Gisants

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I
Merci Marguerite, c'est vraiment très intéressant. J'ai appris beaucoup de choses ! J'ai trouvé très belle la symbolique du lion et du chien. Je salue avec vous la minutie avec laquelle est travaillé le marbre.
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J
Merci Marguerite pour cet article par lequel j’ai appris de nombreuses choses sur l’origine des gisants, ce que j’ai trouvé très intéressant. J’ai trouvé belles deux attitudes en particulier : voir les mains des époux jointes et les yeux sculptés ouverts sur d’autres gisants afin de manifester leur attente du Jugement dernier comme tu le dis. Je trouve vraiment très beau le manteau de Catherine de Médicis et les oreillers sur lesquels repose leur tête.
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C
Merci, Marguerite, pour toutes ces explications si intéressantes sur l'art des gisants; ton article me fait découvrir toute une symbolique et me permet d'admirer cette statuaire que je trouvais bien macabre et qui, pour cette raison, ne m'attirait pas: cela me permet au contraire de déchiffrer, inscrites dans la pierre, toutes les allusions à la vie de ces défunts et à la foi en la vie éternelle.<br /> L'usage des différents tombeaux pour les différentes parties d'un même corps, au Moyen-âge, m'a beaucoup impressionnée: j'y ai lu la volonté de rendre hommage non à un esprit désincarné, mais à un être de chair (le "gisant d'entrailles"…) dont les organes vitaux sont entourés de respect.<br /> Ce qui m'a le plus saisie est le gisant de Saint-Ambreuil dont se dégage une immense paix et toute la beauté simple de l'amour conjugal . Je suis émerveillée par l'art du sculpteur qui donne à la pierre toute la fluidité d'un voile, comme la légèreté d'une onde qui emporterait les époux: la mort comme un nouveau baptême...
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J
Merci pour cet article très intéressant, notamment les explications sur la symbolique des animaux. J’ai été très frappé par la beauté et le mystère des premiers gisants, spécialement par ce voile sur les visages, qui m’a évoqué un vers de saint Jean de la Croix, qui est une prière : « Rompez le voile de cette douce rencontre » (La Vive Flamme d’amour) ; en songeant à cette attente du Ciel, pour voir Dieu face à Face, enfin délivrés de ce qui nous empêche de le voir. C’est pour moi la leçon de ces gisants, dans leur noblesse magnifique : la paix, la sérénité de l’attente de Celui qui doit venir relever l’homme de son tombeau : le Christ vainqueur de la mort.
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L
Merci Marguerite pour toutes tes recherches et pour les découvertes que tu nous partages ! C’est vraiment très intéressant, merci. Je n’imaginais pas qu’il y ait eu ce type de « division du corps » ; mais je trouve ça très beau dans le sens de vouloir honorer dans plusieurs endroits un même défunt.<br /> Sur la première photo la réalisation des voiles et du drap est très impressionnante. J’aime aussi la position de leurs mains sortant du drap, tenant sur le cœur un objet pieux. Je trouve qu’il se dégage beaucoup de paix de ce simple geste. Paix et repos.<br /> Merci aussi pour la deuxième photo et pour ce que tu notes sur les détails, très impressionnants là encore !
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F
Merci beaucoup pour cette présentation très intéressante de l’évolution des gisants. Je trouve beau, toute cette symbolique corporelle (être à genoux ou allongé, les yeux ouverts ou fermés…), riche de sens ! Merci aussi pour les explications sur ce qui distingue les tombeaux de corps, de cœur et d’entrailles. <br /> Je trouve très touchant le gisant des époux Pailloux-Haumonte : déjà, leurs mains enlacées dans la mort, sous le linceul qui à la fois cache et révèle cette union. C’est beau de voir aussi ce que chacun a sur son cœur : une croix ou un livre de prière, comme pour rappeler la piété de ces personnes avec ce qui, peut-être, était propre à chacun.<br /> Je trouve remarquables les gisants d’Henri II et de Catherine de Médicis, tellement détaillés ! J’aime particulièrement les mains tendues vers le ciel, je trouve que cela exprime bien le désir actif d’être auprès de Dieu, dans cette attitude abandonnée de l’homme « couché dans la mort ». Comme pour dire que c’est tout ce qui nous reste, après notre mort : le désir de Dieu…
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J
Merci pour cet article fort intéressant. J’ai aimé apprendre comment on peut distinguer un gisant d’entrailles d’un gisant de cœur, l’évolution des représentations, ou encore la symbolique des trois jours du lionceau. D’un point de vue artistique, je trouve très belles les mains des gisants de Saint-Ambreuil - celle qui tient le beau livre, celles qui s’étreignent sous le drap ; et j’aime beaucoup le visage d’Henri II - l’oreille, les cheveux, la barbe.
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