Le guerrier nouveau-né

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Publié dans Dessin et peinture

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I
C’est très beau Joseph, merci ! En te lisant et en contemplant ce tableau, je réalise qu’une conversion c’est comme une nouvelle naissance, où l’on se rapproche de Dieu, où l’on voit Dieu toujours plus comme Il est véritablement, ainsi que son projet d’Amour sur notre vie. Je vous remercie chacun pour vos commentaires qui déroulent la beauté de cette « rencontre intime d’Amour entre Jésus et Saul ».
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J
merci à chacun pour vos commentaires qui m'ont beaucoup apportée pour revenir plusieurs fois sur cette oeuvre et m'aider à la contempler plus profondément toujours
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F
Oui, merci à chacun pour son regard ! Ce que tu dis, Jeanne, sur les compagnons de route de saint Paul, me touche, merci.
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J
Merci à chacun pour ses apports et son regard : Jean, pour la beauté de ton expression qui résume exactement ce qui m’a touché : « l’œuvre du Grand Artiste : la transformation instantanée d’un tortionnaire en nouveau-né vulnérable. » ; Frantz, pour avoir discerné le vase, Lucie, pour avoir vue la colonne, et Jeanne, pour ton profond coup d’œil sur ces compagnons de saint Paul et leur attitude. Tout cela est très enrichissant : merci !
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M
Merci Joseph pour le partage de ce tableau que je découvre. Je suis frappée par ce que tu dis sur le manteau écarlate qui pourrait suggérer une blessure mortelle. Et par la beauté des « détails » tels que les veines sur les mains ou celle sur la jambe de l’homme qui tient le cheval, les plis de son front ou celles des manches de saint Paul. Ce qui me touche c’est ce qui semble signifier un si grand et profond désir, les bras en l’air, tendu vers cette lumière et cette voix qu’il entend à ce moment là. Cet « acquiescement total » comme tu l’écris. Les yeux fermés il semble vraiment vivre un face à face avec Jésus qui se dévoile à lui et tout de suite il reconnaît son erreur et accueille cette révélation.<br /> Merci aussi pour cette si belle parole du Psaume !<br /> Merci Jean pour ton commentaire et ces mots « Il me semble que le Caravage nous convie à un très grand mystère, celui de la rencontre intime d’Amour entre Jésus et Saul »<br /> Merci Frantz d’avoir vu le vase.<br /> Merci Jeanne pour ton regard sur le cheval et l’autre homme.<br /> Et merci Lucie pour la référence à cette colonne pour l’Eglise dont Dieu pose les fondations.
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J
Merci Jeanne, c'est très beau de contempler le cheval et le compagnon avec ce que tu en dis. Merci Lucie pour ce que tu écris de la colonne fondée dans le vase.
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L
Merci Joseph pour la contemplation de ce tableau et du mystère de cette conversion, de ce renversement ! Cela me remplis d’émerveillement ; de songer surtout à ce que Dieu édifie à ce moment là : Il creuse ce vase et y coule les fondements de cette « Colonne » pour toute l’Eglise ! (Merci Frantz d’avoir vu ce vase)<br /> J’ai tant aimé contempler ce visage baigné de paix, dans cette douce lumière ; dans l’intimité profonde avec le Christ qui se révèle à lui. Merci Jean pour la beauté de ton commentaire.<br /> Je me suis demandé aussi qui était cet homme derrière le cheval. A l’ouverture du document et avant de voir l’œuvre complète, j’ai aussitôt pensé à saint Joseph. Ce n’est évidemment pas le cas, mais cet homme cependant assiste à une naissance et peut-être se verra-t-il confier ce nouveau-né,… au moins jusqu’à Damas.
