Une ''Présentation'' de Rembrandt

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Publié dans Dessin et peinture

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J
Merci Lucie pour ton profond commentaire, et spécialement les deux expressions déjà relevées par Jean, qui m’ont touché.
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M
Merci Jean pour ton si beau commentaire de cette œuvre de Rembrandt, pour la manière dont tu l’as écris ! Je trouve très beau ce que tu décris de la posture de saint Joseph et ce que tu soulèves avec ce point d’interrogation et l’attitude donc de révérence vis-à-vis de la Loi et de vigilance pour protéger.<br /> Je n’aurais pas vu la Vierge Marie comme protégeant déjà son cœur à l’annonce qui lui est faite, et je trouve cela très beau aussi.<br /> J’aime beaucoup la représentation de saint Syméon avec cette magnifique traîne, et suis touchée par l’attitude de l’Enfant-Jésus tout blotti contre ce vieillard.<br /> Le Temple est impressionnant, ses dalles et ses colonnes tellement immenses !<br /> La lumière toute concentrée sur Marie, saint Syméon et Jésus est forte aussi, avec tout le reste immergé dans l’ombre. En regardant d’ailleurs les différentes ombres de la scène avec ces cinq personnages, je ne suis pas certaine de bien voir d’où provient la lumière.<br /> Cet « immense personnage » au premier regard je l’aurais tout de suite identifié au grand prêtre et ne me serais pas attardé dessus. Merci pour l’interrogation que tu soulèves, d’autant que personne d’autre que l’Enfant et le vieillard ne semble l’apercevoir…<br /> Merci Joseph pour ce que tu écris sur le vieillard Syméon.<br /> Merci Christine pour ton commentaire sur le point central du tableau et la verticalité<br /> Merci Frantz pour ce que tu dis sur l’escalier du Temple.<br /> Merci Lucie pour ton beau commentaire.
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J
Merci Lucie pour ce que tu as su accueillir : « Il me semble voir en saint Joseph, l’homme saint pérégrinant sur terre ; en saint Siméon, le saint, déjà monté au Ciel et contemplant Dieu de ses propres yeux. »<br /> « Cette visitation de l’Enfant-Jésus dans notre humanité me fait penser à la visitation des enfers qui sera la sienne au moment de sa Résurrection. »
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L
Merci Jean pour la contemplation de cette œuvre et pour la manière dont tu nous proposes de la découvrir. Merci pour ce chemin, du Cœur vers l’Infini. <br /> La contemplation du détail est paisible, met en confiance, rassure. La présence de la Vierge Marie est douce. Saint Joseph, discret, effacé, dans l’ombre, mais, tel que tu le décris, près à bondir, attentif, vif, est comme un révélateur de l’attitude à adopter : fixer l’Enfant-Jésus, Le contempler, être prêt. Saint Siméon lumineux, majestueux, m’évoque la sainteté à désirer et à rechercher ; la beauté d’une vie pleinement accomplie dans la docilité à l’Esprit-Saint, qui a été couronnée par la réception du Don, du Trésor tant attendu ; et qui maintenant contemple, non plus l’Enfant-Jésus mais, avec Lui, le Père. Il me semble voir en saint Joseph, l’homme saint pérégrinant sur terre ; en saint Siméon, le saint, déjà monté au Ciel et contemplant Dieu de ses propres yeux.<br /> Et puis, cette « stupéfaction » (il n’y a pas d’autre mot !!). Celui qui me vient ensuite : « terreur ». Cette foule, cette noirceur, me fait presque peur… Cet homme aussi d’ailleurs, au visage dans l’ombre… Jusqu’à comprendre qu’Il n’est pas ombre, mais la Source même de la lumière resplendissante du détail contemplé. Merci Jean pour ton regard et tes mots, pour ce qu’ils me permettent de contempler et de voir dans cette œuvre majestueuse !<br /> Cette visitation de l’Enfant-Jésus dans notre humanité me fait penser à la visitation des enfers qui sera la sienne au moment de sa Résurrection.
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J
Merci beaucoup Jean pour le partage de cette magnifique peinture de Rembrandt mais surtout merci pour ce que tu écris de très beau qui m’a aidée à la contempler. Merci spécialement pour : « Engloutis au milieu de la foule interdite, nous découvrons ce que fixent, éblouis, l’Enfant et l’Ancêtre, maillons terminaux de la chaîne des âges, Première et Nouvelle Alliances. ». Regarder ce personnage comme étant le Père est passionnant. Merci spécialement aussi pour ce passage : « son escalier qui semble monter à l’infini, vers l’Infini, nous aspire dans sa verticalité presque vertigineuse, nous projette dans une dimension qui nous dépasse et nous rapetisse à notre taille d’hommes. Mystère de la Divinité qui rejoint l’Humanité, mystère de notre destinée. » Je suis très touchée de voir que c’est l’image de la faiblesse, un nourrisson et un vieillard, qui ouvre cet escalier vers l’Infini. Merci pour ta description de saint Joseph car ton admiration est communicative.
