La Nativité selon Bouguereau

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Publié dans Dessin et peinture

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I
Merci de me faire découvrir ce tableau magnifique. En ce temps de carême ce sont tout de suite les bras grands ouverts de l’Enfant-Jésus qui ont capté mon regard. Comme tu le dis, « il le fera bien plus tard sur la Croix » C’est très touchant de voir ses petites mains tendues, offertes, c’est mêmes mains qui, toujours offertes, seront clouées sur cette croix. Merci à chacun pour vos échanges riches. Merci Marguerite pour ce que tu dis sur l’attitude libre et personnelle de ces deux anges unis à Jésus.
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M
Oui, leurs visages rapprochés évoquent bien ce dialogue ! Et c’est beau alors de voir le si grand contraste de leur attitude respective, l’un les bras complètement ouverts et l’autre complètement rapprochés, dans la liberté et l’unicité de ce qui les anime personnellement dans cette Adoration qui les unit.
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F
Je n'avais pas vu ce dialogue entre les deux anges, mais c'est vrai qu'ils semblent s'entraîner mutuellement dans l'admiration ! Et à présent, je trouve que par leur posture, ils font un peu le pendant céleste du dialogue terrestre, certes dans le mode de communication propre aux animaux, entre l'âne et le bœuf, placés juste en-dessous...
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L
Merci Jean, je ne l'avais pas remarqué, mais en fait les deux anges semblent dans un profond dialogue d'émerveillement, le regard fixé sur l'Enfant.
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J
oui quel bel échange plein d'admiration semble être vécu entre ces deux anges. Merci Jean, je n'avais pas remarqué leur dialogue d'émerveillement et d'adoration pour l'Enfant Jésus.
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J
Oui, je partage ton impression Jean : celle d'un dialogue admiratif, et je trouve que c'est un bien bel exemple d'amitié : tournés ensemble vers l'Autre.
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J
Marguerite, merci pour le parallèle que tu fais entre l’ange et la Vierge. Quant à moi, je voyais Marie bien sûr les yeux fermés, mais aujourd’hui l’ange plutôt les yeux baissés vers l’Enfant-Jésus, et j’avais l’impression d’un dialogue admiratif avec son voisin de droite, que vous en semble ?<br /> Petit correctif Christine : nous croisons bien le regard de l’âne, avec sa vision périphérique si adroitement rendue.<br /> Merci pour ce que vous suggérez toutes deux de la symbolique de la présence des animaux.
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C
Merci, Jean, pour ce tableau promis qui me permet de contempler encore le mystère infini de Noël .<br /> Je suis très touchée par les bras ouverts de l'Enfant-Jésus; Il se donne, Il accueille, Il unit; la Vierge Marie et Saint Joseph sont, par Lui, comme redonnés l'un à l'autre; Il est le centre du tableau mais déjà complètement décentré, offert.<br /> Merci pour ce que chacun dit, à la suite de Jean, sur les couleurs; les bleus et blancs nacrés ajoutent à la douceur et je rejoins Lucie sur le silence d'adoration qui s'en dégage.<br /> J'aime la beauté de toutes les mains, dans leur élan ou leur retenue, reflets des cœurs à la fois débordants de joie et abîmés dans l'adoration.<br /> Et le bœuf! Le seul dont nous croisons le regard,-je dirais même qu'il le capte-; lui, le majordome comme l'appelle Joseph, le veilleur scrutant nos âmes pour reprendre les mots de Jean, donne à cette scène céleste son poids terrestre; sa force tranquille et sa simplicité nous aident à ne pas oublier ce qu'est l'Incarnation: Dieu venu en notre chair...
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M
Merci beaucoup Jean pour la contemplation de ce tableau si beau, et d’avoir pu le faire en ce temps de Noël ! Je trouve très belle la représentation de ces cinq anges et leurs attitudes, j’aime particulièrement celle de l’ange du centre et celui qui désire capter « la chaleur de l’Enfant-Lumière » comme tu l’écris.<br /> J’aime la couleur royale du manteau de saint Joseph, merci d’avoir relevé et souligné la communion avec la Vierge Marie sur ce point.<br /> J’ai été touchée par la position de Marie, les mains jointes, qui semble avoir même les yeux fermés, et qui évoque pour moi son émerveillement en se tournant alors vers Dieu le Père et en le remerciant du don de son Fils, Jésus, aux hommes. Je trouve belle cette attitude de se tourner tout de suite dans un élan de gratitude et d’adoration vers Dieu le Père (peut-être que l’ange du milieu imite Marie…).<br /> Je trouve aussi vraiment touchante l’attitude de l’Enfant-Jésus, les bras grands ouverts, qui me semble lui-même dans l’émerveillement, la gratitude et la joie. Il me donne l’impression d’être dans l’admiration et dans une grande joie d’être entouré par la Vierge Marie et saint Joseph.<br /> Et puis je trouve très beaux les regards de l’âne et du bœuf et beau aussi la symbolique que ces deux créatures soient en réalité dans cette scène les deux plus proche (physiquement) de l’Enfant-Jésus posé au sol.
