une telle phrase. J’ai été frappée par le changement qui s’opère lorsque l’on arrive à la phrase « et la magnificence du Seigneur vous prendra avec elle » que je trouve magnifique et qui est celle qui me touche le plus. <br /> Ensuite je suis interpellée par le fait que le compositeur ait choisi dans ce texte de répéter et de mettre en avant cette phrase « Comme magnifique est ton Nom sur toute la Terre ».<br /> Merci pour ce que tu partages de ce que vient nous redire cette œuvre musicale.<br /> Merci pour la si belle parole de l’Apocalypse que tu cites.
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J
Merci Frantz pour l’écoute de cette œuvre qui m’a réjouie. Je trouve belle la manière dont le compositeur souligne cette alliance que tu écris : « Tous, nous serons certainement écrasés par sa grandeur, effrayés par sa justice !... Mais Il est aussi le Dieu infiniment bon ». En lisant la première phrase, je pense à une lumière très forte dont le jaillissement serait même douloureux pour les yeux. Et en même temps, il y a cette image de l’aurore qui « s’oppose » presque parce qu’elle marque une dimension progressive où l’œil se familiarise peu à peu après l’obscurité de la nuit avec le jour levant. Je me suis dit que Dieu permet à l’homme tout au long de sa vie d’ouvrir ses yeux (son cœur) à l’Amour comme la montée calme de l’aurore, délicate et sans agression, lui permettant ainsi d’accueillir le jaillissement final de sa Lumière. Et à l’inverse, si les yeux sont restés fermés tout au long de la vie, la lumière ne peut même pas être vue, car on est aveugle. Quel mot si beau est rapporté à Dieu ici : la magnificence ! J’aime énormément ce cri de l’âme qui reconnait l’Unique : « Seigneur, notre Maître ! ». Merci spécialement pour ce que tu soulignes de la louange en cascade.
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C
Merci Frantz pour ce partage. Je reprends cette idée de Symphonie finale évoquée par Joseph, quand tout sera récapitulé dans le Christ et sa victoire.<br /> C'est la puissance qui me frappe le plus dans cet extrait; tu parles de cascades et j'entends comme un fracas de grandes eaux: à la fois terrible et vivifiant.<br /> Même si j'entre moins facilement dans la musique de Mendelssohn que dans celle d'autres compositeurs, je suis très touchée par sa connaissance de la Bible, par sa foi puissante. C'est un beau témoignage qui élève au Ciel.
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L
Merci Frantz ! La première phrase m’a surprise par sa vigueur, un peu terrifiante en effet, comme tranchante. Mais j’ai trouvé très beau ce que tu en dis et de l’écouter comme le « déchirement du voile ». J’ai aimé ensuite ce flot de majesté, ce triomphe, cette Gloire rendue à Celui qui est victorieux du mal !<br /> Je trouve très beau que le compositeur ait voulu cette ouverture tel que tu l’expliques ; et de réentendre que la vie de tous les prophètes a été de préparer les hommes à ce qui doit arriver ensuite : la victoire de Dieu et à la Vie Eternelle.
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J
Merci pour le partage de cette œuvre glorieuse et jubilante ! Cette musique m’a évoqué une marche royale, comme un grand cortège, avec le magnifique canon qui se déploie comme en plusieurs vagues, et j’ai aimé imaginer comme une grande haie d’honneur où ses membres, s’inclineraient au fur et à mesure du passage du Roi : « Seigneur, notre Maître ! » (spécialement à partir de 0’38). J’ai parcouru le texte intégral et j’ai trouvé très édifiant de découvrir que quasiment la totalité de l’oratorio est composée de la Parole de Dieu, comme une sorte de petite compilation de la Bible : sans pouvoir imaginer ce que représente tout ce travail d’ordonnancement, je trouve très beau d’avoir su ainsi rassembler comme en un dialogue toutes ces voix bibliques, avec la Voix permanente de Dieu. Je trouve aussi toujours réjouissantes ces œuvres qui cherchent à exprimer la destinée finale de l’homme : cette louange perpétuelle, presque comme une anticipation de la grande Symphonie finale, en tous cas, comme un désir de s’y accorder.
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