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F
Merci, Jean, déjà pour la manière dont tu nous dévoile, comme à reculons, ce tableau, et avec lui ce mystère de la Présentation de Jésus au Temple. Merci pour ce que tu vois et comprends de l’attitude de saint Joseph, le gardien prudent de la Vierge et de l’Enfant. Son agenouillement à la fois d’adoration et de protection est si beau ! Comme ce geste dit bien le rôle qu’il eût et qu’il remplit à merveille !<br /> Je suis touché par le visage et l’attitude de la Vierge Marie, car je trouve qu’on y voit bien l’étonnement, qui n’a rien d’une méfiance, mais au contraire est un accueil confiant, malgré les souffrances annoncées.<br /> Merci pour ta si belle description du vieillard Syméon (« Dignité et Protection » !). Et surtout, merci pour la manière dont tu nous amènes à percevoir ce prêtre bénissant, que « l’Enfant et l’Ancêtre » contemplent ensemble. Comme leurs visages éclatants sont beaux, unis dans une même pureté et une même attente de la Volonté de Dieu, que je vois dans cette main bénissante. Je trouve très beau ce que tu dis sur les « maillons terminaux de la chaîne des âges, Première et Nouvelle Alliances », et cela montre bien, je trouve, que tout converge à la Révélation du Père, de son dessein bienveillant : la Rédemption de l’humanité !<br /> Je suis enfin très touché par l’escalier du Temple, presque plus une échelle qu’un escalier, tant la pente est raide ! « Verticalité presque vertigineuse » : c’est exactement le sentiment que cela suscite ! On voit déjà, dans ce mystère du Christ se présentant pour faire la volonté du Père, l’élévation qu’Il devra faire de son humanité, et avec elle, de toute l’humanité, pour que nous ayons tous accès à la Maison de Dieu, à sa familiarité.
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J
Merci Joseph pour ton beau commentaire qui apporte beaucoup, je trouve, par les remarques sur les bouches entrouvertes, les manteaux, ou la source de la beauté de Syméon. Merci Christine pour ta réflexion que je partage sur le rapport entre le point central du tableau et la verticalité.
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C
Quelle grâce de contempler ce tableau extraordinaire de Rembrandt au soir de cette fête de la Présentation de Jésus au Temple; merci Jean!<br /> Merci pour toutes les questions que tu nous poses et qui nous font avancer, peu à peu dans ce Mystère, mot sur lequel tu clos ton article, mot qui nous enveloppe entièrement.<br /> Orée de février, orée du Temple: il nous faut entrer comme tu nous y invites de façon magnifique (merci pour la beauté de tes mots).<br /> Captée, éblouie, comme irradiée, par la lumière centrale, par la double aurore des visages de l'Enfant-Jésus et du vieillard Syméon, "l'Enfant et l'Ancêtre, maillons terminaux de la chaîne des âges" (magnifique image), je n'avais pas vu la main de lumière vers laquelle tendaient leurs regards unis…<br /> De tout mon cœur j'adhère à cette proposition: Dieu le Père lui-même préside à cette offrande, préside à cet accueil. Le temps est en suspend comme Sa main, comme les regards; comme tu le dis, se rencontrent l'Humanité (blottie "dans le geste tendre de l'Ancien": tout, au centre, est bien clos, rond, abrité) et le Divin qui aspire de façon vertigineuse vers l'infini.<br /> Merci pour ce grand questionnement, merci de nous permettre d'entrer dans cette stupéfaction...et de passer l'orée, et de passer le seuil...
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J
Merci profondément pour la grâce de pouvoir contempler ce tableau en ce jour, et d’être vraiment saisi par le mystère que tu donnes à méditer. Oui, cette œuvre est saisissante, et d’une puissance étonnante, comme tu le dis à la fin. Je me suis senti pris dans cette aspiration vers l’Infini, dans ce temps suspendu, dans cette « stupéfaction », si bien évoquée avec les trois bouches entrouvertes du centre, avec le sentiment profond d’être pris au milieu de cette rencontre inouïe, ou plutôt vraiment à « l’orée » selon ta belle expression, dans la crainte de pénétrer dans le Sanctuaire. Je trouve saisissant ce dialogue muet entre la Main bénissant et le regard de l’Enfant Jésus, comme si l’on était précisément à ce moment décisif du don du Fils au Père, de l’offrande de Jésus qui va obtenir notre rédemption déjà, avant le don définitif de sa vie sur la Croix. J’ai l’impression d’être à ce moment-là, et cela m’évoque aussi l’offrande de la Messe, avec l’alliance de la main et de Jésus Enfant dans l’hostie lors de l’élévation. Merci pour la question posée sur l’identité de ce Grand-Prêtre : ton commentaire sur saint Joseph m’aide peut-être à contempler cette autre Paternité cachée sous le grand manteau, suggérée justement par le geste révélateur de saint Joseph qui, lui, abandonne son manteau, comme pour laisser la place à une plus haute paternité. Merci profondément pour ce magnifique regard sur saint Joseph, sentinelle aux aguets. Cela me donne de l’émerveillement et de l’admiration devant son obéissance totale, contre le légitime souci de ses protégés… Quel modèle d’homme docile à Dieu ! Quel vrai courage de cette docilité !<br /> Je trouve aussi saisissante la beauté de saint Syméon, qui m’évoque la beauté de la Sagesse, cette beauté dont on connaît la source : « l’Esprit Saint était sur lui ». Comme cela est rendu magnifiquement !<br /> Enfin, merci pour la poésie de ta description, avec notamment cette magnifique expression qui m’a touché : « l’Enfant et l’Ancêtre, maillons terminaux de la chaîne des âges, Première et Nouvelle Alliances » et qui résume pour moi quelque chose de cet immense mystère du lien du Père au Fils, et de notre relation à Dieu.
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