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J
Merci beaucoup pour cette contemplation offerte, réjouissante en ce temps de Noël. Merci pour l’expression « Enfant-Lumière » qui m’a touché et qui exprime bien l’effet de doux éblouissement du Tout-Petit, couché à même la paille. <br /> Je suis particulièrement touché par l’attitude de saint Joseph, modèle d’adorateur en sa génuflexion chevaleresque, qui m’a immédiatement frappé. <br /> Tout dans ce « quintette » porte au « ravissement » ; c’est comme un ballet silencieux d’émerveillement devant l’Enfant-Dieu, à l’exemple de la vénération empreinte d’émotion de la Vierge Marie. Je trouve les ailes angéliques spécialement magnifiques, comme un paravent pour l’Enfant Jésus, aux couleurs pastel du Ciel quitté pour porter la paix aux hommes.<br /> Mais ce qui m’a le plus touché, c’est l’attitude du nouveau-né, selon ce que tu en dis, avec ses bras tendus, comme lancés vers les adorateurs, ces bras qui déjà veulent rassembler, avec ce petit Cœur que l’on devine, déjà embrasé d’amour pour ses frères de la Terre. Je suis touché par ce désir de l’Enfant Jésus. Comment ne pas désirer venir à Lui ! Enfin, j’aime aussi le puissant bœuf qui prend très au sérieux sa charge de majordome.
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J
Un grand merci Jean de m’avoir offert ce temps de contemplation en partageant ce tableau magnifique ! C’est l’ange aux bras grand ouverts qui m’a particulièrement touchée dans ce quintette céleste car son geste, à la fois de louange et de libération, annonce déjà la libération que ce petit Enfant, Jésus, couché dans la paille, apporte pour l’humanité toute entière. Je suis émerveillée par la beauté des vêtements de la Vierge Marie et de saint Joseph dont les couleurs qui se répondent ont attiré mon regard. Dans cette scène d’adoration silencieuse remplie de paix et d’intériorité, je trouve qu’on dirait que la Vierge Marie et saint Joseph témoignent par leurs vêtements de la vie (par le bleu), de l’amour (par l’or) et de la joie (par la robe rose de Marie), qu’apporte l’Enfant Jésus par sa venue dans notre monde car il est lui-même la Vie, l’Amour, la Joie. Et en les regardant vêtus ainsi de cette si belle parure du salut, ce verset de la Bible m’est venu : « Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. » (livre d’Isaïe, chapitre 61, verset 10). Contempler l’admirable échange entre la Vierge Marie et Jésus, m’a beaucoup réjouit. On dirait que Jésus se soulève de sa couche, empressé d’aimer tous les hommes.
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F
Un grand merci, Jean, pour la joie de contempler cette Nativité en ces jours de Noël ! Merci pour la manière dont tu présentes ce tableau, avec sobriété mais profondeur. J’ai particulièrement aimé certains mots que tu as choisis, comme celui de « quintette » pour les anges (et ce que tu dis sur leur « posture musicale ») ; j’ai énormément aimé l’expression : « la chaleur de l’Enfant-Lumière », magnifique ; et je retiens enfin de manière particulière ce que tu dis sur la couleur des vêtements de la Vierge Marie et de Saint Joseph comme signifiant leur « communion parfaite ». <br /> Pour ce qui est de la peinture à proprement parler, j’ai bien-sûr beaucoup aimé les anges, avec un émerveillement particulier pour le deuxième en partant de la gauche, bras levés en louange, ainsi que la main droite de l’avant dernier, avec ce que tu en dis.<br /> L’attitude de saint Joseph est magnifique. Merci de nous le présenter comme un chevalier. J’aime beaucoup l’attitude respectueuse et le regard de la Vierge Marie. Les bras ouverts de l’Enfant-Jésus renvoient de manière si frappante à la croix, effectivement, c’est très fort.<br /> Enfin, l’âne et le bœuf sont admirables ! L’œil bienveillant et attentif, ils semblent en effet tellement unis, qu’avec le reste des personnages, pourtant pas si nombreux sur cette peinture, on comprend qu’à la Nativité de Jésus, ce sont tous les vivants, animaux, hommes et anges, qui sont appelés à se réunir en une même fraternité autour du Prince de la Paix.
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L
Merci pour cette promesse tenue !! C’est une grande joie de regarder et contempler ce tableau de la Nativité. Merci pour ce que tu écris en présentation de cette œuvre, et particulièrement pour ce que tu expliques sur les couleurs des vêtements et la communion entre la Vierge Marie et saint Joseph. Merci également pour tes mots sur l’âne et le bœuf.<br /> Comme tu l’as souligné en premier, c’est également la présence des cinq anges et de leurs cinq attitudes distinctes, qui m’a frappée dès le premier regard. Je me suis laissée interpeller par toutes ces attitudes possibles d’adoration, d’émerveillement, d’amour profond pour l’Enfant-Dieu.<br /> Et puis, il m’a semblé que, parmi ces dix êtres, nul ne parle, nul ne fait de bruit ; que cela n’est pas nécessaire. Peut être que pour un instant le chant des anges s’est tu dans un silence profondément habité. <br /> Une autre chose me touche beaucoup, c’est la représentation de l’Enfant-Jésus les bras grands ouverts, tendus, comme si cela ne lui suffisait pas de venir dans notre monde. Lui, le Fils de Dieu, vient de naître, de se donner au monde entier pour le sauver du péché et du mal, mais il semble immédiatement désirer se donner bien plus, sans fin et sans limite, les bras ouverts, tendus. Cela m’émerveille !<br /> Les visages humains ou angéliques, penchés sur l’Enfant sont magnifiques. Je me suis aussi longuement arrêtée sur la réalisation du bœuf que je trouve remarquable.
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