Résurrection au Vatican

Publié le

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Merci Jean pour la dernière phrase de ton commentaire, très forte ! Merci Christine pour ce que tu exprimes sur la violence du Salut. Merci Joseph pour l'image du chef d'orchestre et pour la citation d’Ézéchiel.
Répondre
J
Merci Christine pour le rappel de ce grand souffle vivifiant avec cette parole : " Voici que je fais toute chose nouvelle!", et merci Joseph pour l'extrait donné du Livre d'Ezéchiel
Répondre
J
Merci pour le partage de cette œuvre impressionnante et très suggestive, qui a une force d’expression très forte ! J’ai été frappé par la gestuelle du Christ, qui m’a fait penser à celle d’un chef d’orchestre, spécialement la main droite, comme s’Il allait redonner l’harmonie à tous ces ossements desséchés, afin de leur communiquer sa Vie jubilante, triomphante, selon le fameux passage de la Bible (cf. Livre d’Ézéchiel, chapitre 37, versets 1 à 11) : « Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : ‘‘Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez’’ » (verset 5) ; Merci Jean pour la dernière phrase très belle de ton commentaire, qui résume pour moi la force de l’enseignement de cette œuvre, ce mouvement trinitaire qui renverse toute mort.
Répondre
J
Cette œuvre monumentale est impressionnante, j’aime la couleur du bronze et les reflets. De visu, ce doit être vraiment saisissant… L’élan est très bien rendu, dans ce sens l’art sculptural est toujours épatant. Je retiens particulièrement le linceul qui se déchire et la chevelure en suspension (quoique un peu longue, mais c’est pour la bonne cause). Merci de nous partager ce que tu vois, « matière organique déchiquetée et propulsée de tous côtés » ; « restes de corps humains avec leurs suaires pourris ». Merci Marguerite pour ce que tu dis sur les racines du péché qui ne peuvent résister ; oui, Christine, à cette violence de l’Amour !<br /> Le Christ est catapulté par l’Esprit du Père hors du chaos, suivons-Le dans ce divin tourbillon !
Répondre
C
Merci Frantz pour ce partage; je n'avais jamais eu l'occasion de voir cette salle d'audience et y entrer en quelque sorte ainsi m'a impressionnée…<br /> Je me suis rendue compte à travers cette œuvre que j'avais tendance à me figurer la Résurrection du Christ de façon un peu éthérée; une fois l'immense souffrance de la Croix passée, c'est le grand repos du tombeau, le silence du Samedi Saint: pour moi, le temps du combat était fini… <br /> Et je reçois cette sculpture comme l'expression d'un choc terrible, d'une déflagration dont les ondes de choc s'étendent jusqu'à nous et à l'infini. Cette matière organique déchiquetée, "cette énorme tempête qui flagelle le monde" (comment ne pas penser aux temps que nous sommes en train de traverser?) dit la violence du Salut, la violence de l'Amour (et je suis touchée de voir exprimer ici encore l'alliance de la douceur et de la violence). <br /> Dans ce magma informe le Christ s'élève; j'ai voulu aller voir son Visage de plus près et je l'ai trouvé très beau, parcouru par un souffle qui passe dans sa chevelure, et qui me fait penser au grand souffle vivifiant de la première Création. Et résonne dans mon cœur cette Parole si puissante: " Voici que je fais toute chose nouvelle!"
Répondre
J
Merci Frantz de me faire découvrir cette sculpture qui m’a émerveillée pour plusieurs choses. Déjà, apprendre qu’elle se trouve dans la salle où le Saint Père donne ses audiences aux fidèles est je trouve un très beau signe pour rappeler à chaque fois ce qu’est le cœur de la foi du chrétien et cette nouvelle que tout homme est appelé à connaître : le Christ est ressuscité et vainqueur du pouvoir de la mort. Ce que j’aime particulièrement et qui me touche, c’est le mouvement de la sculpture qui me donne vraiment l’impression d’une extraordinaire explosion qui propulserait toute chose à plusieurs mètres. Et en même temps, il y a ce calme qu’impose ce grand Christ ressuscité au milieu de tout le mouvement d’agitation. Il est là, au-dessus de tout !
Répondre
M
Merci Frantz pour le partage de cette sculpture monumentale que je ne connaissais pas. Merci de me permettre de m’y arrêter et de la contempler car au premier abord sans cette invitation, je ne l’aurais sans doute pas fait suffisamment. <br /> Je trouve très frappante cette représentation de la puissance de la Résurrection, cette matière « propulsée de tous côtés », cette « déflagration », comme tu l’écris. Et Jésus qui se dresse et s’élève semble si léger au dessus de tout cela, il domine tout.<br /> J’ai d’abord vu dans ces formes comme des racines, et j’ai alors pensé au fait que la Résurrection de Jésus vient nous sauver et nous arracher à la mort de manière totale, en venant au plus profond, arracher toutes nos racines enfoncées dans la terre de nos ténèbres et de notre péché. Oui la Vie que nous offre Jésus nous libère totalement jusqu’au plus profond de notre être et de notre vie.<br /> Et puis ensuite j’y ai vu des cœurs humains avec toutes leurs veines, ces cœurs éteints que Jésus par son Amour manifesté par sa Passion et sa Résurrection ranime.<br /> Je trouve que l’on voit bien que tout le mouvement est entrainé par Jésus, et qu’absolument tout est arraché, rien ne semble résister. Peut-être pour souligner que ce Salut, cette vie éternelle offerts par la mort et la Résurrection de Jésus sont bien pour tous les hommes et qu’absolument personne n’en est exclu quelque soit la profondeur des racines de sa vie plongées dans les ténèbres.<br /> Je trouve frappante d’actualité la phrase du journal du Vatican, et me frappe ces mots : « voulant presque re-saisir l’humanité pour lui redonner ce sens de l’amour qui semble irrémédiablement perdu ».
Répondre
L
Merci Frantz. Je suis impressionnée par la manière dont l’artiste a su rendre cette explosion de vie dont tu parles, et cet « arrachement » du Christ de la mort ! C’est extrêmement fort et même heurtant. Au premier abord les aspects anguleux et cacophoniques de l’œuvre sont pour moi plutôt repoussants. Ce qui me frappe par contre c’est la manière dont le linceul se fend (qui me rappelle ce passage de la Bible lors de la Résurrection : « Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. » (Evangile de saint Mathieu, chapitre 27, verset 51)), et dont le Christ en jaillit, dans un mouvement extrêmement bien rendu, manifesté par celui des bras et des cheveux. En reprenant de nouveau du recul, c’est alors particulièrement le mot « Victoire » qui reprend le dessus, et la cacophonie initiale semble petit à petit s’estomper et perdre sa place… La partie supérieure de la matière organique me fait alors penser à des lambeaux, des petites particules qui retombent de part et d’autre du Christ, anéantis par sa Victoire.<br /> Il me semble aussi que l’éclairage met particulièrement bien en valeur cette œuvre, et, des teintes sombres de la sculpture, elle révèle la Lumière qu’est le Christ jaillissant de la mort. La taille de cette œuvre est spectaculaire ! Cela doit être extrêmement bouleversant de la voir à taille réelle et de se retrouver si petit devant un mystère tellement puissant et grand !
Répondre