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J
Merci Joseph de me faire découvrir cette peinture pour m’arrêter sur le témoignage si vif et vivant de cette rencontre où Jésus est venu saisir Saul. C’est vraiment sur le cheval et l’homme qui tient la bride, que mon regard s’est avant tout arrêté sans bien comprendre au début la raison. Le regard du cheval et le visage du compagnon de route qui semble faire signe au cheval en le prenant par le mors de continuer à avancer, m’ont touchée. C’est comme si l’un et l’autre se retiraient discrètement de la scène alors témoins d’une rencontre intime vécue devant eux. Ces deux compagnons m’ont fait penser à ceux qui ont pour tâche de conduire les autres jusqu’à Jésus. Maintenant que celui qu’ils portaient s’est enfin laissé saisir par l’amour du Christ, ces deux serviteurs lui passent le relais et s’en vont humblement. En regardant saint Paul représenté à terre, m’est revenu en mémoire ce verset sur la création de l’homme par Dieu dans le livre de la Genèse : « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. » (chapitre 2, verset 7). C’est comme si en mettant à terre Saul, le Christ venait le faire renaître à une vie nouvelle en lui insufflant son souffle de vie. Merci Joseph pour la si belle expression que tu as écrite : guerrier nouveau-né. Merci Frantz pour l’image du vase donnée. Merci Jean pour le partage de ce qui t’a touché et pour ces mots : « je contemple le mal vaincu par l’Amour, et une grande espérance emplit alors mon cœur. ». Je trouve cela bouleversant.
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J
Merci Frantz pour la référence au vase, très juste.
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C
Merci Joseph de nous offrir ce tableau extraordinaire du Caravage à contempler; merci pour vos méditations à tous les trois, qui soulignent l'intensité inouïe de cet instant dont les conséquences seront immenses non seulement pour Saul mais pour l'expansion de la foi au Christ.<br /> Merci pour le verset du Psaume 43:il proclame la puissance de l'amour qui, seul, rend vainqueur.<br /> Saul, baigné de lumière, est vulnérable mais guéri , terrassé mais relevé : ses bras grand ouverts, tendus, ne sont pas une supplique à qui pourrait l'aider à remonter sur son cheval, mais à celui qui vient de le précipiter à terre et de se révéler à lui dans la puissance de l'amour.<br /> Saul est inondé d'une lumière aveuglante, comme le peint magnifiquement le Caravage : il va rester aveugle pendant trois jours, pour guérir de son aveuglement intérieur; la vue lui sera rendue pour resplendir désormais de la lumière du Christ.
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F
Merci Joseph pour ce tableau magnifique, et pour la méditation que tu en tires. Bien-sûr, la technique du Caravage m’impressionne beaucoup, notamment la maîtrise des ombres et des lumières. Mais plus encore la composition de l’image, et les lignes qui se dégagent quand on prend du recul. En effet, je suis frappé par ces deux bras ouverts, formant comme un réceptacle, un vase, qui me fait tout de suite penser à cette parole de saint Paul : « Car Dieu qui a dit : Du milieu des ténèbres brillera la lumière, a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ. Mais ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous. » (Bible, Seconde Lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens, chapitre 4, versets 6 et 7). C’est d’autant plus fort de faire le lien entre la gloire du visage du Christ dont il parle, avec cette lumière qui fait resplendir son propre visage sur ce tableau.<br /> Je suis ensuite très touché par les yeux de saint Paul : ils sont fermés. Comme s’il dormait, se reposait en Dieu, comme tu le dis, Jean. <br /> Quel retournement, en effet ! De sa hauteur de soldat contre le Christ, Saul devient le tout petit, mis à terre, qui témoignera de manière si belle de la grandeur de Dieu. Et déjà, à ce moment de victoire de Dieu sur cette âme, brille la lumière divine dont nous sommes tous appelés à rayonner.
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J
Merci pour le partage de cette représentation de la chute sur le chemin de Damas. <br /> D’un point de vue artistique, j’admire évidemment l’immense talent : le cheval, si beau ; la plume du casque ; l’épée XVIè ; la jambe veineuse…<br /> Mais, bien plus encore, je contemple ému l’œuvre du Grand Artiste : la transformation instantanée d’un tortionnaire en nouveau-né vulnérable. <br /> Il me semble que le Caravage nous convie à un très grand mystère, celui de la rencontre intime d’Amour entre Jésus et Saul. Dans la lumière paisible qui éclaire ce visage confiant, ce corps abandonné qui semble dormir, ce geste bouleversant des bras ouverts comme ceux d’un enfant vers son Père, je contemple le mal vaincu par l’Amour, et une grande espérance emplit alors mon cœur.
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