Sainte Geneviève

Publié le

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Merci Christine pour ce partage qui me donne envie de découvrir la vie de sainte Geneviève. Quelle tristesse, et plus encore… d’avoir remis à plus tard cet hommage si important et nécessaire à la sainte patronne de notre capitale. Joie de penser à nos ancêtres qui ne lui faisaient jamais défauts, fidèles à ces traditions et pieux envers celle qu’ils invoquaient avec foi.<br /> Les dimensions de cette statue et du pylône m’impressionnent, ce doit être beau de la voir dominer la Seine.<br /> Merci pour le partage des mots de Péguy, plusieurs me frappent : <br /> « c’est toute âme repeinte<br /> Avec un faux pinceau »<br /> <br /> « et toute foi restreinte<br /> Au nom de quelque maître »<br /> <br /> « Et les savants diront : Elle est de l’ancien temps. »<br /> <br /> « Et voici sa houlette et le soin de son âme »<br /> <br /> «Vous nommera sa fille et vous exaucera » <br /> <br /> Merci de me permettre de découvrir ce mot, « hauturière », et pour la beauté de ce vers de Péguy.
Répondre
J
Merci Christine pour cet article avec la gravité que portent cette statue, le poème de Péguy et ton commentaire ! Je trouve très parlant que Paul Landowski ait représenté la Capitale sous les traits d’une petite fille qui a besoin de protection. C’est un rappel fort pour la population du danger que court une personne, un peuple, ici une ville, si elle ne s’en remet pas au secours de Dieu. Les mots de Péguy sont tellement clairs pour décrire la réalité glaçante de ces temps. Deux mots m’ont particulièrement frappée : « gribouillage » et « barbouillage » parce que cela signe clairement la volonté de casser toute forme d’harmonie et d’éparpiller ce qui était uni.
Répondre
J
Merci beaucoup pour cette très belle découverte de la statue de sainte Geneviève, pleine de sens en ces temps. Je reçois avec gratitude cette présence de sainte Geneviève pour notre Capitale et notre Nation. C’est une source de joie, en ces temps troublés, de savoir pouvoir compter sur cette colonne de foi, cette « hauturière » (quel vers magnifique de Péguy !), qui ressemble bien justement à l’épouse attendant le marin parti en mer. Mais quand on connaît la vie consacrée de sainte Geneviève, on sait bien qu’il s’agit d’un autre époux, de l’Époux qu’est le Christ pour l’âme. En voyant cette flèche de roc, à la détermination calme et sûre, cette figure de proue pour un navire bien malmené, une phrase du pape saint Jean-Paul II m’est venue à l’esprit : « A vous, les femmes, il revient d’être sentinelles de l’Invisible ! » (Homélie pour la Messe du 15 août 2004 à Lourdes). Il me semble voir ainsi un magnifique exemple de femme, et une vraie figure de sentinelle, qui a beaucoup à apprendre à la France, petite fille parfois bien capricieuse et indocile.<br /> J’ai été aussi ensuite « pris » par la gravité des vers de Péguy, cette « lamentation » tourmentée, tellement actuelle, et je relève les mêmes passages que Jean, que j’ai trouvés percutants. Mais je retiens surtout que dans ce silence assourdissant, qui « remise » sainte Geneviève à n’être un phare plus que pour ses vrais amis, il y a encore cette voix à écouter : « Seule vous parlerez lorsque tout se taira. »
Répondre
F
Merci beaucoup Christine pour cette figure de sainte Geneviève, que tu honores par cet article, quand les parisiens, eux, l’ont oubliée. J’aime beaucoup la statue, où la sainte dégage un tel sentiment de sécurité ! Je trouve très beau la personnification de Paris en petite fille, et je ne peux m’empêcher de penser qu’aujourd’hui, la petite fille a bien grandi, pris son indépendance, oublié sa protectrice et ses vaisseaux remplis de l’abondante grâce de Dieu… C’est triste de penser à l’orgueil de cette ville qui a pourtant tant et tant reçu… En ce sens, je trouve extrêmement forts et actuels ces mots de Péguy :<br /> « Les armes de Satan, c’est la cloche qui tinte <br /> Pour le feu de l’enfer, c’est la ville contrainte<br /> À passer par le sort, c’est toute âme repeinte<br /> <br /> Avec un faux pinceau, c’est toute règle enfreinte<br /> Au nom de quelque règle et toute foi restreinte<br /> Au nom de quelque maître et toute ville ceinte »<br /> <br /> On ne peut penser sans serrement de cœur à notre capitale où sont imaginées et promulguées tant de lois insensées et destructrices… <br /> Aussi, quelle joie de lire que Dieu ne revient pas sur ses promesses, et que Paris ne perdra pas sa protectrice, qui sera exaucée dans sa demande de salut pour cette ville qui, malgré tout ce qu’elle veut bien faire paraître, reste une toute petite fille bien fragile…
Répondre
L
Merci Christine. Merci d’abord pour les photos. J’aime la grandeur de sainte Geneviève et la beauté et la douceur de la petite fille. Sa tête légèrement inclinée dégage, je trouve, une forme d’humilité, de docilité. Il me semble que cette petite fille ne sait pas trop ce qui se passe, qu’elle ne comprend pas trop, mais ne cherche pas à comprendre. Elle tient seulement ce navire entre ces deux mains, cadeau sans doute de la grande dame qui se tient derrière elle. Elle est protégée, comme une enfant contre les jambes d’un adulte solide. Elle semble confiante.<br /> Merci pour les mots de Péguy ; pour ce qu’il dénonce avec tant de force. Voici les vers qui me marquent le plus ce soir : <br /> <br /> « Les armes de Satan, (…) c’est toute âme repeinte<br /> <br /> Avec un faux pinceau, c’est toute règle enfreinte<br /> Au nom de quelque règle et toute foi restreinte<br /> Au nom de quelque maître et toute ville ceinte »<br /> <br /> Et également, « Les armes de Satan c’est la sensiblerie » ; « notre longue habitude » ; et enfin la très belle dernière strophe, pleine d’espérance comme le souligne Jean.
Répondre
J
Merci pour ce partage. Je n’avais pas fait attention à cette statue, je réparerais ce tort dès que possible. <br /> Les mots de Péguy, avec son style si personnel et prenant, rendent en effet tellement bien compte du présent généralisé, entre « contrainte » et « hébétement »…<br /> Particulièrement ceux-ci :<br /> <br /> « Avec un faux pinceau, c’est toute règle enfreinte<br /> Au nom de quelque règle et toute foi restreinte<br /> Au nom de quelque maître et toute ville ceinte<br /> <br /> Les armes de Satan c’est la sensiblerie<br /> C’est censément le droit, l’humanitairerie<br /> Et c’est la fourberie et c’est la ladrerie »<br /> <br /> Demeure l’espérance en ce Dieu qui « jamais n’a faussé sa parole », et en l’intercession de ces saints « de l’ancien temps ». Puisse ainsi la prière de Sainte Geneviève, « hauturière et docile » (que c’est beau !), oui, faire « crever » ce « mauvais bordage », rejeton du « gribouillage » et du « barbouillage » actuels !
Répondre