''Accipit ut det''

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Publié dans Dessin et peinture

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C
Merci Frantz de me faire entrer dans le courage de cette bataille par ce tableau et par la devise de Bayard: recevoir pour donner. L'humilité du vrai courage trouve ici une illustration qui m'interpelle, et le petit oratoire sur lequel tu attires notre attention fait retentir en moi une autre devise, celle de Ste Jeanne d'Arc: " Dieu premier servi".
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J
Bien évidemment, je trouve cet article enthousiasmant, d’autant que j’ai eu la grâce il y a peu de me recueillir sur la tombe du Preux. <br /> Merci pour ce que tu écris sur le point de fuite (expression bien peu adéquate ici !), qui apparaît évident quand on connaît le chevalier Bayard, un très fervent catholique. <br /> Artistiquement, c’est remarquablement beau et vivant. Quelle noblesse dans ces couleurs ! Je remarque la lâcheté des assaillants, que ce soit par leur nombre ou les moyens utilisés : l’un d’eux cherche à tuer le magnifique destrier, un autre veut abattre le Preux à distance avec son arbalète… Face à eux, Bayard domine de toute sa taille, il est si droit dans sa posture, ce qui est un symbole !<br /> Je suis, comme Joseph qui en parle très bien, touché par le double mouvement d’accueil et de don présent dans la devise. Merci aussi d’avoir relevé le réalisme et l’intelligence de ce combat.<br /> Merci aussi pour les observations sur la hache, l’eau et la barde (c’est ainsi que l’on nomme la cuirasse des chevaux).
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M
Merci Frantz pour le partage de cette figure chevaleresque qu’est Bayard. Quelle débâcle de l’armée espagnole c’est impressionnant. Tout à gauche on voit quatre personnages les uns à la suite des autres qui paraissent tellement surpris de ce qui arrive, en regardant notamment le cheval du dernier qui tombe du pont. Et le soldat qui est juste en dessous du drapeau espagnol qui regarde Bayard paraît si impressionné par ce chevalier si fort et si vaillant. Quel courage anime cet homme ! Que défend-il avec autant de volonté au péril de sa vie ? Merci pour ce que tu indiques sur le point de fuite, sa foi en Jésus Christ, et l’honneur du sens donné à sa vie dont sa devise (si belle et profonde !) en révèle une partie : « Il reçoit pour donner ». Cette vie reçue par Dieu, qu’il lui redonne en se battant pour défendre son prochain.<br /> Je trouve très belle l’armure du chevalier Bayard et aussi son cheval (bien courageux lui aussi).<br /> Merci Joseph pour ce que tu écris sur cette place précise qu'il a tenue.
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J
merci Joseph pour ce que tu as écrit sur la place tenue : "Je trouve que le tableau suggère qu’il n’a pas calculé le danger, qu’il a simplement tenu sa place, tenu son poste. Et c’est très beau et inspirant de voir aussi qu’il a su justement choisir la bonne place pour protéger la retraite des siens, car ailleurs, il n’aurait pu repousser à lui seul la vague des assaillants"
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J
Merci pour le partage de ce très beau tableau, que je trouve aussi très enthousiasmant, par la beauté des couleurs, des combattants représentés ; plein de cette énergie de la bravoure, avec la hache tombant encore du pont en bas à droite, ou l’étendard flottant au vent : la scène de combat est admirablement bien saisie sur le vif ! Merci surtout pour cette occasion d’admirer encore la figure du Preux Bayard, son exemple de dévouement et de générosité. Je trouve que le tableau suggère qu’il n’a pas calculé le danger, qu’il a simplement tenu sa place, tenu son poste. Et c’est très beau et inspirant de voir aussi qu’il a su justement choisir la bonne place pour protéger la retraite des siens, car ailleurs, il n’aurait pu repousser à lui seul la vague des assaillants. En plus du courage, c’est un exemple de sagesse et de réalisme. Merci pour ton regard sur le point de fuite, pour redonner le secret de la force de la Chevalerie : la Vierge Marie, sans doute, dans ce petit oratoire. Enfin, merci de redonner la devise de Bayard, si belle, si profonde, sur l’offrande reçue et l’offrande donnée ; c’est toute une direction de vie en effet… et je trouve très beau et édifiant de voir en ces mots l’humilité du courage et le vrai sens de l’honneur : savoir que ce que l’on peut donner ne vient pas de soi-même et que tout ce que l’on reçoit n’est pas à garder pour soi-même. Tout cela provoque l’admiration pour la grande lignée des vrais Chevaliers, qui savaient accueillir pour donner, et « donner sans compter », comme le dit la si belle prière de saint Ignace. Ce double mouvement : « il reçoit pour donner » m’évoque cette chaîne de transmission, ce relais : l’esprit de Chevalerie qui se transmet d’âme généreuse à âme généreuse.
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J
Ce fait historique est incroyable ! La devise du chevalier Bayard est tellement belle, et j’ai trouvé que ce mouvement du don était déjà illustré dans ce tableau, sous le pont, par la présence du fleuve bien mouvementé. J’aime l’interprétation que tu donnes du contraste qu’il y a entre le combat auquel Bayard fait face et ce qu’il défend. Je trouve que les très beaux chevaux montrent tout particulièrement la violence de la bataille : le cheval blanc dont le corps est tout tordu malgré la puissance de ses muscles, et le cheval plus foncé qui va jusqu’à tomber du pont. Leurs cavaliers ne sont alors plus que des pantins. Je trouve remarquable la manière dont la cuirasse du cheval central a été réalisée et elle répond à celle que porte le cheval de Bayard. J’ai aimé la présence du petit matin comme une promesse déjà de la paix qui sera trouvée à la fin du combat.
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L
Merci Frantz pour ce partage et pour cet exemple exceptionnel de courage ! C’est évidemment le mot que je retiens, ce qui est si impressionnant dans cet épisode. La tenue haute et droite du Chevalier Bayard en plein combat en dit long je trouve ! Il semble dominer, ne rien craindre. <br /> Reconnaître ce courage comme une force d’attraction pour les autres, voilà ce que je trouve vraiment beau, réjouissant et qui nous exhorte à être plus courageux : avoir le désir que d’autres, qui peut-être sont déjà en train de partir, se retournent et reprennent le combat. C’est très fort, très encourageant ! Cela éveil le désir que se dressent des hommes et des femmes forts et courageux, orientés vers le bon combat, celui indiqué par la présence de l’oratoire que tu désignes. (merci, je ne l’aurait pas vu de moi-même).
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